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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 09:18

Synhèse dans cet article.


Résumé :

Une maman met tout en place pour que son enfant soit scolarisé.

Tout est systématiquement mis en place pour empêcher cette scolarisation, les droits de l'enfant et de la maman sont bafoués. Cette maman est punie financièrement. Cassée de partout. Prête à tout.

 


 

J'ai deux enfants. Mon ainé, garçon de 13 ans est atteint d'autisme. Il a suivi une scolarité (assez chaotique) en milieu ordinaire jusqu'au la rentré de 2011/2012. Là, il a eu la décision de la MDPH du Rhône (dictée par l'Inspection Académique du Rhône) de l'orientation en IME et, « en attente de place, scolarisation en ULIS TED, classe intégrée dans un collège ordinaire).

 

Je me suis opposée à l'orientation en IME et je plaidais pour le maintien dans une classe ordinaire. Pression a été faite de tous cotés pour que j'accepte la scolarisation en ULIS, (surtout de celui, du père de l'enfant, qui est allé jusqu'au faire un signalement sur moi et demander de lui confier la garde de l'enfant: la procédure, épuisante dans tous les sens, n'a rien changé, le père a été débouté de toutes ses demandes) et je l'ai acceptée.

 

Au bout d'un mois et demi, mon fils a été exclu de l'ULIS définitivement, du jour au lendemain, sans aucune procédure, sans aucune alternative proposée ni la voie du recours possible. La raison évoquée a été son comportement difficilement gérable et aucune remédiation n'a a été proposée ni avant ni, bien sur, après l'exclusion. La porte de sortie (l'IME) a été indiquée comme une punition, non pas comme une solution optimale (qu'elle n'est surtout pas).

 

La saisie du Tribunal Administratif en référé n'a rien changé tout comme la plainte au commissariat de la police pour la discrimination (classée sans même me mettre au courant).

 

Mon fils est resté 6 mois sans AUCUNE scolarisation. J'ai du arrêter totalement mon activité professionnelle afin de m'occuper de lui (en faisant l'instruction en famille, de manière « illégale » puisque le père de l'enfant n'a pas voulu signer la déclaration obligatoire). J'ai subi, en même temps, l'acharnement du père m'accusant de tous les maux, l'obstination de l'EN, la pression engendrée par l'enquete sociale ordonnée par le Juge des enfants et le stress créé par la situation financière délicate dans laquelle moi et ma famille nous nous sommes retrouvé. Et avec tout ça, j'ai du m'occuper à 100 % de mon fils, gérer sa frustration de ne pouvoir plus aller à l'école, bref, la suite de cette déscolarisation brutale et injuste. Et avec tout ça, j'ai pu lui assurer les apprentissages beaucoup plus conséquents qu'il n'a eu durant toute sa scolarité. Je ne veux pas parler du coût, que cet effort représente pour moi (et ma famille) mais je veux noter l'indifférence totale envers mon enfant et l'hostilité ouverte envers moi-même de la part des institutions.

 

A un moment, je me suis dite que la situation ne peut plus durer et j'ai annoncé à l'Inspection Académique que je compte emmener mon fils au collège de son secteur comme ça se doit. Ca a eu comme effet, après une réunion dans ce collège, à une scolarisation à temps (très) partiel envisagée à la rentrée après les vacances des Pâques. Une Auxiliaire de Vie scolaire a été embauchée et mon fils a pu la rencontrer à deux reprises pour la première prise du contact, pour instant, en tête-à-tête, mais quand même dans l'enceinte du Collège. Il fut heureux d'aller à nouveau au collège après tant du temps de rupture.

 

MAIS : cette re-intégration, cédée par l'Education Nationale qui a fini par prendre en compte le recours suspensif que j'ai engagé devant le TCI (pour supprimer l'orientation en IME), est suspendue à la décision du Tribunal Contentieux d'Incapacité. Or, celui, vient de tomber : la confirmation d'orientation en IME sans aucune argumentation, sans aucun égard pour les avis des spécialistes qui vont dans le sens d'intégration dans le milieu ordinaire. De plus, le TCI a ordonné l'exécution provisoire de cette décision, c'est-à-dire que, même si je fais appel devant la Cour Nationale de l'Incapacité, cette décision DOIT s'appliquer en attente de l'autre décision.

 

De plus, je suis accusée d'être responsable de la situation et, de surcroit, « punie » financièrement par le non-octroi du complément de l'Allocation auquel j'ai droit. M'étrangler financièrement leur est apparu comme le moyen sur de venir à mes fins.

 

La pression est faite de tous part afin de casser ma résistance et enfermer mon fils en IME (et cela, en pleine connaissance de cause qu'il n'y même pas des places dans aucun des IME listé sur la décision de la MDPH et que, d'autre part, les conditions dans un IME ne répondent absolument pas aux besoins de mon fils).

 

Le pire est que, dans cet acharnement, il n'y a aucune pensée réelle pour l'enfant. Comment vivrait-il une nouvelle déscolarisation alors que celle-ci vient de commencer lui donnant un espoir après tant de la frustration vécue ?


 

22  Septembre 2012 : évolution de la situation


 

Timothée est resté 3 mois au collège de son secteur, jusqu’au les vacances de l’été. Il y a fait beaucoup des progrès. L’Education Nationale n’a pas osé de le jeter dehors « au milieu » de l’année, malgré la décision du TCI et son effet exécutoire.

 

A la fin de l’année scolaire, j’étais plus au moins sur que Timothée continuerait sa scolarité dans ce Collège. A la dernière réunion rien n’a été dit pour la suite. On est parti en vacances.

 

J’ai reçu, fin Aout, la proposition du RDV chez l’Inspectrice adjointe de l’Académie, « pour parler de la scolarité de Timothée ». J’ai été très (agréablement) surprise. En vain. Ce qu’il y a eu le malentendu sur les mots… La « scolarisation », pour les inspecteurs, ça voulait dire, en IME. « Le Collège, c’est fini », m’ont ils dit. Je ne voulais pas parler d’IME, eux, du collège. On s’est quittés sur ça, au bout de 15 min. de dialogue des sourds.

 

J’ai saisi mon avocat pour écrire une (après une autre, et encore une) lettre à l’inspection, en réclamant la re-scolarisation. Notre argument était le fait, qu’une nouvelle décision de TCI, suite à un nouveau recours, est tombée le 18 Juin dernier. Comme la précédente, elle martèle l’orientation en IME. Simplement, cette fois, ils n’ont pas ajouté « l’effet exécutoire ». Oubli ? Moi, j'espérais qu’ils me laissent une petite brèche. Brèche ou pas, l’Inspection insistait sur son refus d’accepter Timothée au Collège.

 

Comme l’année précédente, je me suis rendue, le deuxième jour après la rentrée, au Collège pour annoncer que mon fils serait demain ici. La principale, en me voyant dans la salle d’attente depuis son cabinet, s’est sauvée, par l’autre porte. Je l’ai rattrapée dans le couloir, qui marchait à toute allure. Elle m’a dit, sans se retourner, qu’elle a un « besoin urgent ». « A cause de moi ? » -voulais-je demander. Ca devenait vraiment comique.

 

Sortie des cabinets, Madame la Principale a du entendre ce que j’avais à dire. « Je n’accepterai pas votre fils, je n’ai pas d’autorisation », - m’a-t-elle répondu. Je lui parlais alors des caméras et de la médiatisation.

 

L’après-midi même, l’AVS de Timothée, la même que l’année dernière, m’a téléphoné pour dire que l’Inspection lui a ordonné de venir le lendemain au Collège de mon fils, à 8h. « Ils m’ont parlé aussi de la presse et des caméras ». Je l’ai rassurée qu’il n’y en aurait point.

 

Trois semaines se sont passées. Aucun accident. L’AVS nous dit à chaque fois que Timothée a beaucoup progressé. Nul besoin maintenant de lui courir derrière, il reste et travaille en classe. Il est toujours en 6ème, à part une matinée quand il est en 5ème.

 

Le service chargé d’accompagnement en milieu ouvert (AEMO), qui est d’un grand soutien pour moi (alors que je ne voulais pas accepter cette mesure au début, tant les résultats d’investigation sociale ordonnée par le même Juge étaient injustes, faux et partiaux) a adressé, en Aout, une lettre au Juge des Enfants. La scolarisation au collège y est présentée comme très bénéfique à mon fils et la prise en charge chez moi, à la maison, aussi. Une leçon pour moi : tout n’est pas foutu dans des institutions de ce pays. Il y a AUSSI des gens humbles, intélligeants et tout simplement humains.

 

Pendant ce temps : le père de Timothée, en collaboration parfaite avec l’Inspection, en apprenant le tenu des courriers de mon avocat, s’est rendu au TCI pour indiquer à Madame la Présidente sa « gaffe » (la fameuse clause d’exécution immédiate). Celle-ci s’empresse de me prévenir que le Tribunal s’est « autosaisi » pour réparer cette « omission matérielle ». Mon avocate n'en croit pas ses yeux : en effet, le cas lui semble être sans précédent et sans aucun fondement juridique. La partialité est flagrante. On écrit une longue lettre avec toutes les références de la jurispudence…

 

La suite, comme dans les mauvais trillers, est prévisible : le TCI a fait ce qu’il a voulu faire et mes 300 Euros que j’ai sortie du réserve pour payer les lettres d’avocat partent en fumée. Ma mère, avec sa misérable retraite en Ukraine épargnait toute l’année pour que je m’achète mon cadeau d’anniversaire. Ca sera la lettre d’avocat, mon cadeau d’anniversaire…

 

Combien des milliers d’Euros, combien des milliers d’heures, y compris celles, des nuits sans sommeil, pour penser, chercher l’information, écrire, s’angoisser… Autant des heures et des forces volées à mes enfants, à ma famille, à mon travail, à moi-même. Je suis fatiguée chroniquement, stressée en permanence. Je dois tout prendre sur moi, je suis le seul rempart contre cette vague d’hostilité incompréhensible, bête, brutale, qui risque à chaque moment d’engloutir à jamais mon enfant. Dans l’indifférence presque totale de tous. Mon mari (et le père de mon deuxième enfant) est toujours à mes côtés, il m’aide énormement. Mais lui aussi, il commence être épuisé.

 

Les personnes censées assurer l’égalité des personnes handicapés, les protéger, ces personnes payés pour ça par l’Etat, elles font tout pour détruire, cacher, évacuer de la société ces personnes. Et leurs familles avec.

 

Nous avons consulté, mon mari et moi, le dossier, établie par la police suite à ma plainte contre la discrimination en octobre de l’année précédente, environs 200 pages, avec des pièces jointes. La police a auditionné plein du monde de l’Education Nationale ainsi que le père. Voilà le résumé, par extraits des citations :

« Le délit de discrimination ne semble pas être caractérisé ».

 

Pourquoi ?

« En effet, il semble que les équipes enseignantes aient fait le maximum pour accompagner le jeune Timothée (…) et ce, malgré les exigence de Mme ZHOLUD » (c’est moi). Donc, il faut comprendre que j’exigeais d’eux de ne rien faire.

 

« L’enfant a un niveau scolaire assez faible (nié par la maman ) mais a progressé au contact des enseignantes de l’école A…. »

Oh, le miracle du contact avec la source vivifiante de l’EN capable de faire progresser même les débils profonds ! Mais pourquoi alors on voulait toujours limiter et maintenant on nous refuse carrement ce contact ???

 

« Il (l’enfant) semble très souvent affamé, sa mère lui faisant apparement suivre un régime alimentaire sous prétexte d’allergies, non constatées par les équipes enseignantes ou le papa ».

 

« Le mot de « maltraitance » a été avancé par plusieurs de nos interlocuteurs qui n’ont pas souhaité que cela figure en procédure ; ce terme a été mentionné non pas dans le sens de maltraitance physique mais plutôt par absence de suivi médical, psychologique…  Seul M. DINCHER a précisé ce terme lors de son audition »… Ils oublient même de m’avoir fustigé que « j’impose » la présence du psychologue de mon fils pour l’observation à l’école. « Pas de suivi médical et psychologique» c’est pas de PSY qui donne du Rispérdale !

 

«  Mme ZHOLUD semble aimer son enfant de façon exclusive sans vouloir profiter des conseils et de l’expérience des personnels de l’éducation nationale ayant entouré son fils depuis sa scolarisation en établissement public  (école A…) ». Je précise : mon fils a passé la moitié de sa scolarité en privé avec lequel je n’ai jamais eu d’accroche. C’est que seulement l’école publique est bénéfique mais je n’ai pas su comprendre ça, zut !

 

Pas seulement la mère crocodile mais un crocodile stupide !

 

Alors tiens, va aimer ton fils de manière exclusive ! Six mois sans école, à la maison ! Et ce n’est pas fini ! Tu vas voir ton amour exclusif quand tu vas rester avec un grand ados, et puis avec un adulte en permanence à la maison (puisque tu refuses l’IME et neuroleptiques) , toute seule, sans travail, sans aucune vie sociale, dans la misère et si possible, sans mari puisque qui supportera cette vie, à part de la mère exclusive ?! Discrimination ? Il n’y a pas de discrimination pour des enfants de mères pareils !

 

Un psy (un bon , oui, ça existe) que j’ai vu, dans le cadre du signalement (concocté, on a compris par qui) m’a dit, en répondant à mon angoisse qu’on peut m’enlèver mon enfant : « mais vôtre fils, madame, tel qu’on le décrit, personne ne va vous le prendre ! »

 

Il a raison, seulement, moi, je connais un autre enfant que le canibal - débile décrit par l’EN et par son père (la honte, LA HONTE !). Je connais un gamin heureux de vivre et fragile, attachant, découragé facilement, fière (le sourire de l’oreille à l’oreille) d’aller les deux petits heures au collège, confiant et compréhensif si je n’ai rien préparé pour son travail ce jour (puisque passée tout mon temps à batailler avec des personnes qui veulent lui supprimer même ces deux heures de rien du tout), content d’un rien, pourvu que ce soit quelque chose qui ressemble à un travail scolaire. Ma fille, 7 ans, lui fait maintenant les dictées. Il est content. Et quand je ne peux pas retenir mes larmes, quand je craque, il me fait des gros câlins.

 


 

Maryna Zholud, maman de Timothée

 

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commentaires

anonyme 13/12/2016 21:55

Bonjour meme situation mon fils ted leger est en ulis depuis 3 ans violenter a l ecole mais l ecole est dans un denis total j ai ecrit il ya un an a l ien pour denoncer ce que subit mon fils et j ai eu une ip mon enfant est en grosse souffrance tout le monde s en fou. l annee prochaine c est ulis college prive au bon vouloir de la mdph nos enfants sont maltraiter a l ecole mais c est les parents qui ont les services sociaux c est double peine .

beraud 26/03/2015 12:58

je suis aujourd'hui dans le meme cas que cette maman, dont je partage sa detresse, la colere, l'administration reste sourde, face a nos demande.
je vous embrasse tous les deux

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