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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 20:12

J’ai témoigné de mon parcours avec Léonard et des deux ans que nous avons perdus au CMP avec une psychologue qui s’intéressait uniquement à notre situation familiale (je suis mère célibataire), qui ne voulait pas nous donner de diagnostic car mon fils était soit disant trop petit (environ 4 ans) et qui prétendait de toute façon il ne faut pas mettre « une étiquette », ça ne sert à rien 

 

Maintenant je souhaite témoigner de mon histoire avec mon 2ème fils : car malheureusement la psychanalyse est encore intervenue dans notre vie.

 

Ismaël est mon second fils. Il est né 8 ans après Léonard.

Il est né parce que j’avais repris confiance en l’avenir : Léonard ayant une prise en charge satisfaisante, il progressait bien. Je pouvais être tranquille.

 

Bien sur, notre vie était ponctuée par les rendez vous que j’avais avec les différents intervenants de sa prise en charge, mais scolairement tout allait bien et il évoluait bien.

Son père était arrivé dans sa vie, leur relation était celle d’un petit bonhomme et d’un papa séparé et moi j’avais rencontré un autre homme. J’avais toujours eu envie d’avoir un autre enfant, alors yavépluka … !

 

Ismaël est arrivé et très rapidement son père et moi, nous nous sommes séparés.

 

Le père d’Ismaël a demandé une résidence alternée et je m’y opposais car Ismaël n’avait que 6 mois à l’époque et n’était même pas sevré !

Autant je ne suis pas contre une résidence alternée quand l’enfant a déjà un certain âge, que le père s’est toujours occupé de lui et que les parents ne « s’entendent » pas trop mal, autant dans notre situation (je suis en congé parental, le père travaille) nous ne nous parlons plus et Ismaël n’était qu’un bébé, alors je m’y opposais fortement !

 

J’ai eu la naïveté de me penser à l’abri des incompétents et des ignorants concernant l’autisme puisque Léonard avait maintenant une prise en charge avec des personnes connaissant l’autisme, mais non !

Je n’ai pas pensé que l’autisme de Léonard pouvait me porter préjudice.

 

Le père d’Ismaël a saisi le Juge aux Affaires Familiales du TGI afin d’obtenir une résidence alternée. Pour statuer sur le bien fondé de sa requête une expertise médico-psychologique a été ordonnée.

 

Voilà ce qu’une psychologue experte des tribunaux a écrit dans son expertise :

"L'autisme de Léonard semble un point extrêmement sensible; en effet, dans une attitude très défendue, Mme Hamon n'explique cette pathologie que dans sa dimension neurologique et génétique. Or, l'état actuel de la science n'exclut pas, dans la survenue de l'autisme, un trouble de la relation mère enfant. Nous ne sommes pas en mesure de poser la moindre hypothèse sur l'étiologie de cette pathologie pour Léonard, mais nous avons noté la véhémence, voire l'animosité, de Mme Hamon envers toute position théorique divergente de la sienne. Elle ne peut envisager le moindre questionnement sur son fonctionnement psychique et autour des liens instaurés avec son fils. Nous devons reconnaître ses bonnes dispositions maternelles mais elle est peut être trop exclusive en tant que mère.

Bien entendu, ce point n'est pas au centre de notre intervention, mais il nous a semblé révélateur du fonctionnement de Mme Hamon. Ainsi, à la suite de ce positionnement, s'est organisé un ensemble de comportements et d'intervention très actives voire militantes pour que Léonard soit suivi par des organisations spécialisées et qu'il reste scolarisé dans les établissements de secteur.

Nous voyons une analogie dans la façon dont Mme Hamon appréhende la maladie de son fils et la façon dont elle conçoit la paternité ... "

"Il (le père d'Ismaël) n’ose formuler ouvertement les angoisses qui le préoccupent : comment vont s'instaurer les liens mère enfant pour son propre fils et y a t-il des risques pour qu'il (Ismaël) développe une pathologie et des troubles du comportement tels ceux de son frère ?"

" Bien évidemment, nous ne risquerons pas à des hypothèses étiologiques quant à la pathologie spécifique de Léonard, mais il nous semble important de tenir compte des inquiétudes et des angoisses de Mr A (le père d’Ismaël), formulées à demi-mot, sur le développement psychologique de son fils."

 

Mon fils aîné est autiste alors je suis vue comme une mère pathogène, potentiellement dangereuse pour ses enfants !

 

J’ai souhaité la meilleure prise en charge pour mon fils : il est dans un sessad depuis 2007.

J’ai voulu qu’il soit scolarisé le plus « normalement » possible : depuis sa grande section de maternelle, il est accompagné d’une AVS.

Mon enfant est maintenant en CM2 et je suis vue (par cette psychologue) comme une militante  alors que je n’ai fait que de suivre la loi de 2005 concernant les enfants porteurs de handicap !

 

 

La résidence alternée d’Ismaël a été statuée par le JAF qui a suivi les préconisations de la psychologue et aussi parce que c’est la loi !

Ismaël vit en résidence alternée depuis ses 17 mois alors que même les psychanalystes (et même B.Golse) ne la conseillent pas avant 4 voire 6 ans.

Mais c’est vrai qu’ils ne parlent pas des enfants des mères qui ont des enfants autistes.

Bien évidemment, le père d’Ismaël connaissait les divergences de « points de vue » sur l’autisme et même si lui était en analyse lorsque je l’ai connu, il était plutôt « au clair » avec l’autisme puisqu’il voulait même qu’on fasse des examens lorsque j’étais enceinte tellement il craignait un problème génétique de mon côté !

 

J’ai voulu connaître la formation de cette psychologue.

Elle a un site Internet car elle consulte aussi en privée, voilà ce que j’ai trouvé :

- Master 2 de psychologie clinique et psychopathologie, université Paris 5, René Descartes.

- Formation analytique – S.P.P.

- D.U de psychologie projective –Université Paris 5.

- Formation en Thérapie Familiale Systémique – CECCOF. (http://www.ceccof.com/)

Le fondateur du Ceccof est un psychanalyste, ancien-expert près de la Cour d’Appel de Paris.

- Formation en Psychothérapie analytique pour enfants et adolescents.

- D.U Approche Psychanalytique du groupe et de la famille – Université Paris 7, Diderot.

 

 

La psychanalyse est inefficace dans les prises en charges des personnes autistes mais elle est même dangereuse pour les familles et je suis triste parce qu’elle est partout.

 Les théories psychanalytiques sont infiltrées dans de nombreux secteurs : le social, le sanitaire, le paramédical, la Justice, la médiation familiale, la formation des professionnelles de la petite enfance.

 

 

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commentaires

cougna21 11/03/2012 20:08

quelle horreur !!!!!!!!!!
et bravo pour votre courage face à tant de bêtise et d'animosité ....

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