Samedi 18 février 2012
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Un article que j'ai écrit est aujourd'hui sur le site d'un psychologue americain, Travis Thompson.
Travis Thompson est
professeur diplôme en Education speciale, Departement de Psychologie, Université du Minnesota, United States
Professeur adjoint , Unité des sciences du comportement, Université de Kansas, Lawrence KS
Je l'ai rencontré à la dernière conférence internationale sur l'autisme à Philadelphia
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Le contexte français
En France 80% des professionnels ont une approche psychanalytique de l'autisme : pour eux l'autisme est une maladie mentale.
L'enfant a une psychose, qui est induite par son environnement . Il a un fonctionnement neurologique classique, mais quelque chose
dans son environnement familial l'a traumatisé et il a construit des défenses pour faire face à cet environnement. Il se réfugie dans son monde pour échapper au monde réel.
Le traitement consiste à ne pas intervenir, le désir de sortir de son monde doit venir de lui.
Les professionnels, lorsqu'ils parlent au grand public, ne disent pas directement tout cela, pour ne pas se heurter avec les associations de parents.
Ils disent que c'est multifactoriel, donc qu'il y a une place pour leur approche. Multifactoriel signifie pour eux qu'il faut traiter sous plusieurs approches, dont la psychanalyse
C'est pourtant cette approche qui est apprise aux étudiants en faculté de psychologie, en psychiatrie et dans la majeure partie des
diplômes universitaires. Les découvertes sur la neurologie du cerveau sont vues comme une validation des théories psychanalytiques.
Les approches comportementales et cognitivistes sont très faiblement représentées dans les facultés, en raison de la forte pression que
mettent les psychanalystes, qui sont les plus nombreux.
Parcours type d'une famille non informée
A la crèche ( 0- 3 ans ) ou à l'École maternelle ( 3 ans ), la psychologue scolaire, ou psychologue de la crèche, ou le pédiatre,
oriente l'enfant en Centre Medico-Psychologique ( structure publique ). Là, on reçoit l'enfant et les parents : pendant que l'enfant "joue", on interroge les parents, en leur faisant comprendre
qu'ils sont responsables du trouble de leur enfant. On ne dit rien de ce trouble. Mais les soignants marquent sur le dossier de l'enfant "psychose infantile"
L'École fait pression sur les parents pour qu'ils retirent leur enfant et le placent en institution, hôpital psychiatrique de jour .
L'équipe éducative a le soutien de l'équipe de soin représentée par le CMP .Ils travaillent ensemble.
Lorsque les parents demandent une allocation handicap à l'état, celui-ci propose un placement en institution ( pas d'éducation fournie,
approche psychanalytique ). Si les parents refusent, on leur enlevé l'allocation. Les autorités peuvent appeler les services sociaux pour "défaut de soin". L'enfant est considéré comme
psychotique, donc implicitement c'est l'environnement familial qui en est responsable ; cela fait un motif suffisant pour retirer l'autorité parentale.
L'enfant est petit à petit déscolarisé, heure par heure, puis interné en hôpital ou institution. Là on ne s'occupe pas de lui : on
attend qu'il soit pret à entrer en relation.
Comme ils ne cherchent pas à leur apprendre à gérer leurs comportements , ils proposent aux parents de donner des
neuroleptiques, pour calmer l'enfant.
Cout
Le coût d'une journée en institution coûte environ 800 euros par jour, payé par la sécurité sociale. L'enfant va en institution en
taxi. Tout est donc gratuit pour les familles.
Toute autre type de prise en charge est à la charge des parents, y compris le transport.