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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 22:08

Mon fils Tristan a commencé a avoir des troubles du sommeil vers l'âge de 14 mois, les problèmes se sont accentués à 2 ans où en plus de ses multiples réveils nocturnes, il s'est rajouté à cela des peurs incontrôlées, des hurlements, des crises qui pouvaient durées des heures !


Vers deux ans et demi, voyant que ses troubles s'accentuaient j'ai décidé de l'emmener à une consultation de pédopsychiatrie dans un centre public, suite à cet entretien la pédopsychiatre a trouvé que Tristan avait sans doute des problèmes d'ordre psychologiques, elle a donc décidé de devenir son pédopsychiatre référent et a mis en place une prise en charge avec une psychologue et une psychomotricienne en plus d'un traitement médicamenteux pour dormir.


Les années ont passé et les troubles de Tristan se sont accentués : problème dans les intéractions sociales, peurs très présentes, crises de hurlements fréquents.

A nos questions la pédopsychiatre n'avait rien à nous répondre, ni conseils, ni diagnostic .


Quand Adrien a eu l'âge de 6 ans je l'ai mise au pied du mur et lui ai demandé de me donner ne serait ce qu'un début de diagnostic, ce fut sans appel : "Votre fils a des Troubles Envahissants du Développement mais je vous déconseille d'aller sur internet car vous y trouverez associé le terme autisme et votre enfant ne l'est pas ! Il a des troubles psychotiques"


Nous avons eu un autre bébé en octobre 2010 et Tristan était de plus en plus dur malgré un traitement de cheval !!! Et des conséquences à ce traitement comme des toc et de l'automutilation qui n 'ont pas été pris en considération par l'équipe thérapeutique !

 


Le 06 juin 2011 nous avons fait part du fait que nous ne trouvions aucun changement dans les problèmes de Tristan et que nous étions très fatigués. La pédopsychiatre a pris son téléphone et a appelé le centre de soin fermé et elle nous a dit qu'il y avait un lit de disponible la bas et que nous devions y aller maintenant, mon mari et moi étions effondrés !

La pédopsychiatre est venue avec nous et on nous a demandé de signer les papiers pour son hospitalisation. Nous ne sommes même pas retournés chez nous et nous avons du ramener les affaires de Tristan le soir !

 


Le 07 juin nous avons reçu un coup de fil du CDAS ( Centre Départemental d'Action Sociale ) qui nous a dit qu'ils avaient trouvé une famille d'accueil pour que nous soufflions ( je précise que nous n'étions pas contre l'idée que tristan aille en famille relais un week-end sur deux car pendant ma grossesse on nous l'avait "fortement " conseillé et n'ayant aucune famille sur la région nous avions accepté et nous étions tombés sur une famille très gentille avec laquelle nous avions pu dialoguer et surtout voir ou et dans quelles conditions Tristan était accueilli ) suite à ce coup de fil j'ai appelée la pédopsychiatre qui a été très vague en me disant de voir ce qu'ils nous proposaient !

   
Le 08 juin nous sommes allés au CDAS et là le choc : on nous proposait pas du tout une famille relais mais une famille a la semaine ! Nous avons protesté mon mari et moi mais la conseillère enfance nous a répondu :"à votre stade un week end sur deux ne sera pas suffisant il faut un temps plein et vous le verrez le week-end". J'ai demandé ce qui se passerait si nous refusions et elle m'a répondu : "si dans six mois il n'y a aucune amélioration nous pourrons être amenés à demander un placement judiciaire" nous étions abasourdi.       


De plus on nous a rajouté une pression supplémentaire en nous disant que la famille qu'ils avaient trouvé était sur notre ville et que Tristan pourrait continuer à aller à la même école, que si nous refusions cette famille il n'était pas du tout certain que Tristan pourrait rester dans son école actuelle !

 


Il fallait se décider le jour même ! J'ai répliqué que Tristan venait de rentrer au centre de soin mais pour eux ce n'était pas un problème : la famille allait prendre contact pendant son hospitalisation.  


Que répondre ? Nous avions le sentiment d'avoir le couteau sous la gorge et nous avons donc signé...on nous a dit que nous gardions nos droits parentaux et que ce placement avait pour seul but de nous faire reposer.

   
On nous a dit aussi que nous n'étions pas des parents maltraitant mais que du fait de la pathologie de Tristan nous pourrions le devenir !


Tristan est resté six semaines en centre de soin car ils n'arrivaient pas a trouver de traitement adapté il est ressorti donc avec le mémé traitement qu'a son entrée! ( une aberration )

   
Nous l'avons récupéré deux semaines pour les vacances et la conseillere enfance du CDAS nous a mis la pression pour que Tristan parte 3 semaines avec la famille d'accueil, chose que nous avons encore accepté...
A la rentrée tristan est devenu violent et à l'école cela se passait de mal en pis .nous n'avions aucun contact avec la famille d'accueil car nous devions passer par le référent CDAS qui nous cachait des informations

 


La famille ne rentrait que dans le couloir, déposait le traitement de tristan dans la boite aux lettres...nous étions traités comme des parents déviants et indignes !
Suite à une grosse crise a l'école nous avons demandé a avoir des nouvelles en milieu de semaine ,ce qui nous a été refusé "pour le bien de tristan"

 


J'ai commencé à avoir des doutes sur les "magouilles" entre la pédopsychiatre et le CDAS quand j'ai entendu la conseillère enfance lors d'une réunion me dire " vous êtes trop fusionnelle" "il faut mettre de la distance entre vous" "vous devriez travailler ce lien qui vous unie a votre fils" ce n'était pas des paroles d'une travailleuse sociale, d'ailleurs le : "ces décisions ont été prises en rapport avec le secteur médical" me l'a confirmé.
J'ai donc eu une discussion avec la pédopsychiatre de Tristan qui m'a confirmé que la véritable raison de son placement était de "créer une séparation" car j'étais trop fusionnelle !!!

 


Nous avons été berné du début à la fin.  


J'ai pris contact avec une association de parents qui m'a beaucoup aidée et j'ai retiré Tristan de la famille d'accueil, j'ai également trouvé un très bon pédopsy et une prise en charge en libérale et j'ai retiré mon fils de la structure où il était depuis 5 ans !

 


Une demande de diagnostic est en cours à ma demande car la pédopsyciatre était contre !

 Le nouveau pédopsychiatre qui le suit soupçonne un autisme asperger. Il va également avoir une IRM et un bilan génétique toujours a ma demande et en forçant des portes

 
Actuellement Tristan a très peur de l'abandon et cette expérience a créé un retour en arrière dans ses angoisses déjà bien présentes, je m'en veux de lui avoir fait subir tout cela bien que mon seul tort ai été d 'avoir fait confiance a des professionnels qui n'en sont pas !

   

Sylvie

 

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commentaires

jo 02/04/2015 11:22

Bonjour,

je suis effaré par l'incompétence de votre ancien pédopsy, et je vous trouve très courageuse et battante :)

Retiré votre fils de la structure précédente est une très bonne chose . Ne pas hésitez à voir ailleurs .

Je pense que les placements ont vraiment fait " mal " à votre fils, d'où la violence à un moment .

Je suis moi même, le papa d'un garçon de 8 ans autiste ( diagnostic établi ) et je me reconnais dans certains points de votre histoire.

Dès la naissance, enfant très très calme ( trop ), dormais beaucoup.
A l'entrée chez la nounou, ne jouais pas avec les autres enfants, il restait avec cette dernière .

Il bavait énormément .
Enfant calme, sage, très bavard maintenant ( il ne disait pas un mot à 3 ans, il "parlait" en petit cri ... )

Enfant propre jour et nuit vers 2 ans, jamais eu de problèmes.

Avant son entrée à la maternelle, nous avions des " doutes " sur lui.

Nous étions sûrs, que tôt ou tard nous allions être convoqués par la maitresse. Cela n'a pas loupé...

J'étais opposé à ce qu'il voit la psychologue scolaire ( désolé mais pour moi ce sont des charlots ) et elle ne l'a jamais vu . Donc nous avons établis plusieurs bilans ( orthophonique, psychomot, ORL pour commencer ) de nous même avant d'avoir le premier RDV chez la pédopsychiatre . Nous avons lu quelques bouquins sur le sujet pour apprendre.

Et au premier RDV, diag établi en 5 minutes : dyspraxie bucco faciale ... Nous sommes restés 2 ans sur ce diagnostic, mais cela ne nous allait pas donc nous avons passez la vitesse supérieure :)

Contrairement à vous, mon fils n'a jamais été placé ( jamais " proposé " mais nous aurions dis NON ) , pris le moindre médicament ( Ritaline à la mode malheureusement, proposé par la pédopsychiatre, je crois qu'elle se rappelle encore la façon dont je lui ai répondu ... ) car nous nous y sommes toujours opposé.

N'étant pas du tout d'accord avec le diagnostic établi par la pédopsy ( dyspraxie bucco faciale ) nous avons ma femme et moi même fait une demande auprès du CRA de Tours et cela contre l'avis de cette dernière . Mais elle n'avait pas le choix, car les parents c'est NOUS .

Délai très long, plus d'un an pour un RDV, mais au final des gens compétents, pro, à l'écoute et enfin un vrai diagnostic établi .

A la demande du CRA , IRM ( ok ), ophtalmo, ORL ( tous cela a déjà été fait, mais c'est pas grave :) ok )

Dans le cas de mon fils, pas de déficience intellectuelle ( Asperger ? diagnostique en perpétuelle évolution ) , une mémoire exceptionnelle ( d'après le CRA et je savais cela d'avant ) . Difficulté de communication avec les enfants ( il n'a pas de discussion d'enfant, ou très peu, il l'es trouvent pas " intéressants" ) . Il reste toujours avec l'adulte .
Va à l'école toute la journée, en CLIS ( gros progrès en moins d'un an ) , vraiment content de mon petit boudin et de ses efforts :)

Cet été, nous allons à Necker pour la génétique, neuropédiatre et neurologue.

Cela n'est pas " obligatoire " mais pour nous cela est très important !

Si je devais vous proposez quelques conseils :

- ne jamais prendre de décisions dans la précipitations ( placement de votre fils, lit dispo immédiatement ) toujours prendre le temps de reflexion.

- Faites une demande auprès du CRA proche de votre domicile ( malgré le délai, un diagnostic établi par un CRA fera plier n'importe quel pédopsy ou autres qui vous tiens tête ) . Ce sont vraiment eux les spécialistes sur l'autisme.

- Affirmez vous devant les professionnels de santé, c'est VOUS qui décidez de tout .

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