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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:01

A  report of the Lacanians Vs Sophie Robert court hearing about the documentary “The Wall” on autism and psychoanalysis
You can find the links to the reports that have been published


 Libé 

La Croix  

  The newspaper "20 minutes"  

a photo-report

 


There is nothing more to add, except that the psychoanalysts’ attorney, while stating that it was all about finding whether or not there had been cuts to the film, to distort the speeches, could not help praising his clients, “tolerant, open-minded, distinguished and respectable scholars”, nor to put the cognitive behavioural techniques on trial, which “consist in repeating gestures until the autistic child eventually does what he has to do, just like a trained monkey”. This statement caused loud protests from among the audience, which has been threatened with evacuation from the courtroom twice, but also a warning to the attorney from the Tribunal Chairperson who told him that he was not eligible to speak on autism (it must be said that, later on, Sophie Robert’s attorney also went slightly off the very issue of speech manipulation and put psychoanalysis theories of autism on trial, before the Tribunal Chairperson cut him short).
So we have to wait until January, 26th, to have the verdict.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 17:15

dauphine-5-decembre.jpg

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 19:02

Journal " De standaard" - Samedi 3, dimanche 4 décembre 2011, p. 21-22.

 

La psychanalyse est-elle une pseudoscience dangereuse ?

Le front antifreudien

Joël De Ceulaer

 

En France, une violente bataille juridique s’est engagée autour d’un documentaire dans lequel un certain nombre de psychanalystes de renom parlent avec assurance. Dans notre pays aussi, la lutte concernant l’héritage de Freud n’est pas encore tout à fait terminée.

Ce sont des journées de haute tension pour Sophie Robert. Jeudi prochain, la journaliste française entendra du juge à Lille si son documentaire Le Mur sera oui ou non interdit. Trois des psychanalystes qu’elle a interviewés, exigent cette interdiction parce qu’ils estiment que Robert a découpé et composé leurs propos de façon à les rendre ridicules. Robert réfute ces accusations et dit que toutes ces déclarations sont représentatives de la psychiatrie française d’aujourd’hui. « J’ai tout simplement fait mon travail » dit Robert. « Si le juge me condamne, c’est la fin de la liberté de la presse. Alors il ne m’est plus possible de travailler. Et du coup ce sera aussi la fin du débat sur la psychanalyse. Car c’est, bien entendu, ce que veulent ces psychiatres : rendre le débat impossible ».

Le Mur dure cinquante minutes et est actuellement facile à trouver — depuis dailymotion.com à youtube.com. Le documentaire est entièrement consacré à l’autisme, plus précisément à la façon dont les psychiatres français le traitent. Selon Robert, ceux-ci sont en retard de quarante ans. Elle est soutenue dans cette thèse par l’Association Autistes sans Frontières, qui proteste déjà depuis longtemps contre la manière dont les psychanalystes conçoivent l’autisme. « L’interdiction du documentaire est “une fatwa” », dit la présidente Delphine Piloquet. « La grande force du Mur est que toutes ces affirmations révoltantes sont faites par des psychanalystes eux-mêmes ».

Les psychiatres qui apparaissent dans Le Mur, parmi lesquels aussi le Belge francophone Alexandre Stevens, semblent ignorer totalement ce que la recherche scientifique a montré : l’autisme est un trouble du développement qui est l’objet d’études de recherches neurologiques. Même un non-expert voyant ce documentaire ne peut qu’être ébahi devant la vision nébuleuse, brumeuse, que présentent des psychanalystes de renom — une vision qui renvoie au penseur légendaire Jacques Lacan.

Résumé brièvement : l’autisme est, selon eux, une psychose qui apparaît chez un nourrisson qui se referme sur lui-même pour se protéger contre l’invasion du monde extérieur. C’est surtout la mère qui porte une lourde responsabilité : l’enfant court un risque important de devenir autiste si elle est trop froide ou trop distante, ou si elle souhaite la mort de son bébé au cours de la grossesse. Ou encore des choses de ce genre. « Bah, dit en riant le psychologue belge Jacques Van Rillaer, professeur émérite à l’UCL, n’essayez pas de comprendre, c’est inutile. J’ai moi-même été lacanien et j’ai passé des milliers d’heures à chercher à comprendre. Et cela ne m’a pas réussi. En définitive c’est très triste. Je me souviens encore du temps où je voyais les parents d’enfants autistes quasi comme des malfaiteurs. Quant à ce que j’avais appris à cette époque de gens comme Lacan, c’était pour moi le catéchisme.

 

Un enfant dénié

Selon Jacques Van Rillaer, le film de Sophie Robert est assurément représentatif de l’état de la santé mentale en France. « Il y a dans ce pays encore plus de cinq mille analystes lacaniens, parmi lesquels des centaines ont été formés par Lacan lui-même. Mais une bonne partie d’entre eux n’a même jamais étudié la médecine ou la psychologie. En Belgique aussi l’influence de Lacan est encore très forte. Il y a une série de psychiatres et de psychologues qui ont reçu une formation à Paris, à L’Ecole de la Cause Freudienne, dirigée par le gendre de Lacan ». Van Rillaer trouve que ces psychanalystes forment une sorte de secte. « Je les compare à des Musulmans fondamentalistes. Bien évidemment ils ne sont pas aussi dangereux, mais ils sont presque aussi fanatiques. Et ils continuent à raconter les choses les plus folles. Les théories de Lacan sont basées sur le langage. Lacan disait que les jeux de mots sont “la clé de la psychanalyse”. J’ai connu un lacanien qui a dit à une femme qu’il n’était pas étonné que son fils avait des problèmes : elle l’avait appelé Denis. Selon cet analyste, en lui donnant ce nom, elle avait laissé entendre inconsciemment qu’elle n’avait pas désiré son fils, qu’elle l’avait déni-é. Si vous allez en thérapie chez des gens comme cela et que vous souffrez d’un véritable problème, vous courez assurément le risque de voir votre problème se compliquer.

Le psychanalyste Alexandre Stevens qui, avec deux collègues français, a introduit une plainte contre Sophie Robert, dirige dans le Hainaut un Centre résidentiel pour des enfants ayant des problèmes psychosociaux : Le Courtil. Hélas, malgré des tentatives répétées, il nous a été impossible d’obtenir de lui une réaction pour le présent article. Nous avons réussi à avoir deux fois en ligne, longuement, la psychologue flamande Nathalie Laceur, qui travaille au Courtil et qui connaît donc très bien Stevens. Mais elle aussi refuse de réagir : elle ne veut rien dire sur Le mur, ni sur le procès, ni même sur les critiques générales faites depuis longtemps à la psychanalyse.

En fait, ce conflit fait rage depuis longtemps. Au cours du XXe siècle, la psychanalyse, élaborée par Sigmund Freud il y a cent ans, a éclaté en une diversité d’Ecoles. Chacune avec son maître à penser — les noms les plus importants étant Alfred Adler, Carl Gustav Jung, Mélanie Klein et bien sûr : Jacques Lacan.

Que ces penseurs aient aujourd’hui encore tellement d’impact dans des cercles académiques, exaspère des gens comme Griet Vandermassen, philosophe et membre de Skepp, le Cercle d’étude pour l’évaluation critique des pseudosciences et du paranormal. Récemment encore, dans la revue de la pensée laïque De Geus, elle a publié un article très critique sur Freud et ses disciples. Elle y évoquait un sujet de discorde au sein de l’université de Gand. Il y a d’un côté des philosophes comme Vandermassen, Johan Braeckman et Maarten Boudry. Se trouve de l’autre côté notamment l’auteur et professeur Paul Verhaeghe, qui dirige une unité de psychanalyse et de consultation psychologique à la faculté de psychologie.

 

Conflits entre professeurs

Le débat est actuel. Un de ces jours doit paraître dans le Moniteur une offre d’emploi de chercheur pour l’unité de Verhaeghe. On cherche explicitement quelqu’un qui a l’expérience de la recherche empirique dans le domaine de la psychothérapie. Ceci suscite des résistances chez les sceptiques. « La psychanalyse était dès le départ une pseudoscience, écrit Vandermassen dans le numéro de septembre de De Geus. S’en tenir à ce cadre de pensée apparaît de plus en plus absurde lorsqu’on est informé de la croissance rapide des connaissances scientifiques sur le fonctionnement mental des humains et que l’on sait, par ailleurs, ce que la critique historique a dévoilé sur la manière dont Freud a travaillé. Freud a des mérites. C’était un excellent raconteur d’histoires et un écrivain doué. Il a contribué à répandre l’idée que nous ne sommes pas aussi rationnels que nous le croyons et il a fait de la sexualité un sujet moins tabou. Il a popularisé la thérapie verbale — mais ce n’est pas lui qui l’a inventée — et il a un grand impact culturel. Tout ceci ne signifie pas que sa théorie est valide. »

D’ailleurs ce n’était guère possible, écrit Vandermassen : « Le manque d’intégrité scientifique de Freud est saisissant. Il ne modifiait jamais ses théories en fonction de critiques ou de réfutations, mais seulement quand bon lui semblait. Les disputes internes n’étaient pas résolues par des débats, mais par des scissions. Aujourd’hui encore, la psychanalyse se caractérise par des luttes internes et des divisions ». Et du point de vue scientifique, elle laisse à désirer : « Il n’y a pas de développement d’hypothèses, pas de mises à l’épreuve expérimentale, pas d’utilisation de groupes de contrôles ».

Les psychologues, mais aussi les philosophes et les autres universitaires qui continuent à prendre au sérieux la psychanalyse doivent prendre la peine de réfléchir à ceci, conclut Vandermassen : « Une formation universitaire doit apprendre aux étudiants comment se défendre contre la pensée pseudoscientifique au lieu de l’encourager. Il faut enseigner aux étudiants comment démasquer les pseudosciences au lieu de les y plonger avec insistance ».

Paul Verhaeghe, connu notamment pour son livre, récemment paru, Het einde van de psychotherpie [La fin de la psychothérapie], a répondu par un article dans le numéro de novembre de De Geus, qu’il a signé avec deux jeunes collègues : « Les critiques formulées à l’encontre de la psychanalyse sont de l’ordre d’un préjugé et non de l’ordre de la critique scientifique ». Verhaeghe estime que des sceptiques comme Vandermassen forment un chœur de personnes prévisibles et mal informées : « Ce qui n’est pas clair, c’est si les membres de ce chœur ont une quelconque expérience clinique et/ou s’ils ont eux-mêmes réalisé des recherches empiriques. Le degré de simplisme et d’arguments bancals qu’avancent les critiques flamands de la psychanalyse ne nous rendent pas nostalgiques des cours de logique de leurs prédécesseurs, mais nous font retourner avec bonheur à l’œuvre de Leo Apostel et à la façon dont il a pu réserver une place à la psychanalyse dans la philosophie d’aujourd’hui ».

 

« Efficacité démontrée »

Renseignements pris, on apprend que Paul Verhaeghe n’est pas combattu au sein de la faculté de psychologie. Hors enregistrement, on vous fait tout de même cette critique qu’un psychanalyste parmi des psychologues est comme un astrologue parmi des astronomes. Mais personne ne vous le dit tout haut. Et l’estime paraît plus importante que la critique. Ceux qui travaillent dans l’unité de Verhaeghe doivent — comme tout universitaire — être capables de mener des recherches empiriques qui répondent aux critères de la méthode scientifique. Celui qui ne parvient pas à publier dans des revues de haut niveau n’est plus pris au sérieux. Verhaeghe est considéré comme l’homme qui a réussi, à l’université de Gand, à faire de la psychanalyse une discipline empirique.

Autrefois, dans les années septante et quatre-vingts, les tensions entre les psychologues gantois étaient parfois très vives, se rappelle le professeur émérite André Vandierendonck. « Le professeur Julien Quackelbeen était un vrai lacanien », raconte-t-il. « A cause de lui, la psychanalyse est restée longtemps le cadre de pensée dominant à Gand. Je partage les critiques de philosophes comme Griet Vandermassen. Du point de vue scientifique elle a parfaitement raison : la psychanalyse est une pseudoscience. Pendant longtemps, il n’était pas permis de tester les idées de Freud. Le maître avait toujours raison. Avec Lacan, c’était encore bien pire. L’homme racontait du pur non-sens, ses théories étaient réellement néfastes. Ceci a donné lieu, dans les années septante et quatre-vingts, à beaucoup de tensions au sein de la faculté ».

Aujourd’hui ce n’est plus le cas, dit Vandierendonck. « Je comprends parfaitement que des personnes se demandent si la psychanalyse a encore sa place dans une faculté de psychologie. En même temps, je suis convaincu que la faculté a toujours le souci de voir si l’on fait correctement du travail scientifique. Verhaeghe est l’homme qui a mis ce processus en route. Son unité a beaucoup évolué ».

Tout de même, c’est un bien petit monde que celui de la psychanalyse. Ainsi Nathalie Laceur ne travaille pas seulement chez Alexandre Stevens au Courtil, elle est également assistante pour des travaux pratiques dans l’unité de Paul Verhaeghe — mais sur ce point elle préfère ne rien dire au téléphone.

Paul Verhaeghe veut bien nous recevoir. Il ne veut pas réagir au film « Le Mur » (« Je n’ai pas vu le film »), il ne veut pas davantage parler du traitement de l’autisme (« ce n’est pas ma spécialité »), mais il veut bien encore réagir aux critiques incessantes des sceptiques. « Pour commencer, dit-il, “la” psychanalyse ça n’existe pas. De plus, je pense pouvoir faire moi-même de meilleures critiques à Freud que celles que font des gens comme Vandermassen. Dans mon unité, on fait des recherches qui paraissent dans des revues de haut niveau. L’efficacité de la psychanalyse a déjà été plusieurs fois démontrée. Malgré tout, il y a encore des personnes qui attaquent Freud de façon infantile. C’est une tarte à la crème ».

Selon Verhaeghe, un glissement de paradigme s’est opéré en psychologie au cours de la décennie passée : « Le modèle de la psychologie clinique a été remplacé par le modèle des sciences du comportement ». Avec toute une série de conséquences, dit-il : on utilise à tort et à travers des étiquettes — songez seulement à l’épidémie du trouble déficit de l’attention avec hyperactivité — et l’impact de l’industrie pharmaceutique sur la santé mentale est énorme. « Je propose que ces philosophes moralistes protestent plutôt contre cela », dit-il en ricanant. « En fin de compte, c’est ça leur mission ».

 

Du divan au prozac

Autrefois tout le monde passait par le divan. Aujourd’hui tout se monde se met au prozac. Sur ce point, Walter Vandereycken, psychiatre et professeur à l’université de Leuven [université de Louvain flamande], donne raison à Verhaegen sur un point. « Depuis des années, il y a en effet une lutte entre le courant psychanalytique et les sciences cognitives du comportement », dit l’auteur de Psychiaters te koop [Psychiatres à vendre], le livre dans lequel il dénonce l’impact de l’industrie pharmaceutique. « Mais en Flandre cette lutte appartient en grande partie à des temps révolus. Les sciences du comportement sont surtout une tradition anglo-saxonne. Cela explique que c’est surtout le monde francophone qui se cramponne à la tradition psychanalytique. En France, on n’a pas été capable ou on n’a pas voulu suivre ces chercheurs anglophones. »

« A cela il faut ajouter, dit Vandereycken, que la psychanalyse séduit fort les jeunes, parce qu’elle fournit un cadre de référence attrayant. Elle donne à penser, et pas seulement au psychologue. Vous trouvez chez des auteurs comme Freud et Lacan comme toute une vision du monde. Vous entendez parfois des étudiants dire que la thérapie comportementale a moins de profondeur ».

Selon Vandereycken, les parents flamands ne courent plus le risque d’entendre des psychiatres leur faire endosser la responsabilité de l’autisme de leur enfant. « Chez nous, fort heureusement, c’est devenu impensable. »

Si la France est prête à un renouvellement et à des formes de psychothérapie fondées scientifiquement, c’est ce que l’on le verra après le jeudi 8 décembre à Lille, quand le juge aura prononcé son jugement sur Le Mur de Sophie Robert. Comme il est absurde qu’un juge semble devoir prendre parti, indirectement, dans une dispute scientifique : en plus de la question de la liberté de la presse, toute une vision du monde est en jeu.

 

 

Traduction : Jacques Van Rillaer

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 13:26

Press release

Documentary “The Wall: psychoanalysis put to the test for autism” threatened of censorship

Simultaneous rallies on December, 8th

in Paris and Lille

You can follow in live this event here ; http://www.supportthewall.org

In support of documentary filmmaker Sophie Robert, autistic people, families affected by autism, professionals and supporters from all backgrounds are invited to rally us on December 8th, 2PM :

  • In Paris - 1 Rue Huysmans 75006, in front of the School of the Freudian Cause

  • In Lille – 13, avenue du Peuple Belge, in front of the Regional Court

 

Sophie Robert has conducted a four-year investigation among more than fifty experts (including two ethologists, two anthropologists, two criminologists, a PhD in Philosophy, a theologist and 45 psychoanalysts). The aim was to create a series of programmes to decipher today’s psychoanalytic theories to the general public. “The Wall” is the first programme of this series.

The Wall” has been webcasted on Autistes Sans Frontières’ website since September 7th, 2011. It also has been allowed on a multitude of French and foreign websites.

The film presents psychoanalytic theories on autism, and more particularly its origin. The interviewed psychoanalysts’ statements on the mother’s responsibility deeply upset the general audience: the “sexually pathogenic” woman, the “incestuous”, “deadly” mother, who is “either too cold, or too warm”...

On October 24th, three interviewed psychoanalysts, all members of the School of the Freudian Cause, have sued Sophie Robert and association Autistes Sans Frontières. They request the enormous sum of 290 000€ in damages, but they also request the film to be censored.

On November 29th, the judge seized the copies of all the recordings of the complainants’ interviews.

On December 8th, the case will be tried on its merits in the Lille Regional Court.

Parents are particularly affected by this film. They can hear the very words that had been said before them, and still are nowadays. Their speeches “make parents feel guilty, deny their children any possibility of progressing and very often ignore, or strongly discourage parents to try any other therapeutic care, even when these cares prove to be efficient anywhere else worldwide, and are accepted unanimously.

Many families, their relatives, but also students, French and foreign professionals, who are involved in autism therapy, express every day their support to Sophie Robert, to have her film maintained and screened on other networking communication media than internet.

For the freedom of speech and opinion

For the freedom of the press

For the freedom to choose our children’s therapeutic and educational care

For all people with autism

We urge to join together on December 8th, 2011

We urge everybody to support Sophie Robert and her documentary

The reflection of a terrible, and yet still too little known reality

 

Rally in Paris : contact Béatrice Bolling, 06 88 24 64 14, beatrice@autismeinfantile.com

Rally in Lille : contact Arnaud Ribert, 06 77 14 78 13, arnaud.ribert@yahoo.fr

 

Furthermore informations and press review translated into english have been collected in this page

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 15:32

           

                      CP derniere version
  
Liens du Communiqué de Presse         
Suivre l'évènement en direct
Twitter :  @SoutenonsLeMur
           
Les parents d'enfants autistes, soutenus par la communauté internationale, se rassembleront contre l'interdiction du film "Le mur ; la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme"
  •  Le 8 Décembre à Paris, 14h devant l'Ecole de la Cause Freudienne ( ecole des plaignants ) - 1 Rue Huysmans 75006
             En présence de Florentine Leconte, la femme d'Henri Leconte                   
            
  • Le 8 Décembre à Lille, 14h, devant le tribunal de grande instance - 13 Av du peuple Belge

 

 

 Arriver en avance sur les lieux , à 13h30 - Organisation
 
 
  Nous voulons construir un mur avec des briques en mousse ou carton, ou briques de lait...et sur ce mur afficher les photos de nos enfants.
Chaque personne peut apporter          
                       
- une brique en mousse, ou autre..
- une photo  format A4 ou A5 ( plus petite ) de votre enfant , plastifiée.
 
si jamais le mur est trop petit pour afficher les photos, on pourra  par exemple perforer en haut la photo et la faire tenir sur la fermeture eclair de votre manteau avec une épingle à nourrice ( un peu comme les forfaits de ski..)
- ciseau, colle, patafix, scotch, perforeuse, epingles à nourrice.
           

Chaque personne peut imprimer plastifier une ou des affiches , pour en faire des panneaux ( à mettre sur du carton et attacher à un baton en bois )

Les affiches ont visibles ici ; https://picasaweb.google.com/100095587500375682952/5Decembre2011#

 

 

 
            mag-avec-photo-de-julien.JPG
              
                     
                     
Contact rassemblement Paris : Béatrice Bolling Tel : 06 88 24 64 14 @ : beabolling@yahoo.fr

Contact rassemblement Lille : Arnaud Ribert Tel : 06 77 14 78 13 @ :arnaud.ribert@yahoo.fr

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 20:29

Article paru sur le site de l'observatoire de zététique

Documentaire « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » : les psychanalystes jettent le masque

 

 

 

« La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a pas son statut de science, elle ne peut que l'attendre, l'espérer. C'est un délire — un délire dont on attend qu'il porte une science. On peut attendre longtemps! Il n'y a pas de progrès, et ce qu'on attend ce n'est pas forcément ce qu'on recueille. C'est un délire scientifique. »
Article Ornicar ? de Jacques Lacan, dans le Bulletin périodique du champ freudien, 1978, 14, p. 9.

« Le point fondamental de mon attitude en tant qu'analyste c'est le fait d'abdiquer l'idée d'une progression. »
Un psychanalyste dans « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme »

Dans un reportage de 52 minutes intitulé « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » [1], (Océan Invisible Production), destiné à faire le point sur la conception psychanalytique de l’autisme, Sophie Robert recueille les conceptions de dix pédopsychiatres et psychanalystes [2], dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français.

Trois des psychanalystes interviewés, appartenant à l'École de la Cause Freudienne, assignent Sophie Robert en justice et demandent de faire interdire la diffusion du film [3]. Un article paru dans Rue89, le 4 novembre, analyse les termes de l’assignation et met en évidence les manquements à la loi auxquels se sont livrés les plaignants, comme de demander par l’intermédiaire de leur avocat les rushes, ce qui est une « atteinte au secret des sources des journalistes » protégé par la loi du 4 janvier 2010. [4]

Si Jacques Lacan est lucide lorsqu’il affirme que la psychanalyse est un « délire scientifique », comment se fait-il que, 33 ans plus tard, les psychanalystes refusent encore d’abandonner leur vision pseudo-scientifique de l’autisme ? Comment se fait-il qu’ils refusent de reconnaître contrairement à la communauté scientifique internationale, que l’autisme est un trouble neurologique d’origine probablement génétique, qui entraîne un handicap dans la relation sociale, qu’il y a « des » autismes et non pas « un » autisme, qu’il faut parler plutôt de « troubles envahissants du développement » et non pas, comme ils le soutiennent, de « psychose », résultant d’une prétendue « toxicité maternelle » et relevant de la psychiatrie ? Le documentaire de Sophie Robert tente d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions en s’appuyant sur le discours des psychanalystes eux-mêmes.

Avant Bruno Bettelheim et sa théorie psychanalytique de l’autisme, Kanner et Asperger s’étaient interrogés sur la possible origine organique de l’autisme.

En 1943, Léo Kanner avait décrit l’autisme comme un trouble affectif de la communication et de la relation n’atteignant pas l’intelligence. Il avait reconnu qu’il s’agissait d’un trouble inné dont les parents ne pouvaient être jugés responsables. En 1944, Hans Asperger, convaincu d’une origine organique de l’autisme, avait émis l’hypothèse que les troubles autistiques sont des « psychopathies » pouvant aller « de la débilité au génie ».

Bruno Bettelheim rompit avec cette conception organique et imposa une conception psychanalytique de l’autisme. Se fondant sur son expérience des camps de concentration, il avait établi une analogie entre les prisonniers des camps et l’enfant autiste. Celui-ci aurait, selon lui, reçu de ses parents, et principalement de sa mère, le message inconscient selon lequel tout le monde se porterait mieux, s’il n’existait pas. En réponse à ce message, l’enfant « choisirait » de s’enfermer dans une « forteresse vide », titre de son ouvrage (1967) consacré à ce problème.

À la fin des années 60, la psychanalyse perd sa suprématie un peu partout dans le monde, sauf en Argentine et en France où elle trouve paradoxalement un nouveau souffle sous l’influence d’un psychiatre charismatique, Jacques Lacan.

Les psychanalystes interviewés par Sophie Robert confirment la survivance de cette conception. Répondant à ses questions, ils reprennent en chœur les grands thèmes chers à Bettelheim, Lacan, Klein, Dolto… Ils développent, pour rendre compte des troubles du langage, de la communication et de l’expertise sociale de la personne autiste, les thèmes psychanalytiques de la « mère frigidaire », de la « toxicité maternelle », de la « mère vorace et castratrice » (cf. l’analogie avec le crocodile au début du film qui symbolise le « ventre de la mère », les « dents de la mère ») de la « folie maternelle », de la « mère incestueuse », de la « mère mortifère », etc. La mère est d’après eux toujours « trop » : trop froide, trop chaude, trop vide. Pour résumer, la maternité est psychogène par nature. En face d’elle se dresse « la loi du père » qui lui interdit jouissance et inceste !

Lorsqu’on leur demande comment ils conçoivent l’attitude psychanalytique auprès de l’enfant autiste dont on sait que la thérapie est fondée sur la parole, alors même que parole et communication sont handicapées chez ces patients, l’un d’entre eux ne craint pas de dire : « Disons que quand on reçoit un enfant autiste, on pratique une psychanalyse qui est une pure invention. On se trouve en face d’un sujet qui, la plupart du temps, ne dispose pas du langage. ». Un autre : « […] avec un enfant autiste, j’en fais très peu. Très peu, ça veut dire quoi ? Que je pose mes fesses, que je me mets à côté de lui et j’attends qu’il se passe quelque chose, et j’oublie, j’essaie d’oublier tout. […] » Et quand on les interroge sur les résultats qu’ils attendent de la psychanalyse, l’un répond : « Je ne peux pas répondre à ça. Ce n’est pas une question de psychanalyste, ça ! » Et un autre : « En attendre ? Le plaisir de s’intéresser à une bulle de savon. Je ne peux pas vous répondre autre chose. »

En contrepoint de ce discours psychanalytique, Sophie Robert a interrogé, dans deux vidéos « Bonus », Monica Zilbovicius, psychiatre, directrice de recherches à l’INSERM (Unité INSERM 1000, Hôpital Necker, Paris). Avec une grande sobriété, celle-ci décrit les avancées de la connaissance scientifique dans ce domaine à l’aide des outils, tels que les mesures de flux sanguin dans le cerveau, l’ « Eye Tracking » ou « tracé du regard », et l’IRM qui permet de détecter l’anomalie de structure dans le cerveau des enfants autistes dans la région temporale supérieure (sillon temporal). Elle dit : « Nous sommes donc dans la recherche sur le cerveau. »

Monica Zilbovicius confirme donc que l’autisme n’est pas une psychose, que le tableau de psychose est très spécifique de rupture de la réalité avec des hallucinations et des idées délirantes. Cela, dit-elle, ne concerne pas du tout la problématique de l’autisme.

Dans le film « Le Mur », le discours des psychanalystes s’interrompt par moments pour laisser place aux témoignages de familles touchées par l’autisme de leur enfant, comment elles ont organisé leurs vies pour donner à leur enfant les moyens de progresser grâce aux programmes TEACCH, PECS et ABA, qui s’appuient sur les sciences cognitives et comportementales. Ces programmes ont été mis au point depuis plus de 30 ans aux États-Unis mais sont très peu développés en France, essentiellement à cause du combat que les psychanalystes mènent contre eux. L’un d’entre eux dit : « Dans le monde francophone, l’envahissement par les techniques cognitivo-comportementales est un envahissement nouveau, récent, mais très présent, actuellement. La psychanalyse se bat contre cet envahissement. »

Les psychanalystes refusent de reconnaître l'avancée des connaissances scientifiques sur l'autisme et empêchent les programmes fondés sur les neurosciences de se développer en France. Les parents d’enfants autistes et les enfants autistes paient lourdement leur obstination. L’un des psychanalystes interviewés le dit clairement : « Dans le monde francophone, l’envahissement par les techniques cognitivo-comportementales est un envahissement nouveau récent mais très présent actuellement. La psychanalyse se bat contre cet envahissement, n’est-ce pas ? Un certain nombre de collègues, spécialement Jacques Alain Miller, ont pris la tête de cette lutte, de ce combat. D’autres aussi, dans d’autres mouvements. C’est un combat très important pour maintenir vivante la dimension de la subjectivité, c’est-à-dire des singularités de chaque sujet par rapport à cette idée comportementale du réglage par case. » Et un autre psychanalyste de conclure : « Donc le dialogue avec les neurosciences, c’est pas simplement nous-mêmes nous informer du résultat et de faire valoir que ça ne change pas ce qui est notre pratique fondamentale, c’est aussi d’essayer de pouvoir faire vivre l’humanité sans avoir de trop grands espoirs dans les différentes bonnes nouvelles qui sont publiées tous les jours et qui sont faites pour essayer de maintenir justement un taux de bonnes nouvelles dans un environnement où on en a fort peu. »

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » est un bon moyen de faire connaître au grand public les obstacles, « le mur », auxquels se heurtent ceux qui sont concernés par l’autisme. Souhaitons que la plainte de ces trois psychanalystes ne freine pas une nouvelle fois les progrès dans la connaissance de l’autisme et dans le développement des structures nécessaires pour accueillir et socialiser les enfants qui en sont atteints. [6]

 

Brigitte Axelrad

 

Notes :

[1] En totalité, Sophie Robert a interrogé une trentaine de psychanalystes et conduit 27 interviews. Elle a fait appel à des chaînes télévisées pour leur vendre une série de plusieurs fois 52 minutes et, finalement, elle a obtenu une aide d’Autistes sans frontières pour aboutir au documentaire « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » de 52 minutes, diffusé depuis septembre sur le site de l'association et téléchargeable aussi sur Vimeo. Pour empêcher les autres volets de voir le jour et pour interdire la diffusion du Mur, trois psychanalystes ont porté plainte contre elle, et l’ont assignée à comparaître devant un tribunal le 8 décembre 2011.

[2] Les psychanalystes interviewés étaient : Dr Alexandre Stevens PsyK ECF – Psychiatre en chef de l’institution Le Courtil à Tournai. Prof Pierre Delion PsyK – Chef du service de Pédopsychiatrie du CHU de Lille. Dr Geneviève Loison PsyK lacanienne – Pédopsychiatre référent – Lille. Prof Daniel Widlöcher PsyK – APF – Ancien chef du service de psychiatrie – Hôpital de la Pitié Salpêtrière – Paris. Dr Aldo Naouri Pédiatre – Analyste – Essayiste. Prof Bernard Golse PsyK APF - Chef de service de pédopsychiatrie de l’Hôpital Necker de Paris. Esthela Solano PsyK ECF Psychologue clinicienne. Yann Bogopolsky PsyK Kleinienne. Laurent Danon-Boileau Linguiste MODYCO CNRS PsyK SPP Centre Alfred Binet Paris. Eric Laurent PsyK ECF Enseignant formateur en PsyK.

[3] Voir l'article sur le site de Rue 89 Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys français.

[4] La loi du 4 janvier 2010 est accessible sur le site legifrance.gouv.fr

[5] Voir les dossiers et articles publiés sur le site de l'OZ : « L’autisme, énigme pour la science et cible pour la pseudo-science », « Le packing, la camisole glacée des enfants autistes » et « Le « packing » confirmé par le Haut Conseil de la Santé Publique ! ».

[6] Autisme.info a réalisé une interview de 23 minutes de Sophie Robert disponible en ligne sur Dailymotion. Dans le Cercle Psy (Sciences humaines) du 23 novembre 2011, Sophie Robert a été interviewée par Jean-François Marmion.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:22

Dauphine-le-mur.jpg

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Published by mag2
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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 12:49

weekly national newspaper "le canard enchainé" - November 30 - 2011

About the film "The wall - psychoanalysis put to the test for autism"

 

Autism : c'est fou !

 

A plastic crocodile in her hand, the psychiatrist says “When the child puts his hand on it, I am worried”. She has a lot to be worried! This animal “is the mother’s belly!”, “ The mother’s jaws!” And this pen blocking the way to the monster’s jaws is the father, preventing the mother from devouring her offspring. These are a few samples of the amazingly silly statements you can hear on “The Wall”, a documentary Sophie Robert dedicated to autism. Science has already demonstrated the psychological origins of this illness. But in France, some Psychiatry schools and some schools of psychoanalysis keep on blaming on poor parenting.
Three out of the ten or so psychiatrists interviewed by the filmmaker have requested their interviews to be cut after they watched the film. They invoke a “trap”, even “distortion” of their speeches. Unless they heard themselves and suddenly realized how ridiculous they were when asserting, in their schoolteacher tone, outrageously silly comments on mothers either “too warm” or “too cold”, always “bogeywoman” anyhow. Or on the child, a substitute for the father’s penis, dedicated for the mother’s sexual enjoyment. This mother of all evils enjoys changing diapers, when she’s not arousing his penis, and so on. Or this apotheosis: “Paternal incest does not cause so much damage, it makes the girls a little moronic...”, whereas the real danger is maternal incest “to penetrate the mother”, “in this case, there is psychosis”.
Currently, “The Wall” can be watched on the web only. And yet, Benoît Titran, the filmmaker’s lawyer, supported by many associations of parents of autistic children, asserts: “there is no faking, no trap, we we’re having here is a training tool for the general audience, a public safety work.” Definitely enlightening, indeed!"

 

I join an article about the psychoanalytic vision of autism

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:14

canard-enchaine-30-novembre.jpg

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 13:02

Carole Contaut, a French mom, translated this article posted on the famous magasine " L'express" - 18 November 2011

You can see here the psychoanalytic vision of autism in this article

 

 

Autism: psychoanalysts prosecute a documentary filmmaker

 

Legal action has been taken over a documentary, “The Wall: psychoanalysis put to the test for Autism”, which concludes to psychoanalysis’ failure in treatment for autism.

 

Legal action over a documentary, “The Wall: psychoanalysis put to the test for Autism” has been taken. A first hearing has been held by the Lille Regional Court on November 15th. Three of the thirty psychoanalysts interviewed in this film, which has been available online http://www.dailymotion.com/video/xlowfu_the-wall-or-psychoanalysis-put-to-the-test-for-autism_news  at for two months by now, ask for a ban on the documentary. They are claiming damages from documentary filmmaker and independent producer Sophie Robert in the amount of 290 000€

 

This 52 minute documentary is presented on the Autistes Sans Frontières website as “an authentic proof by reductio ad absurdum that the psychoanalytic approach of autism is inefficient”. The plaintiffs, Eric Laurent, Esthela Solano et Alexandre Stevens, all members of the School of the Freudian Cause, feel they have been “tricked”. The project has been put before them as a “journey into the unconscious” before it revealed itself as a controversial undertaking meant to ridicule psychoanalysis.They write in theirrequest : “the speakers’ thoughts and speeches have been oversimplified and misrepresented by the comments and their meanings”.

 

Their statements have not been taken out of context”

 

This case comes at a time when mot associations representing people with autism and their families are denouncing the psychoanalytic approach of treatment of autism in France. For years they have been asking unsuccessfully for access to “educational” therapies which are extensively developed abroad. Quoted by Rue89, Delphine Piloquet, the General Delegate for Autistes Sans Frontière, highlights the toughness of their battle: ““It all gives the impression that we attack a religion of State. This film is stricken by a fatwa.” A spoof website parodying the Lacanian thought, has stated the main parts of the controversy, with a touch of humour and an explicit title “Sang sur le Mur” (an untranslatable play on two French phrases : “sang sur le mur”/ “blood on the wall” and “censure “le Mur””/ censor “the Wall”).

 

The judge has to make a first decision on November 29th, about the request for seizure of recordings, the film’s raw material. Interviewed by L’Express, Mr. Christian Charrière-Bournazel, the plaintiffs’ lawyer, explains that “my clients want to be able to watch the recordings and check the cut work that has been made of it” to justify this request. As a matter of fact, the case has started when documentary filmmaker Sophie Robert found a note stuck on her letter box, in the Lille Old Town building where she live and has established her production company, Océan Invisible Production. The noted mentioned a bailiff’s phone number and urged her to call that number.

 

She met the bailiff on October 25th; he informed her of the current judicial procedure and requested to seize the recordings. Sophie Robert refused, regarding this request as “a violation of the confidentiality of journalistic sources”. Indeed, apart the three plaintiffs, 24 other people have been interviewed in this documentary. She afterwards sent to the bailiff the written re-transcriptions of the recorded interviews with the three plaintiffs. “I have nothing to hide, “she says. “The statements of the three people involved have not been taken out of context; actually, they comply with the well-known, long-standing psychoanalytic views of treatment for autism.”

 

 

 

Psychoanalysts in a deadlock towards autism

 

The merits of the case, that is the question of the film ban, will be dealt with during a second bail hearing on December 8th. The filmmaker’s lawyer, M. Benoît Titran, insists in the importance of the debates upon this matter. “This is not about defamation; this is all about the image right”, he analyses. “The plaintiffs delivered information and were properly informed of the purpose of the film. But they realized afterwards the scope of their statements; therefore they don’t assume them anymore and they want to be able to reconsider the authorizations they gave. If the Court accepts their request, the basis of journalistic work will be undermined.”

 

Beyond the fate of this documentary, what is raised once again in this trial is the question of the treatment of children with autism. The majority of the scientific community consider their pathology as a neurotic disorder, probably genetic in origin. Parents associations are currently struggling so that therapies meant to offset this disability, such as ABA or PECS, develop in France. But psychoanalysts keep on explaining autism as the result of a failed relationship between the child and his mother, regarded as either too fusional, or too cold.

 

Therefore, what can people with autism expect from psychoanalysis? Well-known therapists interviewed in this film, with breathtaking honesty, give us the impression that they are in the deadlock. “The pleasure of taking interest in a soap bubble,” one of them answers after a long silence. Another explains later on: “With an autistic child, I do very little. What does very little mean? That I sit my butt down close to him, and I wait for something to happen.” A third one says: “I try to win over the child. I’m stepping back.” No one talks about packing, even though this method is based on psychoanalytic principles, but it’s probably too controversial to be mentioned. It consists in wrapping the child in cold and damp blankets in order to soothe him. This treatment is regarded as “barbaric” by many associations.

 

By requesting for a ban of this controversial film, the three psychoanalysts are taking a risk: drawing the general public's attention to a film, where, the audience has remained so far essentially confined to autistic rights defenders.

 

 

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