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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 19:38

Un psychiatre accuse : maltraitance des autistes graves et de leur famille par le service public

 

 

Je suis médecin-psychiatre depuis 42 ans (l’ensemble de ma carrière en milieu hospitalier ou assimilé) et n’ai jamais cessé de m’occuper d’autistes. En dehors de la polémique actuelle, psychanalyse versus cognitivo-comportementalisme, j’appuie mes équipes dans l’application des méthodes modernes, tel le PECS. Je suis attaché à plusieurs structures de jour de type IME, gérées par une association de parents.

 

 

Pour la quatrième fois depuis trois ans, je me bats en vain avec le service public de psychiatrie infanto-juvenile de l’Aude pour le soin aux autistes graves. Quand de tels enfants, adolescents ou jeunes adultes (pas de langage, handicap énorme) abordent des phases de décompensation violente (automutilations sérieuses, mise en danger des autres enfants, violences notamment en phase de puberté), un recours à une hospitalisation brève est indispensable pour les stabiliser. Dans l’Aude, où j’exerce, le service public refuse de se charger de tels cas lours, sans grandes perspectives et peu valorisants. Pour trois patients différents, j’ai vécu ces impasses extrêmement douloureuses pour les familles, frappées d’une double peine, avoir un enfant gravement déficient et le voir rejeté par ceux qui sont là pour le soigner et l’éduquer.

 

 

Le quatrième cas, en cours, est particulièrement révoltant. La souffrance extrême de A. (12 ans) et de sa famille (maman au bord d’un passage à l’acte désespéré, comme de tristes faits divers l’illustrent régulièrement) m’a amené à annoncer une grève de la faim pour que notre demande de soins, réiétrée à de nombreuses reprises depuis septembre 2011, soit prise en compte. La préfecture de l’Aude est intervenue, m’assurant qu’une solution rapide serait trouvée. Trois semaines après, le service public refuse toujours de s’occuper sérieusement d’A., arguant d’un trop-plein de patients en « phobie scolaire ».

 Mes consoeurs ont toutefois consenti à recevoir les parents et leur ont fait visiter le service en s’arrêtant avec emphase devant la chambre d’isolement et en signalant qu’A. y serait enfermé en cas d’hospitalisation. Bien évidemment, les parents en ont été indignés, se sentant totalement manipulés.

 

 

Je partage cette révolte pour plusieurs raisons :

 

1- Le service public a pour mission d’accueillir tous les types de patients, même (et surtout) les cas lourds.

 

2- Le placement en chambre d’isolement est strictement réglementé, ne peut en aucune manière être anticipé sur un mode punitif ou prétendu éducatif, encore moins pour un chantage.

 

3- Un tel chantage par un médecin est contraire au code de déontologie médicale (j’ai d’ailleurs engagé une plainte auprès du Conseil de l’Ordre des médecins).

 

4- Sur un plan purement humain, face à des parents et un enfant en souffrance, ce comportement est la marque d’une indifférence absolue à ceux que l’on a fait serment de soigner et servir.

 

 

Après avoir alerté en vain toutes les instances médicales et administratives possibles, je m’en remets au soutien des médias, de mes confrères médecins et des associations de parents.

 

Pierre SANS, docteur en médecine

pierre-sans@hotmail.fr

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:49

 


 

Bonjour,

 

Je me permet de vous contacter, j'ai 3 enfants dont un de 4 ans et demi diagnostiqué Autiste sévère.

 

Je suis désespéré, j'ai fait confiance aux institutions de mon pays, en suivant le parcours de nombreux parents : CAMPS puis hôpital de jour. Mon enfant a eu une prise en charge psychanalytique c'est à dire une heure de pédopsychiatrie par semaine (la présence de l'enfant n'était pas nécessaire...) On m' a interdit de prendre une orthophoniste car d'après le pédopsychiatre, mon enfant ne parlerait jamais...Quand je prenais rendez vous avec des orthophonistes en libéral, le pédopsychiatre rappelait l'orthophoniste pour annuler le Rendez Vous sans notre accord.

 L'hôpital de jour  refusait catégoriquement que notre enfant soit scolarisé en maternelle. A un moment nous ne comprenions plus quels soins il apportait au petit... et pourquoi il nous bloquait tous les professionnels que l'on voulait prendre en libéral. N'ayant pas de diagnostic (le CAMSP et L Hôpital de jour ont refusé de nous donner un début de diagnostic...), nous nous sommes dirigé vers un Centre Ressources Autisme.

(bien que le pédopsychiatre refusé catégoriquement ).

 

Finalement nous avons réussi à avoir un diagnostic (qui nous a soulagé), notre enfant est autiste.

Grâce a ce diagnostic nous avons quitté l hôpital de jour, et mis en place une prise en charge a domicile adaptée (éducateur spécialisé, kiné, orthophoniste,psychologue, ergothérapeute, programme TEACCH et du PECS pour qu il puisse communiquer avec nous). Il va aussi a l’école avec une AVS (dont nous avons payé sa formation). Le coût de cette prise en charge est de 1400 euros par mois, mon épouse a arrêté de travailler pour s'occuper de notre enfant. En 6 mois notre enfant a fait des progrès fulgurants. Alors que en 18 mois de prise en charge psychanalytique, il n y avait aucun progrès... J’avoue même avec le recul avoir de la haine envers l' hôpital de jour et surtout après ce pédopsychiatre.

 

Notre vie est bien sur bouleversée par cela, nous avons un peu d'aide (AEEH cat 5). Mais nous sentons seul face à l'autisme de notre enfant, toutes les structures autour de chez nous sont à tendance psychanalytique (IME, hôpital de jours ...).

Le pédopsychiatre a continué a nous mettre des bâtons dans les roues lorsque on a cherché des professionnels (pourtant il ne suivait plus notre fils). Il a fallu que je le menace pour qu il arrête. Aujourd'hui on s'est rapproché d'une association, grâce à elle, on a une équipe pluridisciplinaire compétente et motivée qui entoure notre enfant. La vie n 'est pas rose, loin de là (surtout financièrement, où nous avons été obligé de faire un emprunt, pour payer la prise en charge), mais notre enfant progresse rapidement et surtout il nous sourit en nous regardant dans les yeux et cela vos tous les sacrifices du monde.

 

Pourquoi je tenais a témoigner auprès de vous ?

Je voulais vous montrer ce qui se cache derrière le rapport de force actuel. C'est une vrai catastrophe sanitaire qui se produit en France, une pseudo-science monopolise la prise en charge des gamins.

Ce n'est pas seulement une théorie que vous combattez, le combat que vous menez, peu transformer la vie de centaine de milliers d'enfants et de nombreuses familles. La psychanalyse contrôle les facultés (cursus psychiatrique), les écoles d’infirmiers, les centres de soins... Il faut que vous continuiez à nous aider, nos enfants ont besoin d'aide.

Le rapport de l'Haute Autorité de Santé ne change rien dans leurs convictions, les soins ne changent pas. J’espère que vous continuerez, il faut réformer la psychiatrie, sortir de l’obscurantisme.

 

Merci

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 18:18

J'attends je ne sais quoi

Qui renouerait le fil

Peut être un vrai sourire

Peut être que l'on me voit

Qu'on dessine sur ma vie

Un avenir sans crainte

Le monde que l'on connait

N'est peut être pas parfait

Mais si il voyait en nous

Des êtres et non des choses

Nous pourrions vivre mieux

Nous pourrions tout apprendre

Nous pourrions vivre ensemble

Nous pourrions être

 

Extrait de la chanson "ça s'appelle vivre" , composée par Romuald Grégoire, ou tout simplement Rom

 

rom739783_n.jpg

 

 

 

Ces paroles j'aimerais aujourd'hui qu'elles percutent certaines personnes...des personnes rémunérées par l'état, qui avaient pour mission de l'aider .

qui avaient : au passé.... Car Rom est parti. Le 8 Mars.  Il n'a pas pu surmonter un cancer de l'intestin qui, diagnostiqué trop tardivement par négligence humaine et médicale, a migré vers le foie, réduisant considérablement ses chances de survie.

 

 

Romuald, 35 ans, ayant le Syndrome d'Asperger, avait demandé à la MDPH de Orléans à être accompagné par une AVS, Pauline. Cette personne était injoignable par téléphone et répondait très rarement à ses mails.

Lorsqu'il a commencé à avoir mal au ventre il a essayé vainement de la joindre. C'est finalement une amie, Muriel, habitant en Bretagne, qui s'est chargée de prendre RV chez un médecin. Son AVS, censée l'aider, s'est contentée de rester dans la salle d'attente pendant le RV

Ayant toujours mal au ventre il a ensuite redemandé de l'aide à son AVS : il s'est vu opposer un refus de la responsable de l'AVS de le ramener chez le médecin, pour éviter de le déranger à nouveau.

En voyant son état, Muriel a appelé cette "responsable", pour exiger que l'AVS l'amène chez le médecin. L'AVS, restant à nouveau en salle d'attente n'a pas pu aider Rom à s'exprimer sur ses douleurs, à parler. Le médecin n'a rien prescrit, à part un laxatif qu'il avait déjà prescrit la 1ère fois.

 

Sept ou 8 mois ont passé : des mois pendant lesquels Rom appelait au secours, essayait de joindre les personnes payées pour l'accompagner. Des mois pendant lesquels son cancer a métastasé vers le foie.

 

Véronique, une amie habitant Paris et qui le soutenait dans son quotidien depuis des années, malgré la distance, a fait venir Rom de Orléans à Paris pour voir son médecin personnel.  Elle ne s'est pas contentée de rester en salle d'attente.

Là où son AVS attendait que Rom ait le désir de s'exprimer et renseigner le médecin sur ses douleurs, elle a fait l'interlocuteur entre les deux ; elle demandé des examens complémentaires.

Le cancer a été diagnostiqué. Enfin..

 

 

Pauline Denis et sa responsable, Stéphanie Valette,  n'ont jamais demandé des nouvelles de Rom suite à son diagnostic. Elles ne sont jamais allées le voir durant ses 2 mois et demi d'hospitalisation. Pendant tout ce temps, Pauline Denis était rémunérée par l'état... C'est Véronique qui a du les informer du décès. Elles ne sont pas venues à l'enterrement.

 

 

Comme le disait si bien Rom dans sa chanson, elles l'ont considéré comme une chose. Elles ont pris de haut les informations que Véronique leur apportait sur le handicap de Rom. Au lieu de l'écouter, elles ont persisté dans cette approche de l'autisme qui consiste à attendre que la personne autiste ait le désir de ...de quoi ? de ne plus être autiste ?

 

Aujourd'hui, Véronique écrit au médecin de la MDPH d'Orléans. Vous pouvez lire sa lettre ici.  

 

Rom a été négligé, en tant que personne, en tant qu'être humain.

Il était en danger, et les personnes censées l'aider ne l'ont pas assisté.

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 10:42

Témoignage d'une psychomotricienne sur le forum de Doctissimo

 

 

Je souhaiterais aborder le sujet de la formation des psychomotriciens concernant l'autisme. Il est de notoriété publique sur ce forum que toutes les écoles ne se valent pas en matière d'enseignement.

Je suis moi-même diplômée de l'école de Lille. Et de ça, je ne tire vraiment aucune fierté, bien au contraire. Si j'avais su qu'il existait de telles différences entre les écoles avant d'y entrer, j'aurais été passer le concours à Toulouse.

J'ai du supporter pendant 3 ans une panoplies d'inepties, des théories farfelues sans aucun fondement, et ce surtout dans le domaine de l'autisme. En 3 ans, nous avons eu quelque chose comme 1h de cours sur les méthodes ABA et TEACCH, et c'était sans grande conviction.

D'ailleurs, l'autisme était assez peu abordé, ce que j'ai trouvé fort dommage.

 J'ai été en stage dans un CMP, et la psychomotricienne était contrainte de faire de la pataugeoire, alors même s'il y a moyen d'utiliser l'outil physique (le bassin) sans y associer les théories, le bât blesse lors des réunions de synthèse où les vidéos de séances étaient reprise par un professeur D. souvent mentionné.

J'ai rencontré énormément de professionnels fermés à toute ouverture et je voulais donner un point de vue de jeune professionnelle pour témoigner du fait que le malaise n'est pas ressenti que par les parents

J'ai remarqué que certains parents fuient les psychomotriciens de notre école, ou des autres écoles enseignant majoritairement selon les théories psychanalytiques.

Heureusement, je ne suis pas du genre à gober tout ce qu'on me dit sans remettre en question la "science" citée et j'ai recherché un peu partout des renseignements, des témoignages de familles, j'ai notamment beaucoup fréquenté ce forum.

 

A la fin de mes études, je n'ai pas pu me résoudre à postuler dans les CMP et hôpitaux de jour du Nord de la France, de peur que les cadres tentent de m'imposer leurs théories à la noix et me forcent à faire du packing et de la pataugeoire.

 

Aujourd'hui, je cherche des solutions de formation pour pouvoir à nouveau travailler auprès d'autistes, pour pouvoir acquérir une expérience qui me manque terriblement.

Mais je souhaitais également poster ce message, pour que les familles qui nous fuient réalisent également que nous ne sommes pas que des "psychomotriciens de Lille" et qu'avoir été dans cette école ne signifie pas être d'accord avec ce qui nous a été enseigné.

Je vous remercie tous d'avoir contribué à ce que je garde une ouverture d'esprit sur ce sujet, de m'avoir permis de ne pas être aveuglée par les principes sans fondement qu'on tentait de m'inculquer. Et j'espère que ce sujet me permettra d'échanger plus directement avec vous, notamment sur les attentes que les parents ont envers la psychomotricité. Parce que pour moi il ne peut y avoir de prise en soin d'un enfant sans concertation avec les parents.

 

 

Une jeune psychomotricienne.

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 19:53

Au docteur Hervé Bentata, qui répond à un interview le 19 Mars dans le site "non-fiction"

 

     

Qui sommes nous ?

 

Nous sommes des individus avec un cerveau qui fonctionne différemment du votre.

Nous avons des compétences que vous n'avez pas. Malheureusement vous n'êtes pas encore assez évolués pour les reconnaitre, nous aider à les exploiter et pour apprendre de nous.

Nous devons apprendre de vous, car nous voulons vivre parmi vous.

Votre façon d'être, vos façons de communiquer ne nous sont pas intuitives. Nous avons besoin d'apprendre , ce qui pour vous est inné.

Nous avons besoin d'être à l'aise avec que ce qui est inné pour vous : nous avons besoin que l'on nous apprenne comment faire, comment nous comporter, pour ne pas que l'on se sente rejetés, moqués par ce qu'on ne sait pas faire, ou mal faire.

 

 

De quoi avons nous besoin concrètement ?  

 

Une différence importante entre nous et vous, c'est que comme beaucoup de choses ne sont pas spontanées, il nous faut les répéter souvent. C'est ce que vous appelez du dressage : apprendre à un enfant comment réaliser une consigne complexe en l'apprenant étapes par étapes.

 

  • Vous avez appris à écrire en répétant des lignes de lettres, car l'écriture n'est pas spontanée pour vous.
  • Nous apprenons à nous comporter, parler, laver, s'habiller, en répétant les différentes étapes jusqu'à ce que ça soit "intégré', qu'on n'ait pas trop à réfléchir. Car ce n'est pas spontané pour nous.

 

Nous apprenons, dans un programme ABA par exemple,  à gérer nos émotions et à les exprimer, à jouer, à interagir, ..à être.  Cela nous rend moins stressé car petit à petit nous avons des outils qui nous aident à vous comprendre. Nous ressentons moins le besoin de contrôler l'environnement car nous pouvons le comprendre, le gérer autrement.

   Nous avons BESOIN qu'on nous apprenne comment faire : nous sommes CAPABLES d'apprendre.

 

 

De quoi n'avons nous pas besoin concrétement ?  

 

Ce que vous proposez ( thérapie psychanalytique ) ne nous convient pas. Vous avez des idées toutes faites, des idées qui viennent des théories sexuelles des psychanalystes. Vous interprétez nos moindres faits et gestes en essayant que ça rentre dans vos idées reçues. 

Pendant ce temps, vous nous laissez nous automutiler par ce que on ne sait pas quoi faire d'autre et que c'est sécurisant pour nous.

Pendant ce temps vous n'êtes pas avec nous.

Vous êtes seulement avec vos idées reçues. Vous ne vous comportez pas en individu voulant entrer en relation avec nous. Vous savez qu'entrer en relation avec nous pourrait modifier nos comportements, et vous ne le voulez pas : vous voulez que ça vienne de nous. Si on ne nous apprend pas à intéragir et communiquer, nous continuerons à crier, taper, nous auto mutiler, car nous ne saurons faire que cela.

Nous n'evoluerons pas avec vous. Mais peut être est ce que vous voulez ?

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:41

Elsa, 22 ans, autiste Asperger

 

elsa.jpg

 

 

Ma fille, a appris seule le piano il y a 3 ans.

La voici aujourd'hui, jouant Beethoven, sonate en Fm, opus 2,N°1, prestissimo

C'est peut-être anecdotique, mais toujours est-il que personne ne l'a beaucoup aidée à s'en sortir.

 

Je ne raconterai pas son histoire, c'est à elle de le faire si elle le souhaite et à qui elle veut. Je ne dirai pas non plus que j'ai été une mère modèle. Elle se faisait des scarifications à l'âge de 13 ans et je ne les ai pas vues. Il faut dire que je frappais avant d'entrer dans sa chambre et que je n'entrais pas dans la salle de bain quand elle prenait sa douche. Donc, je ne les ai pas vus, ses scarifications. J'ai vu son malaise. Seulement son malaise.

 

Je dirai que les psychiatres, psychanalystes et psychologues que j'ai rencontrés ne m'y ont pas beaucoup aidé et n'ont pas diagnostiqué sa particularité avant ses 22 ans (et encore, c'est elle-même qui fit la démarche !!).

 

Je lui fit rencontrer une psychologue dès l'âge de 7 ans. Nous venions de nous séparer son père et moi et je souhaitais qu'elle bénéficie d'un soutien extérieur pour traverser cette période de rupture.

C'était aussi une enfant solitaire, qui ne parvenait pas à se faire des ami-e-s, et qui élevait des escargots dans sa chambre.

 

J'ai eu droit depuis sa prime enfance jusqu'à sa majorité à ces divers diagnostics ( j'ai même eu droit à un "signalement" pendant un an car je refusais de l'amener aux urgences psychiatriques - ce que j'ai dû faire sinon je risquais jusqu'au placement en tant que "mère indigne" -> assistante sociale appelée par son collège ) :

- à 3 ans : une puéricultrice me signale qu'elle a des problèmes psychomoteurs, mais ne sait pas d'où cela vient. Et me dit que de toute façon elle est très intelligente (alors, y'a pas de quoi s'inquiéter ma brave dame).

- à 7 ans : c'est une artiste ! -> une psychologue

Puis,à l'adolescence :

- c'est une dépression -> un psychiatre

- c'est une borderline -> un psychiatre

- attention elle est au bord de la psychose -> un psychiatre

- elle doit prendre des neuroleptiques -> un psychiatre

- elle doit être enfermée à la clinique de Tournon (centre d'horreurs que je déconseille à tous les bordelais)

- "Vous être des parents INCONSCIENTS et IRRESPONSABLES, c'est vous qu'on devrait enfermer !" -> une psychiatre chef de service quand je signais une DEROGATION pour la SORTIR URGEMMENT de la clinique psychiatrique dans laquelle elle était enfermée depuis quelques jours sur ordre d'un autre psychiatre. On la bourrait de neuroleptiques. Sa voisine de chambre faisait tentatives de suicide sur tentatives de suicide. Et les gens dans le couloir déambulaient en bavant. Bref, je ne pensais pas qu'elle irait beaucoup mieux dans cet environnement. Donc on l'a sortie (nous fûmes d'accord avec son père, cette fois).

 

- J'ai oublié aussi de dire que son père est venue la chercher entretemps pour la confier à sa soeur. Il pensait que tous les problèmes d'Elsa venaient de moi (il a trop lu d'ouvrages psychanalytiques, certainement).

 

Ensuite, j'ai pu la faire intégrer un centre de jour dans lequel se trouvaient mêlés des ados en mal de vivre : toxicomanes, en fugue, suicidaires, etc... pour qu'elle puisse d'une part poursuivre sa scolarité, d'autre part rentrer à la maison tous les soirs.

Aujourd'hui, ça va mieux.

 

Cette année c'est l'année de l'autisme en France.

 

Nous sommes très en retard et le traitement des enfants autistes est une honte.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 09:12

Je suis un jeune adulte autiste de 23 ans. Jusqu'en 2009, je n'étais pas diagnostiqué,j'ai été rangé dans la catégorie des dysarmoniques évolutifs. Mes parents ont su que j'étais autiste en regardant Ray Man notamment pour les regards aux plafonds, le manque d'habilité sociale, les difficultés pour communiquer.

 

J'ai traversé toute ma vie,sans fautes scolaires,sans aucun aménagement spécifique jusqu'en 2008.Du primaire jusqu'au Baccalauréat tertiaire option comptabilité et finances, en passant par le brevet des collèges, l'énergie familiale a permit un bon investissements scolaire et à compenser le rejet social persistant.

 

Quand j'ai commencé mon cursus d'expertise comptable en classe préparatoire, mes difficultés se sont aggravées et même répétées : je suis parti chercher mes réponses un peu partout.

Je suis allé de cabinets de psys en psys,aucun n'a pu me diagnostiquer,me confortant ainsi face à un mur d'échec.

 

Que ne fut pas ma surprise quand je découvris sur internet l'existence du syndrome d'Asperger. En lisant l'article en question, c'était mon portrait tout craché et c'était plus ou moins le corollaire après ma naissance prématurée. Vent ensuite le livre de Tony Attwood, Ben X. Le diagnostic s'établira au CRA de Limoges,après une lettre récapitulative de mon parcours.

 

En même temps que mon diagnostic se précisait et que mes parents et moi même déculpabilisions,il a fallu mener de front le deuxième semestre. Dans la foulée,j'ai pu me trouver un stage chez une experte comptable bienveillante.

 

Conscient que le diagnostic et la reconnaissance MDPH n'était qu'une étape,il me fallait me trouver un endroit ou je puise poser des questions et progresser. J'ai pu ainsi connaître l'association SAtedi ou j'ai connu le président. La particularité de SAtedi : ceux qui décident sont TED et non pas NT ( Neurotypique, non autiste ) comme dans une majorité d'associations en France.

 

Au gré de mon acceptation,les examens se passent grâce à un tiers temps précieux pour les écrits. Le stage est un franc succès au prix d'un investissement intensif. Mon réseau s'enrichit du docteur Macé : spécialiste national du Syndrome d'Asperger.

 

Ma deuxième année se poursuit avec ses exigences d'assiduité et de travail accru. Je m'accroche autant que je peux, je met en place des stratégies très strictes pour me forcer à suivre le rythme. Le jeux vidéo call of duty modern warfare 2 ainsi que quelques musiques adéquates avec du sport arriveront à me faire passer le cap du 1er semestre. J'arrive même à faire mieux au deuxième semestre. Coup de maître de ma part,les UV les plus difficiles sont validés avec 10.75 points d'avance notamment en finance d'entreprise,comptabilité approfondie,droit des sociétés. L'informatique est validé au prix d'un travail acharné à l'aide de livres spécialisés. Je réalise mon stage dans un grand cabinet d'audit ou je me perfectionne un peu plus dans la tenue de comptabilité pendant un mois.

 

Quand à ma troisième année,elle se poursuit avec quelques turbulences: un enseignement en contrôle de gestion défaillant,un mémoire prenant et exigeant(ça use la finance),les évènements dans le monde arabe. L'environnement familial est un peu perturbé suite a certains choix de ma grande soeur.

 

J'arrive à valider mes derniers écrits au prix d'une préparation intensive et détaillée. Ma soutenance se passe très bien.

 

Je me met ensuite à chercher un contrat de professionnalisation pour mon master en comptabilité : les entreprises contactés se défilent tous par un "nous ne pouvons pas y donner une suite favorable".

Ce revers me déçoit et me met en colère : pourquoi moi, Asperger,je n'aurais pas de contrat alors que les autres ,neurotypiques,en auraient un?

 

Je dois me rendre à l'évidence:mon CV doit être revue et ma stratégie changée : la haute vienne ne peut pas répondre à mes demandes. Je vais alors sur des grandes villes, notament la région parisienne. Je démarche plusieurs écoles,j'obtiens plusieurs entretiens qui ne seront pas concluants pour diverses raisons" trop qualifié pour le poste", "pas le profil adéquate",etc...

 

J'essaie alors de me chercher un emploi de comptable. Je démarche plusieurs entreprises en faisant de nombreux allers et retour à Paris. Je tiens face aux tests de recrutements et aux consultants RH. Mais l'opérationnel ne me veut pas. Soit je suis trop spécialisé en finance,soit je ne suis pas assez expérimenté,soit on a préféré des candidats internes. J'ai été démarché lors de la semaine de l'emploi et du handicap ainsi qu'après l'évènement handiday.

 

J'essaie aussi la voie contractuelle du ministère des finances publics. Dix candidatures pour deux réponses positives et huit refus. J'apprend d'ailleurs que la majeur partie des postes sont pourvus par le concours.

 

Je n'ai pas parlé d'Asperger,ni d'autisme lors des entretiens.

 

Et puis je me suis trouvé un stage au service comptable d'une entreprise de santé que ma mère connaît via son travail de médeçin.

 

Que dire sur les traitements proposés?

 

D'une façon générale, j'observe beaucoup de gesticulations.

Des gesticulations de la part des tenants de la méthode psychanalytique,prouvée pour être inefficace depuis trente ans, invalidée internationalement, et qui plus est très coûteuse.

Des gesticulations des autres qui veulent dresser les autistes via des méthodes comportementales, pour se conformer à des normes.

Ces gesticulations ne permettent ni un débat serein,ni aux uns et aux autres de s'y retrouver. Mon expérience me démontre qu'avec un Syndrome d'Asperger, le travail sur le comportement ne doit pas être l'objectif. Il faut aussi que la personne s'épanouisse, exprime son potentiel, tout en arrivant à être avec les autres et non pas contre eux.

 

Je me souviens très bien de ces périodes déprimantes ou l'aspect comportemental était un objectif et le reste était ignoré. Il me fallait alors faire la distinction entre ce qui relève effectivement des impératifs sociaux et des impératifs personnels. L'arbitrage n'est pas évident surtout lorsqu'on est habitué au déni de soi même et aussi des autres.

 

La lecture d'ouvrages de sciences humaines peut aider pour comprendre pourquoi le monde d'aujourd'hui en est où il en est. Pourquoi nous demande-t- il en permanence de nous adapter sans nous permettre pas d'utiliser nos potentiels pour nous valoriser?

 

C'est ce que nous semble être ce monde,en apparence impitoyable et injuste. J'utilise alors ma curiosité,ma spontanéité pour découvrir les autres facettes : un monde qui évolue plus vite, des codes variables, certaines caractéristiques encore conservés.

 

Je me suis aussi tellement ouvert pour me confronter à la réalité que je me sens moins en retrait. Bien sûr mes traits qui font de moi quelqu'un quelque part "spécial" n'ont pas trop disparu.

 

Je suis arrivé là grâce à ma volonté d'aller de l'avant et de vivre et aussi grâce à mes parents,ma famille. Sans volonté ni envie de vivre malgré les nombreuses embûches,je en serais pas en vie aujourd'hui. Sans famille et parents actuel ? Peut être que j'aurais eu une vie sociale plus riche mais moins de possibilités scolaires...

 

Peut être que j'aurais été dans un autre pays ou qui sait un autre destin m'aurait attendu.

 

Quoi qu'il arrive,je veux vivre même neuro-atypique. Je ne vais pas céder aux embûches,ni aux caprices de la défaite,du renoncement. Je vais continuer de faire valoir mes intérêts d'aller de l'avant. Jusqu'a nouvel ordre en France,nous ne vivons pas en dictature. Dieu merci, si les hommes ne sont pas assez fou pour se massacrer entre eux, je ne risque rien. Tout au plus des réticences du monde du travail mais je les briserai avec de l'aide,c'est certain.

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:05

J'ai lu hier dans l'express un interview du Psychiatre Hervé Bokobza, fondateur du collectif des 39

 

     Extraits de réponses commentées

 

  • Ces ( parlant des associations de parents) opposants sont en réalité très minoritaires et extrêmement militants.

 Nous sommes 200 associations, regroupant 30 000 familles. Nous sommes militants car nous ne voulons pas que notre enfant ait le même avenir que les enfants d'hier qui sont passées dans les mains des psychanalystes, et qui sont aujourd'hui en HP sous neuroleptiques, dépendants de tout, vulnérables.

  

  • Ils sont manipulés par le lobby des comportementalistes.

 Quelles preuves avez vous, sur quoi vous basez vous ? C'est de la diffamation.

  

  • ...des méthodes extrêmement violentes, importées des Etats-Unis[...] C'est du dressage.

Voila des propos extrêmement violents, et calomnieux. Allez voir des vidéos de cette méthode de jeux  dont vous parlez, et dites moi où est la violence ?

 

  • Ces professionnels jouent sur l'illusion.

 Ces professionnels apprennent aux enfants à être autonome, à ne pas se rouler par terre ou s'automutiler, à lire, à gérer leurs émotions...est ce que ces faits sont illusoires?

 

  • ...si les parents satisfaits de la psychanalyse ne s'expriment pas, c'est qu'ils ont honte

Honte d'avoir un enfant autiste ? Mais pourquoi auraient ils honte, ils n'en sont pas responsables. à moins que vous leur fassiez croire le contraire ? 

 

  •  Ces gens-là ne se posent aucune question concernant leur enfant. Ils refusent, par exemple, qu'on leur demande s'ils l'ont vraiment désiré.

 Encore de la calomnie, voire insulte....et pourquoi devrait on répondre à une question pareille ? Quel rapport avec le syndrome de l'autisme ?

 

  • C'est dans la relation avec l'enfant qu'il se passe quelque chose. Or cette relation n'est possible qu'avec la psychanalyse.

Relation du genre " poser ses fesses à coté de l'enfant et attendre qu'il se passe quelquechose." ? Du genre à attendre que l'enfant désire sortir du monde dans lequel il est ? Les psychothérapeutes non psychanalytiques ne peuvent pas avoir une relation avec l'enfant ? Et les parents, ils n'ont pas de relation ?  Vous affirmez des choses, en demandant qu'on vous croit. Vous vous prenez pour dieu ou quoi ? On vous a cru pendant des années, on voit ce que ça donne aujourd'hui en regardant les adultes.

 

  • Nous allons rentrer en résistance

Des personnes qui noyautent tout un système ( de santé ) et qui font pression régulièrement sur les parents, je n'appelle pas cela de la résistance, j'appelle cela de l'oppression. et nous, parents, continueront de résister, oui, résister, pour que notre enfant ait la possibilité de vous échapper.

 

  • La psychiatrie française, que le monde entier admire...

Alors là..il faut sortir de votre monde, il est temps.

 

 


 

Nous, parents d'enfant autistes et membres d'association, en avons plus qu'assez que nos associations représentatives soient assimilées au regroupement d'une élite de parents militants à la solde de lobbies comportementalistes. C'est de la diffamation !

Nous en avons plus qu'assez qu'on assimile le travail éducatif que les professionnels et nous parents menons pour aider nos enfants (à parler, à être propre, à manger avec une cuiller, à s'habiller seuls), à du dressage et à une forme de maltraitance. !

Nous en avons plus qu'assez qu'on attribue notre "problème" de parent d'enfant autiste à notre refus de parler du fait d'avoir désiré ou non notre enfant. Nous nous sentons insultés.

Tous ces propos sont honteux, prononcés par le porte parole d'un collectif de "médecins", donc de formation scientifique. Des médecins qui refusent d'être évalues.

C'est contraire au code de déontologie médicale.

Si ces personnes refusent la science, qu'ils aillent faire autre chose.

En attendant je demande aux associations de porter plainte pour diffamation

 

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 13:21

    Dans les articles des psychanalystes il revient souvent certains termes : voila des réponses à ces termes

 

  http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3323  et http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3318

 

 

  • Un travail de lobbying intensif, relayé sans filtre par la plupart des médias.

 

Voici dans cet article la revue de presse et blogs depuis le 13 Fevrier : en bleu les articles favorables à la psychanalyse. On peut y voir quand même pas mal de bleu...

Essayer de dénoncer du lobbying médiatique de parents, cela relève plutôt de culot, quand on regarde ce que le lobbying psychanalytique a réussi à faire ces 10 dernières années dans les domaine de la science et de la liberté d'expression. Hum c'est quoi le proverbe déjà, "il vaut mieux balayer devant sa porte avant de regarder celle du voisin ?"

 

 

  • Tourmente 

 

 Euh oui en effet, les parents, informés de comment leur enfant serait traité ailleurs, en ont un peu marre là que leur pays ait 40 de retard. Si l'erreur est humaine, le fait que vous soyez incapable de les reconnaitre laisse planer le doute sur votre humanité.

Tourmente encore, car la profession de psychanalyste n'a aucune règle a respecter, contrairement à toute autre psychothérapie ( grâce à votre lobbying ) : ainsi ils peuvent choisir de ne pas faire évoluer leurs pratiques quelles que soient les avancées scientifiques, comme l'affirme E Laurent dans le film "le mur". *

Le retard français s'accumule, puisque la majeure partie des enfants sont traités par une approche psychanalytique. Finalement le seul moyen de faire évoluer les choses est malheureusement d'en arriver à proposer une loi visant à exclure cette pratique.

 

 

  •     Psychiatrie relationnelle

 

"Poser ses fesses, somnoler et attendre qu'il se passe quelque chose" ( Danon-Boileau dans "le mur")...euh oui drôle de relation !

 

 

  •     Pouvoir de nuisance, police de la pensée  diktat, négationnisme 

 

 Et bien allons y ! Vous qui dirigez les postes clé dans les universités, fac de médecine, hôpitaux, éducation, vous qui empêchez les DU et master non psychanalytiques de s'ouvrir, vous qui mettez tant de pression à vos collègues qui ne partagent pas vos convictions, au point qu'ils n'osent même plus signer une pétition ni témoigner même anonymement...vous aurez du mal à passer pour des victimes ( car c 'est bien ce que vous voulez faire non ?) Quant à la police de la pensée...personne ne vous interdit de penser. On voudrait juste que vous arrêtiez de mettre en pratique sur des personnes autistes le fruit de vos pensées, et c'est très différent. Allez donc exprimer vos pensées en fac de Philo, plutôt que faire des expériences avec nos enfants.

 

 

  •     Discipline ( psychanalyse ) ouverte sur l’altérité, ouverte sur tous les autres champs du savoir    

 

    * "Le dialogue avec les neurosciences c’est pas simplement nous-mêmes nous informer des résultats et faire valoir que cela ne change pas notre pratique fondamentale, l’orientation de notre pratique," E Laurent , psychanalyste

    Ouverture, ou dialogue de sourd ?

 

    "Dans le monde francophone, l’envahissement par les techniques cognitivo-comportementales est un envahissement nouveau. Récent, mais très présent actuellement, la psychanalyse se bat contre cet envahissement. Un certain nombre de collègues notamment Jacques Alain Miller ont pris la tête de cette lutte, de ce combat,"A Stevens, dans "Le mur" de Sophie Robert

Non, svp ne me dites pas que Sophie Robert forcé Alexandre Stevens à dire ces phrases ( d'ailleurs ne serait ce pas la dernière phrase qui lui vaut son procès ? )

 

 

  •     Carcan étouffant  

 

Et bien oui, plus on connaît un syndrome, mieux on le caractérise, avec précisions et détails....vous voudriez qu'on reste à dire que l'autisme est un vaste fourre tout ? Cela vous permettrait d'expérimenter tout et n'importe quoi peut être ?

 

 

 

  • Comment expliquer alors que les associations prennent justement pour cible ceux des pédopsychiatres et psychanalystes qui pratiquent et promeuvent depuis de nombreuses années une approche « intégrative », associant les neurosciences, le comportementalisme et la psychanalyse ?

 

Très simple : du fait du procès contre l'état Français par Autisme France, qui conclue à un gros retard en matière d'éducation, du fait que la France est régulièrement pointée du doigt pour son retard en matière de prise en charge, notamment la trop grosse proportion de prise en charge psychanalytique, qui explique le retard Français, des psychanalystes prennent le parti, pour calmer les parents et aussi par ce qu'ils n'ont pas vraiment le choix, de rajouter un peu d'éducation de comportementalisme. Les parents ne sont pas dupes et savent que cette démarche est de la poudre aux yeux, pour garder le monopole de la prise en charge des personnes autistes en France.
 
 
  • Un grand nombre d’enfants autistes sont condamnés à passer le plus clair de leur temps à domicile car ils sont trop en difficulté pour être accueillis à l’école ordinaire et ne trouvent aucun établissement qui puisse les accueillir. Un grand nombre d’entre eux sont contraints de partir dans des établissements en Belgique.

 

J'appelle cela de la provocation, quand on sait que les familles envoient leurs enfants en Belgique pour qu'ils évitent d'être en institution psychiatrique avec approche psychanalytique, une approche si humanisante et cherchant des solutions au cas par cas. Apparemment les solutions ne sont pas trouvées les parents sont obligés d'exiler leur enfant en Belgique.
 
   

 

  • ’Aspect normatif du comportementalisme
   
   Questions : que faites vous si un individu hors norme vous frappe dans la rue, par ce que personne ne lui a appris à se comporter autrement que comme cela ? Comment réagissez vous si un adulte commence à se masturber devant vous dans la rue, par ce que personne ne lui a appris que ce comportement était inadapté ? oui, inadapté ?
On vit en société, et il ya des règles à respecter, sinon on se taperait dessus en permanence. Pourquoi est ce si mal vu d'apprendre des règles à un enfant autiste ? On apprend bien la politesse aux enfants ordinaires, on leur apprend à bien se comporter en classe, lever le doigt etc...vous êtes contre ?
Question : laisser un enfant ou adulte faire n'importe quoi, le laisser baver et étaler sa bave sur vous, le laisser hurler, se mettre tout nu vous croyez que c'est lui rendre service pour plus tard ? Un programme ABA qui viserait à arrêter un des comportements que j'ai décrit,  est ce inhumain ?
Vous qui parlez d'humanisme qu'est ce que votre humanisme a apporté aux enfants autistes d'hier qui ont bénéficié de vos pratiques ?
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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 21:09

Voici, dans le lien en fin d'article, l’arrêt complet de la cassation gagnée en juin 2011 par Annie Beaufils, maman solo et femme de ménage de Joeffrey, jeune adulte autiste profond, habitant en Lozère.

  

Cette maman a porté plainte car rien n"était proposé à son fils, à part des ingestions massives de neuroleptiques.

 

Annie Beaufils a subi des pressions incessantes pendant des années de la part de pedopsychiatres qui ont abusé de leur pouvoir en pensant qu'elle serait incapable de se défendre.

 

Les administrations l'ont menacée de lui retirer l'autorité parentale.

Elle a fait une grève de la faim pendant 33 jours pour que son enfant ait une place.

 

Ne sachant plus que faire, elle a finalement attaqué l’état en justice et a gagné en Juin 2011.

 

L’arrêt très important reconnaît que l’état a l’obligation non seulement de moyen mais de résultat dans la prise en charge de l’autisme.

 

Le fait de ne pas avoir bénéficié d'une prise de soin adéquate a eu pour conséquence que son enfant a été reconnu comme étant victime de maltraitance.

 

Par ailleurs la maman a été reconnue comme victime de maltraitance, de la part de l’institution psychiatrique. Elle et son fils vont recevoir des dommages et intérêts assez importants.

 

Tout est résumé dans l’arrêt Annie et son avocat ont donné leur accord pour diffuser largement.

 

N'hésitez pas à vous en servir 

 

https://picasaweb.google.com/100095587500375682952/CassationAnnieBeaufils#5719097897321370978

 

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