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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 20:22

 Réponse d'une maman française à des justifications d'une étudiante favorable à la psychanalyse dans la prise en charge de l'autisme

 

Un reportage sur les classes inclusives en Belgique est visible ici 

 

"Je vais vous raconter une histoire, celle de mon fils, qui à près de 5 ans, ne parlait pratiquement pas, n’était propre ni de jour ni de nuit, et ne s’alimentait que de « Petit Gervais ».

 

Il ne savait même pas que j’étais sa mère, puisqu’il appelait « maman » toutes les femmes de ma tranche d’âge.

Je communiquais mieux avec n’importe quel bébé rencontré dans la rue.

En 3 mois dans une école spécialisée belge, il parlait couramment, il était propre, il mangeait des aliments solides, il croisait le regard, il communiquait enfin vraiment. Oui, il a connu les « renforçateurs », ce « dressage », comme disent certains. C’est cependant cela qui nous a permis à tous de vivre dans le même monde, alors que nous vivions dans des mondes séparés. C’est la clé qui a ouvert la pièce où il était enfermé, et il y a belle lurette que la porte est ouverte et ne se referme plus : plus besoin de clé depuis longtemps.

 

J’ai eu le privilège rare d’assister une deuxième fois à la naissance de mon fils, en trois fois moins de temps qu’il en faut pour une grossesse.

 

Il y avait si peu de différences avec les autres Français : seulement une frontière à passer.

Quelle chance j’ai eue d’épouser un Belge.

 

Au bout de presque 3 ans, il a changé d’école puisque celle-ci n’intervenait que pour les déficiences intellectuelles et qu’il avait rattrapé tout son retard. Il est allé dans une autre école spécialisé, qui intervenait pour les enfants à besoins spécifiques mais aussi sans déficience intellectuelle.

Au bout d’un an, il a rejoint une classe réellement inclusive (un groupe d’enfants à besoins éducatifs particuliers dans une classe ordinaire dans une école ordinaire). Il est maintenant non seulement le meilleur élève de son école, mais aussi le meilleur élève de primaire de la fédération Wallonie/Bruxelles.

 

En France, il aurait été dans un Hopital Psychiatrique de jour, s’il y avait eu de la place (rien que le fait qu’il ne soit pas propre). Parlerait-il couramment à l’heure qu’il est, serait-il propre, mangerait-il normalement ? 

 

Ce n’est pas le seul. La deuxième école dont je parle a eu autant de réussite avec un enfant atteint de forme grave d’épilepsie, qui était au même stade que Wolfgang à 5 ans. Aujourd’hui, il poursuit ses études dans un collège des plus prestigieux de Belgique où il est l’un des meilleurs éléments.

 

Il n’y a pas qu’eux. Alors, vous reviendrez me parler des succès de la psychanalyse quand vous en aurez de semblables avec la seule psychanalyse, sans vous abriter derrière un éclectisme alibi. Donnez-moi la part de réussite de la psychanalyse seule pour prouver qu’elle est efficace dans l’intervention pour l’autisme"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 09:57

censure-sophie-copie-1.jpg  

    Article écrit par KOllectif7Janvier

 

  • 2002

 

Jacques Bénesteau publie Mensonges freudiens : histoire d'une désinformation séculaire en Belgique suite au refus de 14 éditeurs français. Ce résultat d'un travail de recherche colossal qui s'appuie sur plus de 730 éléments de référence est ignoré par la grande presse littéraire française mais recevra pourtant en mars 2003 le prix de la société française d'histoire de la médecine (SFHM). Cet évènement sera suivi de plusieurs critiques d'Elisabeth Roudinesco, notamment une sous la forme d'un article dans Les Temps Modernes intitulé "Le club de l'Horloge et la psychanalyse : chronique d'un antisémitisme masqué" pour lequel Bénesteau lui intentera un procès en diffamation. Les juges ne sauront pas se prononcer sur le fond en raison de propos de l'accusée qu'ils jugeront insuffisamment précis : la procédure sera alors considérée comme juridiquement nulle. Ceci sera considéré comme une victoire par de nombreux psychanalystes et une bonne partie de la presse française.

 

 

 

  • 2003, le 8 octobre

 

L'amendement proposé par le député et médecin Bernard Accoyer est adopté à l'unanimité par l'Assemblée Nationale. Celui-ci vise à réglementer l'usage du titre de psychothérapeute, et notamment à le limiter aux médecins et aux psychologues. Après plusieurs révisions, cet amendement devient la loi du 9 août 2004 qui dispose que la liste des personnes habilitées est étendue aux psychanalystes, alors que le titre de psychanalyste n'est protégé par aucun diplôme. Le décret ne paraîtra que le 9 Juin 2010, soit : 6 ans plus tard et permettra l'inscription au registre national des psychothérapeutes sous condition d'une formation théorique et pratique de psychopathologie. De cette formation seront partiellement dispensés les psychanalystes, à condition d’être inscrits dans une société de psychanalyse et d’avoir un master de psychologie ou l’équivalent, et ce malgré la non réglementation de leur titre.

 

 

 

  • 2004, le 26 février

 

L'expertise collective de l'INSERM intitulée "Psychothérapies : trois approches évaluées" est rendue publique, trois ans après avoir été demandée par la Direction Générale de la Santé et deux associations de patients (UNAFAM et FNAPSY). Les résultats sont en défaveur de la psychanalyse dont l'efficacité se révèle notamment inférieure à celle des thérapies cognitives et comportementales. Invité par Jacques-Alain Miller au septième forum des psys qui se tient le 5 février 2005, le Ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy annonce que le rapport sera retiré du site officiel du Ministère de la Santé et que les psychanalystes n'en entendront plus parler. Il sera toutefois maintenu sur le site de l'INSERM, puis traduit en anglais et connaitra un succès inespéré.

 

 

 

  • 2005, le 1er Septembre

 

Un collectif de spécialistes de la psychanalyse (historiens, philosophes, psychiatres etc.) de dix nationalités différentes dirigés par Catherine Meyer publie Le livre noir de la psychanalyse : vivre, penser et aller mieux sans Freud, un ouvrage critique destiné au grand public et dont les récits sont solidement étayés par des démonstrations et des preuves vérifiables. Le jour même de sa sortie, Le Nouvel Observateur propose un dossier intitulé "Faut-il en finir avec la psychanalyse ?". Son rédacteur en chef François Joffrin déclarera par la suite qu'Elisabeth Roudinesco l'avait encouragé à "passer sous silence cet ouvrage", à "remplacer les extraits prévus par un long entretien avec elle", qu'elle avait refusé de débattre avec un quelconque auteur de ce livre qu'elle considérait comme "politiquement louche" et "à la limite de l'antisémitisme". Elle finira par reconnaître que l'ouvrage "n'avait aucune trace d'antisémitisme et qu'il pouvait aller au débat". Le livre noir se vendra à 50 000 exemplaires et sera traduit en chinois, en espagnol, en grec, en italien et en portugais (Brésil).

 

 

 

  • 2010, Avril

 

Michel Onfray publie Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne, un ouvrage critique rigoureux dans lequel il expose la religiosité psychanalytique et l'échec de Freud à constituer la science "dure" à laquelle il aspirait. L'auteur affirmera avoir été la cible d'insultes plus ou moins directes proférés dans les médias par les principaux représentants du mouvement psychanalytique : nazi, vichyste, pétainiste, compagnon de route des négationnistes, révisionniste, antisémite, défenseur de l'idéologie de l'extrême droite française, fils d’une femme de ménage racontant des ragots de femme de ménage sur la vie privée de Freud… Il accusera par ailleurs publiquement Elisabeth Roudinesco d’avoir passé un coup de fil au Président de la Région Normandie afin qu'il réduise, voire qu'il supprime les subventions du Conseil Régional à l’Université Populaire de Caen, créée et animée par le philosophe. Quelque mois plus tard, par l'intermédiaire d'une lettre ouverte adressée aux responsable de France Culture, un collectif de psychanalystes et d'enseignants demande l'interruption de la diffusion des conférences de Michel Onfray et qu'il soit mis fin au contrat qui le lie à la radio. Ceci n'empêchera pas le livre de se vendre à environ 100 000 exemplaires.

 

 

 

  • 2011, Septembre

 

Après 4 ans d'enquête (45 interviews dont 27 filmées), Sophie Robert dévoile son documentaire Le Mur : la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme dans lequel les psychanalystes sont invités à expliquer leurs théories et leurs pratiques en matière d'autisme. Estimant que leurs propos et leurs pensées ont été dénaturés, trois d'entre eux demanderont et obtiendront la saisie des rushes du film avant d'assigner Sophie Robert en justice et de réclamer l'interdiction du film ainsi que des dommages et intérêts s'élevant à 290 000 euro. Le 26 janvier 2012, Sophie Robert sera condamnée par le tribunal de grande instance de Lille pour "atteinte à l'image et à la réputation" de ces trois psychanalystes. Elle devra retirer du film les interviews incriminées et payer 36 000 euro aux plaignants ainsi qu'une astreinte de 100 euro par jour en attendant la procédure d'appel. Le film connaitra par ailleurs un succès notable à l'étranger et sera présenté lors d'un congrès ABA à Philadelphie.

 

 

 

  • 2012, le 13 février

 

Un journaliste de Libération se procure le rapport à paraître de la Haute Autorité de Santé sur les recommandations de bonne pratique dans la prise en charge de l'autisme. Le journal dévoile que les interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle sont classées dans la catégorie des "interventions non recommandées ou non consensuelles". Quelques semaines plus tard, après des négociations entre la HAS et des psychanalystes, la version définitive du rapport considère seulement ces approches comme "non consensuelles". Si les médias estiment qu'il s'agit d'une défaite historique pour les psychanalystes, les associations de parents devront continuer à lutter afin que les pratiques les plus adaptées soient mises en place dans le milieu scolaire.

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Bénesteau. Mensonges freudiens : histoire d'une désinformation séculaire. Mardaga, 2002.

 

 

 

O. Canceil, J. Cottraux, B. Falissard, M. Flament, J. Miermont, J. Swendsen, M. Teherani, J.M. Thurin. INSERM, Psychothérapie : trois approches évaluées, expertise collective, INSERM, 2004. URL : http://www.inserm.fr/content/download/1420/13020/file/psychotherapie_synthese

 

 

 

 

M. Borch-Jacobsen, J. Cottraux, D. Pleux, J. Van Rillaer, Le Livre noir de la psychanalyse : vivre, penser et aller mieux sans Freud, ouvrage collectif sous la direction de Catherine Meyer, Paris, Les Arènes, 2005.

 

 

 

Romina Bianco et Esteve Freixa i Baqué. "Elisabeth Roudinesco ou comment utiliser les médias pour discréditer les opposants à la théorie freudienne". Les cahiers psychologie politique [En ligne], numéro 11, Juillet 2007. URL : http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=622

 

 

 

 

Michel Onfray. Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne. Grasset, avril 2010.

 

 

 

Michel Onfray. "Roudinesco sur Onfray". Les ressorts du divan, 17 avril 2010. URL : http://onfray.over-blog.com/article-roudinesco-sur-onfray-48805922.html

 

 

 

 

Michel Onfray. La bêtise ne prend pas de vacances. Les ressorts du divan, 21 juillet 2010. URL : http://onfray.over-blog.com/article-la-betise-ne-prend-pas-de-vacances-54264098.html

 

 

 

 

Science & pseudo-sciences, Hors série "Psychanalyse : les dessous du divan". AFIS, n° 293, décembre 2010.

 

 

 

Esteve Freixa i Baqué. "Le pouvoir (pas le moins du monde occulte) des psychanalystes". Science & pseudo-sciences [En ligne], n° 293, hors-série Psychanalyse, décembre 2010. URL : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1540

 

 

 

 

Tribunal de grande instance de Lille. Ordonnance du jugement du 26 janvier 2012 condamnant Sophie Robert. URL : http://www.autistessansfrontieres.com/lemur-site-officiel.php

 

 

 

 

Eric Favereau. Autisme : les psys réduits au silence. Libération, 13 février 2012, URL : http://www.liberation.fr/societe/01012389570-autisme-les-psys-reduits-au-silence

 

 

 

 

Aude Lorriaux. Autisme : le packing condamné par la Haute Autorité de la santé. Le Huffington Post, le 08 mars 2012. URL : http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/07/autisme-le-packing-interdit_n_1327493.html

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 20:12

J’ai témoigné de mon parcours avec Léonard et des deux ans que nous avons perdus au CMP avec une psychologue qui s’intéressait uniquement à notre situation familiale (je suis mère célibataire), qui ne voulait pas nous donner de diagnostic car mon fils était soit disant trop petit (environ 4 ans) et qui prétendait de toute façon il ne faut pas mettre « une étiquette », ça ne sert à rien 

 

Maintenant je souhaite témoigner de mon histoire avec mon 2ème fils : car malheureusement la psychanalyse est encore intervenue dans notre vie.

 

Ismaël est mon second fils. Il est né 8 ans après Léonard.

Il est né parce que j’avais repris confiance en l’avenir : Léonard ayant une prise en charge satisfaisante, il progressait bien. Je pouvais être tranquille.

 

Bien sur, notre vie était ponctuée par les rendez vous que j’avais avec les différents intervenants de sa prise en charge, mais scolairement tout allait bien et il évoluait bien.

Son père était arrivé dans sa vie, leur relation était celle d’un petit bonhomme et d’un papa séparé et moi j’avais rencontré un autre homme. J’avais toujours eu envie d’avoir un autre enfant, alors yavépluka … !

 

Ismaël est arrivé et très rapidement son père et moi, nous nous sommes séparés.

 

Le père d’Ismaël a demandé une résidence alternée et je m’y opposais car Ismaël n’avait que 6 mois à l’époque et n’était même pas sevré !

Autant je ne suis pas contre une résidence alternée quand l’enfant a déjà un certain âge, que le père s’est toujours occupé de lui et que les parents ne « s’entendent » pas trop mal, autant dans notre situation (je suis en congé parental, le père travaille) nous ne nous parlons plus et Ismaël n’était qu’un bébé, alors je m’y opposais fortement !

 

J’ai eu la naïveté de me penser à l’abri des incompétents et des ignorants concernant l’autisme puisque Léonard avait maintenant une prise en charge avec des personnes connaissant l’autisme, mais non !

Je n’ai pas pensé que l’autisme de Léonard pouvait me porter préjudice.

 

Le père d’Ismaël a saisi le Juge aux Affaires Familiales du TGI afin d’obtenir une résidence alternée. Pour statuer sur le bien fondé de sa requête une expertise médico-psychologique a été ordonnée.

 

Voilà ce qu’une psychologue experte des tribunaux a écrit dans son expertise :

"L'autisme de Léonard semble un point extrêmement sensible; en effet, dans une attitude très défendue, Mme Hamon n'explique cette pathologie que dans sa dimension neurologique et génétique. Or, l'état actuel de la science n'exclut pas, dans la survenue de l'autisme, un trouble de la relation mère enfant. Nous ne sommes pas en mesure de poser la moindre hypothèse sur l'étiologie de cette pathologie pour Léonard, mais nous avons noté la véhémence, voire l'animosité, de Mme Hamon envers toute position théorique divergente de la sienne. Elle ne peut envisager le moindre questionnement sur son fonctionnement psychique et autour des liens instaurés avec son fils. Nous devons reconnaître ses bonnes dispositions maternelles mais elle est peut être trop exclusive en tant que mère.

Bien entendu, ce point n'est pas au centre de notre intervention, mais il nous a semblé révélateur du fonctionnement de Mme Hamon. Ainsi, à la suite de ce positionnement, s'est organisé un ensemble de comportements et d'intervention très actives voire militantes pour que Léonard soit suivi par des organisations spécialisées et qu'il reste scolarisé dans les établissements de secteur.

Nous voyons une analogie dans la façon dont Mme Hamon appréhende la maladie de son fils et la façon dont elle conçoit la paternité ... "

"Il (le père d'Ismaël) n’ose formuler ouvertement les angoisses qui le préoccupent : comment vont s'instaurer les liens mère enfant pour son propre fils et y a t-il des risques pour qu'il (Ismaël) développe une pathologie et des troubles du comportement tels ceux de son frère ?"

" Bien évidemment, nous ne risquerons pas à des hypothèses étiologiques quant à la pathologie spécifique de Léonard, mais il nous semble important de tenir compte des inquiétudes et des angoisses de Mr A (le père d’Ismaël), formulées à demi-mot, sur le développement psychologique de son fils."

 

Mon fils aîné est autiste alors je suis vue comme une mère pathogène, potentiellement dangereuse pour ses enfants !

 

J’ai souhaité la meilleure prise en charge pour mon fils : il est dans un sessad depuis 2007.

J’ai voulu qu’il soit scolarisé le plus « normalement » possible : depuis sa grande section de maternelle, il est accompagné d’une AVS.

Mon enfant est maintenant en CM2 et je suis vue (par cette psychologue) comme une militante  alors que je n’ai fait que de suivre la loi de 2005 concernant les enfants porteurs de handicap !

 

 

La résidence alternée d’Ismaël a été statuée par le JAF qui a suivi les préconisations de la psychologue et aussi parce que c’est la loi !

Ismaël vit en résidence alternée depuis ses 17 mois alors que même les psychanalystes (et même B.Golse) ne la conseillent pas avant 4 voire 6 ans.

Mais c’est vrai qu’ils ne parlent pas des enfants des mères qui ont des enfants autistes.

Bien évidemment, le père d’Ismaël connaissait les divergences de « points de vue » sur l’autisme et même si lui était en analyse lorsque je l’ai connu, il était plutôt « au clair » avec l’autisme puisqu’il voulait même qu’on fasse des examens lorsque j’étais enceinte tellement il craignait un problème génétique de mon côté !

 

J’ai voulu connaître la formation de cette psychologue.

Elle a un site Internet car elle consulte aussi en privée, voilà ce que j’ai trouvé :

- Master 2 de psychologie clinique et psychopathologie, université Paris 5, René Descartes.

- Formation analytique – S.P.P.

- D.U de psychologie projective –Université Paris 5.

- Formation en Thérapie Familiale Systémique – CECCOF. (http://www.ceccof.com/)

Le fondateur du Ceccof est un psychanalyste, ancien-expert près de la Cour d’Appel de Paris.

- Formation en Psychothérapie analytique pour enfants et adolescents.

- D.U Approche Psychanalytique du groupe et de la famille – Université Paris 7, Diderot.

 

 

La psychanalyse est inefficace dans les prises en charges des personnes autistes mais elle est même dangereuse pour les familles et je suis triste parce qu’elle est partout.

 Les théories psychanalytiques sont infiltrées dans de nombreux secteurs : le social, le sanitaire, le paramédical, la Justice, la médiation familiale, la formation des professionnelles de la petite enfance.

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:58

J’élève seule mon fils depuis sa naissance car Léonard est ce qu’on appelle un « bébé surprise ».

A sa naissance, son père n’a pas voulu le reconnaître.

Je n’avais aucun problème avec cette situation. Je me sentais prête à élever mon enfant seule. Je crois que j’aurais bien moins supporté un avortement car même si la grossesse n’avait pas été programmée, dès que j’ai su que j’étais enceinte, j’étais la « plus heureuse du monde », j’étais juste triste que le père ne partage pas ma joie.

 

Bébé, Léonard était très sage : je n’ai eu aucun problème pour l’adaptation à la crèche lorsqu’il a eu 4 mois, aucun problème pour le sevrage, aucun problème d’alimentation … Rien : tout allait bien avec lui ! C’était un bébé en or !

 

Maintenant avec le recul et parce que j’ai un autre enfant, je me rends bien compte que ce n’était pas « normal » : il était TROP sage !

Ce que je ne comprends pas c’est qu’à la crèche, puis au jardin d’enfants ou même à la PMI on ne m’ait rien dit !

A 18 mois, il a même fait le bilan de santé de la CNAM et rien : personne n’a rien vu !

 

C’est son entrée dans le langage qui m’a alerté mais parce qu’entre temps j’avais repris mes études en linguistique et en didactique du français langue étrangère et que mes professeurs faisaient le parallèle entre la façon qu’a un enfant d’apprendre sa langue maternelle et un adulte qui apprend une langue étrangère.

Mon fils avait 2 ans à l’époque et commençait à parler mais sa façon ne ressemblait en rien à ce que mes professeurs disaient !

Léonard parlait peu, il chantait tout le temps mais ne communiquait que très peu. Il répondait aux questions que je lui posais, souvent par « oui » ou par « non » sans rajouter autre chose.

Il était très peu curieux aussi et il ne cherchait pas à toucher à tout.

 

Je me suis vraiment inquiétée pour lui à l’approche de ses 3 ans car je lui parlais, il me regardait mais avec une telle indifférence que cela me glaçait le sang. J’avais l’impression qu’il ne comprenait pas ce que je lui disais. A ce moment là, j’ai eu peur pour ses capacités intellectuelles mais je ne comprenais pas parce que le reste ça allait : il marchait, il allait aux jeux dans les parc etc et puis surtout il était dans un jardin d’enfants et personne ne me disait rien.

Je crois que j’ai fait « l’autruche » 1 an, assez réconfortée par quelques copines qui me disaient : « Chaque enfant évolue à son rythme, tu vois bien qu’il peut parler de toute façon puisqu’il chante ! »

Finalement, j’ai pris rendez vous dans un CMP.

Comme l’histoire familiale de Léonard était de toute façon particulière (il ne connaissait toujours pas son père), je me disais autant consulter pour aborder cette situation, savoir comment parler du père, comment expliquer à Léonard que cet homme n’était pas là etc

Nous avons vu une psychologue.

Dès le premier rendez vous j’ai expliqué pourquoi je voulais que mon fils voie un psy

et évidemment elle m’a posé plein de questions sur notre situation familiale.

Ensuite, nous avons dû la voir toutes les semaines et bien sur elle s’est engagé dans cette brèche : l’absence du père !

Léonard ne dessinait pas, pour elle : il ne voulait pas laisser de trace … J’avais beau dire que si, si une fois alors que j’étais occupée au téléphone, il avait écrit sur le mur du salon. Elle ne voulait rien entendre : elle insistait sur le fait que Léonard porte mon nom de famille ( évidemment puisque son père ne l’avait pas reconnu ! ) et donc qu’il ne souhaitait pas laisser de trace !

J’ai bien évidemment aussi eu droit à : «Vous êtes trop fusionnelle ! »

Etc etc et cela a duré presque 2 ans !

 

Un jour, exaspérée, j’ai fini par me fâcher et j’ai demandé si on allait devoir venir encore longtemps comme ça pour parler de notre situation familiale, si elle pensait me dire ce qu’il se passait avec mon fils et si je pouvais avoir quelques conseils.

 

La psy a été très mal à l’aise mais devant mon entêtement à la questionner, elle a fini par me dire qu’elle n’était pas sure, que c’était difficile à dire parce qu’il est encore petit, et puis à quoi bon vouloir lui mettre une étiquette mais que peut être que ce qu’avait mon fils était grave, qu’elle pensait à une dépression ou à une psychose infantile.

 

Je ne savais absolument pas ce qu’était une psychose infantile, je n’avais jamais entendu ce terme !

Une dépression, je n’y croyais pas car mon fils n’avait pas d’autre symptôme : il mangeait et dormait très bien.

De plus, je ne le voyais absolument pas triste puisque justement il chantait tout le temps !

 

J’ai passé ma semaine sur Internet à essayer de comprendre ce qu’est une psychose infantile et je suis tombée sur des sites parlant d’autisme (évidemment).

 

La semaine suivante, j’ai revu cette psy et je lui en ai parlé.

Elle a ri et m’a dit : « Hahaha j’en étais sure que vous alliez me parler d’autisme ! Mais non, il n’est pas autiste ! »

 

C’était en février 2005, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai toujours pas compris ce qu’il y avait de drôle et pourquoi cette femme était morte de rire après m’avoir annoncé que mon fils était probablement psychotique mais pas autiste !

 

 

Au final, Léonard a été diagnostiqué et évalué à l’hôpital Robert Debré : il est autiste, sans déficience intellectuelle.

A partir de là, il a pu avoir une vraie prise en charge.

 

 

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:10

Zéphir est né le 31/01/2004 à la maternité st Vincent de Paul (paris 14ème) par voie basse après une rupture de la poche des eaux qui m'a valu d'être mise sous antibiotiques (cela paraît anecdotique mais en réalité non, la participation infectieuse de ses troubles a maintenant été prouvée, même si elle ne suffit pas à elle-même à expliquer son autisme).

 

Tous les tests à la naissance sont normaux, il est dit "très tonique" et "il va vous donner du fil à retordre" (!!!).

Nourri exclusivement au sein il se développe très bien, souriant, un peu difficile à endormir mais avec le sein on y arrivait...

Il tient assis vers 6 mois, puis debout vers 10, marche vers 14 mois, bref, tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Comme nous sommes assez voyageurs, ma pédiatre de l'époque me recommande de le vacciner contre tout.

Elle avait elle-même fait ses classes en Afrique et pour elle le vaccin est un gage de bonne santé !

Sauf.... sauf... que chez un enfant prédisposé à l'autisme c'est tout l'inverse qui s'est produit !

Après avoir reçu en plus des vaccins habituels, les vaccins contre toutes les hépatites, les méningites, le ROR, et autre varicelle...,notre bébé souriant, parleur, communicatif, plein de vie et de "papa, maman, barbapapa"... s'est un jour mué en un bébé qui dormait jusqu'à midi, pâlichon, grognon, allant de gastro en gastro, impossible à nourrir autrement qu'au sein...

 

 Et puis, quelques jours après le rappel du vaccin ROR, zéphir avait alors 16 mois il ne s'est pas réveillé, il est resté endormi jusqu'à 13H, j'ai du aller le secouer pour m'assurer qu'il respirait... il s'était mis en mode "défense"... Depuis ce jour il n'a fait que régresser, est devenu un bébé impossible à faire garder ou alors en poussette qu'on promènerait à tout va...

 

Nous savions que quelque chose n'allait pas mais les visites chez le pédiatre ne nous révélaient rien d'alarmant, si ce n'est que j'étais trop protectrice, que je devrais vraiment le sevrer et le passer au biberon (oui mais il vomissait les biberons de lait... sa paroi intestinale ayant souffert des multiples vaccinations, il est devenu intolérant au lactose, au gluten, très réactif au sucre...), bref tout était compliqué, le nourrir, le faire dormir, le faire garder...

Notre petit garçon passait pour le petit garçon couvé par sa maman qui ne veut pas le laisser grandir... bref, aux dires de tous (dont mes beaux-parents!), c'était évidemment de ma faute et si "avec ernestine vous avez été des parents formidables" (sic)... avec zéphir, il en était autrement et nous avions fauté, c'était certain...

La vie suivait son cours, je l'avais inscrit en halte garderie, comme j'avais fait pour sa soeur, en espérant l'aider à "socialiser" un peu, à se détacher de moi (puisque c'était cela le problème me disait-on...).

A la halte garderie on me disait que c'était difficile de lui faire faire des activités avec les autres, qu'il jouait toujours seul et avec les mêmes objets (les animaux une passion dévorante;-), mais qu'il était très mignon et sage...

Le quotidien avec zéphir était compliqué mais finalement je m'y faisais, je me disais que tous les enfants étaient différents et que si pour ma fille les choses s'étaient passées autrement c'était bien parce que les enfants ne sont pas des robots et ne se développent pas tous de la même manière en même temps...

Confortée en cela par les dires de mes amis qui me disaient que "c'est un garçon" (certes!), "les garçons sont plus lents, plus si, moins cela..."... ah bon... alors ça va finir par passer? mais oui, il va grandir comme les autres c'est juste son caractère, il aime trop sa maman, etc...

Soit...

Jusqu'à la fameuse visite des trois ans chez la pédiatre, qui l'observe sous toutes ses coutures depuis sa naissance et le vaccine à tout va... et qui finit au terme d'une heure de consultation par me dire, que finalement, il y a quelque chose d'anormal dans le développement de zéphir, et qu'il faudrait aller rencontrer un psychiatre.

"Madame, je n'ai pas pu croiser une seule fois le regard de zéphir en une heure

de consultation, c'est inquiétant (elle avait raison oui !) (...) Je connais une excellente pédopsychiatre à Paris 13ème, elle est spécialisée dans le lien mère-enfant"

Soit... si le problème vient de moi, allons y !

Nous voilà partis pour des séances hebdomadaires chez une pédopsychiatre renommée, qui me fait énormément parler de moi, de nous, de notre couple, tout en laissant au sol jouer notre petit bonhomme avec une dizaine d'animaux en plastique datant des années 70, préalablement mâchouillés par des centaines de bébés ou d'enfants (peut-être comme le nôtre jamais diagnostiqués par cette pédopsy renommée...). "Il crie beaucoup votre enfant madame, est ce que vous criez aussi beaucoup à la maison? est ce que vous vous entendez bien avec votre mari?"...

 

Comment ai-je pu me laisser berner pendant de si longs mois?

Un peu sceptique tout de même de sa méthode, je me résous à demander conseils autour de moi, on me recommande "une super psychologue dans le 16ème, elle est argentine"

12 minutes et 160 euros non remboursables plus tard elle m'annonce que "si vous ne dites pas à votre fils qu'il a le droit de grandir il ne le fera jamais", après avoir à peine observé zéphir, sans lui avoir dit bonjour bien évidemment... simplement parce que j'avais notifié qu'à 2 ans passés il était encore allaité...

Retour chez la fameuse pédopsychiatre du 13ème arrondissement... j'étais alors enceinte de mon 3ème enfant et je commençais sérieusement à m'inquiéter pour mon second... les séances se poursuivaient sans que rien en ressorte... J'étais alors invitée à attendre zéphir dans une microscopique salle d'attente lugubre, depuis cette dernière j'entendais ce qui se passait à côté, c'est à dire rien... et en sortant de là, je n'avais que mes yeux pour pleurer...

En arrivant à la maison, j'ai passé l'après-midi à appeler tous les hôpitaux parisiens dans l'objectif d'avoir enfin un RV avec une personne qui mettrait un mot sur les troubles de mon garçon... Robert Debré, St Anne, Necker, tous proposaient des délais démentiels pour avoir un RV en pédopsychiatrie...

car oui, c'était bien un diagnostic d'autisme que je venais chercher, je l'avais bien compris, à force de passer mes nuits sur internet...

Mon petit garçon avait bien ces signes décrits par ce qu'on appelle communément la "triade autistique"... et cela n'avait rien à voir avec son allaitement, ni avec le fait qu'il avait eu une grand-mère dépressive (décédée 10 ans avant sa naissance...), ni parce qu'il était "un garçon"!

Mon père ayant une amie dont le fils psychiatre sortait d'un stage en internat dans le service du Pr Golse à l'hôpital Necker, j'ai finalement pu avoir un RV dans ce service de pédospychiatrie, pour la rentrée de septembre 2007.

 J'annonçais à la pédopsychiatre mon intention de consulter avec Zéphir à l'hôpital, pour avoir un diagnostic.

"ah, oui, si vous le voulez"... me répondit-elle simplement...

La semaine suivante, en séance avec zéphir, elle demande une nième fois à mon fils de lui tendre "le petit cheval noir, s'il te plait zéphir"... et miracle, zéphir lui donne.

Et là, l'incroyable se produisit, la célèbre pédopsychiatre réputée du 13ème arrondissement (une assez vieille femme à deux doigts de la retraite...), m'annonce fièrement

 "Madame C., j'ai terminé mon travail avec Zéphir (...) Il est donc inutile de revenir... Zéphir m'a tendu le petit cheval noir que je lui réclamait, nous sommes entrés en communication, mon travail s'arrête donc là"...

Je suis restée hébétée... j'ai  manqué de sang froid ce jour là, où mon éducation m'a retenue de lui dire des choses que je pensais alors très fort et que je regrette encore aujourd'hui de ne pas lui avoir dites...

 

Nous étions en mars 2007, en juin 2007 j'accouchais de mon troisième enfant, zéphir eu un petit frère! Nous étions fous de joie!

Je crois que j'ai passé un des étés les plus difficiles de ma vie. Entre l'allaitement d'un nouveau-né, l'angoisse de ce qui nous pendait au nez avec zéphir, la culpabilisation de ma belle-mère (tu ne joues pas assez avec zéphir, tu devrais prendre une nourrice et sevrer nils, lui va bien, c'est zéphir qui a besoin de toi, et blablabla, et blablabla...).

Entre nuits blanches et journées de dingues, je n'en menais pas large... J'avais un fils autiste (je le savais), mais personne autour de moi n'avait jamais osé lâcher le mot "tabou", le mot qui fait si peur aux médecins... et aux parents...

A la rentrée, le jour du fameux Rv à Necker arriva, j'y suis allée avec zéphir, mon mari travaillait.

Une interne nous reçoit, me fait encore une fois parler de moi, de nous,

"et pourquoi votre mari n'est il pas là?"... Bref... elle finit par m'expliquer que comme cela, en regardant zéphir jouer elle ne pouvait pas me dire grand chose (alors que cela se voyait comme le nez au milieu de la figure que zéphir était atteint d'autisme, moyennement atteint certes, mais quand même, pour un professionnel cela devrait sauter aux yeux!!!), mais qu'elle me proposait une chose, c'était de lui faire subir le protocole d'hospitalisation de jour en vue d'un diagnostic. Que ce protocole était long, qu'il me fallait y réfléchir à deux fois car il faudra venir tous les jours pendant 3 semaines déposer zéphir en "observation"... Dur, dur, mais finalement, très bien me dis-je, s'il faut en passer par là, allons-y, au moins nous en aurons enfin le coeur net! "Réfléchissez bien madame, car on est même pas sûrs que pour zéphir cela aboutisse à quoi que ce soit... Vous avez traversé des moments très difficiles dans votre vie... Il faut du temps à votre enfant, peut-être un peu plus de temps que pour d'autres, afin de s'épanouir et de bien grandir..." (...)

Mais ma décision était prise, je signais ce papier autorisant la mise en route du protocole, même si on ne peut pas dire que j'y sois alors encouragée !

Début novembre 2007, zéphir démarra cette "hospitalisation de jour" qui restera pour moi une période atroce et douloureuse...

 

Le fameux jour du RV avec le Pr du célèbre service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker à Paris, arrive. Cette fois mon mari et moi y allons ensemble, telles deux feuilles tremblantes... Nous sommes reçus dans le bureau avec l'interne, et le Pr. Il nous prévient, "cela n'a pas été facile pour nous d'évaluer votre fils", mince, on a mis au monde un "cas", pensons-nous...

"Nous avons eu beaucoup de mal à le placer dans une case"...

"Votre fils est très difficile, il n'obéit pas... pour moi votre enfant est caractériel" m'assène le grand Pr...

"Cela doit être très difficile d'élever un enfant comme zéphir" renchérit l'interne...

"oui, mais c'est aussi beaucoup de bonheur" leur crie-je!

"bon, mais puisque vous êtes venus pour cela, je vais devoir vous donner un diagnostic..."

"oui, ça serait bien oui"...

"je suis embêté, car il ne correspond à aucun cas typique..."

à aucun cas typique de quoi, leur dis-je?

"et bien, j'ai du mal à le placer dans un des cas décrits dans le DSM4, je vous dis pour moi il est caractériel..."

"mais cela n'est pas un diagnostic Dr! "

"non, et c'est pour cela que je suis embêté...(...) ça n'est pas ce que j'avais mis sur son bilan de l'hospitalisation de jour mais si vous voulez on peut le mettre dans autisme atypique"

comme si cela devait me faire plaisir!

"mais s'il ne s'agit pas d'autisme alors ne me donnez pas ce diagnostic, cela n'est pas anodin tout de même, vous vous rendez compte de l'importance du choix des mots employés?"

"oui, c'est pour cela que j'hésite à l'employer, et que je parle de cas atypique"...

"mais madame, monsieur, ça n'est pas de votre faute! on ne sait pas d'où ça vient, on ne sait pas comment ça part et si ça part un jour"...

 

Mon fils a finalement reçu le diagnostic d'autisme atypique en avril 2008, à l'âge de 4 ans passés, dans le service du Pr Golse de l'hôpital Necker à Paris.

Ce diagnostic, nous l'avons obtenu car nous étions nous-mêmes parents convaincus qu'il s'agissait d'autisme.

 

Mais que font les parents qui ignorent tout de la question? qui n'ont pas internet? J'ai demandé au Pr ce qu'il fallait faire désormais, s'ils allaient l'aider ici, le soigner?

Non madame, il ne reviendra plus ici, nous ne faisons que des diagnostics et des consultations...

"Alors que devons nous faire?" implorons-nous!

"faites lui faire de l'orthophonie et de la psychomotricité, cela ne lui fera pas de mal" me répondis le Pr...

mais où? qui sont les personnes les mieux formées?

"voyez cela avec mon assistante sociale, elle vous renseignera très bien sur tout cela"

La dite assistante sociale m'a conseillé les pages jaunes "misez sur la proximité, c'est plus pratique"...et m'a tendu un dossier de la MDPH.

Ce jour-là, j'ai vraiment pris conscience que mon enfant était handicapé et que j'allais devoir batailler, SEULE!

Depuis ce jour d'avril 2008 j'ai constitué autour de moi un véritable réseau, grâce à internet, uniquement!

De fil en aiguille j'ai trouvé des personnes qui aujourd'hui encadrent zéphir, j'ai fais ma propre mayonnaise,

 J'ai démarré par un peu de psychomotricité, très vite arrêtée lorsque je me suis rendu compte qu'elle ignorait que zéphir savait écrire son prénom (alors qu'elle était spécialisée en rééducation graphique) et que les séances se cantonnait à s'enrouler dans une couverture en lycra "pour mieux prendre conscience des limites de son corps"

Je ne suis ni 100% ABA, ni 100% teach, je me suis entourée de gens bien, compétents, motivés et qui savent s'y prendre avec mon enfant.

 Deux superbes orthophonistes, un éducateur spécialisé hors pair, une super psychologue et puis un sessad spécialisé qui permet à mon enfant d'être scolarisé.

Mon père me soutient, s'intéresse et s'informe, il s'occupe de zéphir une après-midi par semaine.

Mes beaux-parents constatent les progrès de leur petit-fils avec joie.

 

Zéphir vient d'avoir 8 ans, il est aujourd'hui en CP.

Son régime alimentaire, ses supplémentations pour soutenir son système immunitaire, ses traitements pour lutter contre les dysbioses intestinales et autres bactéries qui entravent son fonctionnement cérébral, ses séances de thérapie comportementale et d'orthophonie, tout cela fait partie de son quotidien d'enfant autiste, bien pris en charge !

Tout cela nous l'avons mis en place nous même, les traitements sont pour la plupart commandés à l'étranger, et non remboursés... Tout comme les séances éducatives...

 

Toutes ces séances de pédopsy étaient elles remboursées et n'ont servi à rien, pas même à nous orienter, encore moins à le diagnostiquer...

 

Ce que je souhaite aujourd'hui c'est que ce parcours du combattant pour diagnostiquer puis prendre en charge correctement un enfant atteint  d'autisme, et bien il fasse partie du passé, d'un passé dont la france doit avoir honte certes mais dont elle doit se relever pour se confronter à une réalité: la psychanalyse a fait fausse route en prenant l'autisme sous son aile, et il est grand temps que cela cesse.

Ces difficultés à obtenir un diagnostic sont intimement liées à l'ignorance et à l'incompétence de ces soit-disant professionnels de l'autisme.

Car quand on ne sait pas traiter un trouble, autant nier son existence comme cela le problème est réglé...

Sauf que là c'est l'avenir des enfants qui est sacrifié, et cela c'est tout simplement inadmissible.

 

Alors non, messieurs-dames les psychanalystes, votre place n'est pas auprès de nos enfants, nous ne voulons pas de mixité entre psychanalyse et comportementalisme, pourquoi mélanger une pratique qui ne marche pas avec une pratique qui fonctionne?

faute de leur présenter vos excuses, ayez au moins la dignité de tirer votre révérence auprès des enfants autistes, vous leur avez fait assez de mal comme cela.

A bon entendeur

merci!

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 08:49

Une interview imaginaire d’Alexandre Stevens

    Propos inventés-décodés par Nicolas Gauvrit, mathématicien  

 alex stevens psychose angalis

 

 

 

Alexandre Stevens a été interviewé (pour de vrai) pour « le cercle psy » :   Article publié le 07/03/2012

http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/alexandre-stevens-pourquoi-j-ai-porte-plainte-contre-sophie-robert_sh_28636

Propos recueillis par Jean-François Marmion

 

Comme il nous semblait que le propos restait par moment brumeux, nous avons refait l’interview après injection d’un sérum de vérité qui donne au sujet un langage plus direct. Les nouvelles réponses sont en rouge dans le texte.

 

 

- Depuis six mois, le documentaire Le Mur, de Sophie Robert, a mis le feu aux poudres dans la sphère psy : diffusé sur le site d'Autistes sans frontières, on y voyait des psychanalystes tenir des propos jugés d’un autre temps à propos des origines et de la prise en charge de l’autisme, accusant les parents d’avoir provoqué la « psychose » de leur enfant. Trois des analystes interviewés, Esther Solano-Suarez, Eric laurent et Alexandre Stevens, ont porté plainte en accusant Sophie Robert d’avoir manipulé leurs propos. La justice leur a donné raison sur ce point, interdisant à la documentariste (qui a fait appel) de continuer à présenter son film en l’état. Le Mur est désormais invisible. Nous avons déjà interviewé Sophie Robert. Pour la première fois, l’un des plaignants, Alexandre Stevens (déjà co-signataire d'une tribune libre sur notre site) revient lui aussi sur cette polémique.

 

Beaucoup de gens n’ont entendu parler de vous que lors de l’affaire du Mur. Pourriez-vous tout d’abord vous présenter, tout simplement ?

- Je suis psychanalyste avant tout. Mon gang, c’est l’Ecole de la Cause Freudienne. L’hôpital nous appartient, alors faut pas me chercher.

Je suis psychanalyste, psychiatre de formation. Je suis membre de l’Ecole de la Cause freudienne. Comme psychanalyste, je reçois surtout des adultes, mais j’ai fondé il y a une vingtaine d’années une institution pour enfants en grandes difficultés, le Courtil, qui se trouve en Belgique, à la frontière française, en bordure de la grande métropole Lille-Roubaix-Tourcoing. Cette fondation s’est faite à partir d’un IMP (institut médicopédagogique) à l’intérieur duquel nous avons créé un groupe plus spécialisé, qui s’est ensuite étendu à l’ensemble de cet IMP. Les enfants pris en charge sont en très grande majorité français.

 

 

- Comment avez-vous été sollicité par Sophie Robert ?

- Cette garce m’a fait croire qu’elle était pro-psychanalyse. Jusqu’au bout, j’ai rien vu venir. Elle a honteusement exploité mon manque d’intuition.

Elle m’a téléphoné en m’expliquant qu’elle avait eu mon nom par d’autres collègues. A partir de mon expérience dans l’institution, elle voulait m’interviewer pour un documentaire en plusieurs parties sur la psychanalyse, particulièrement pour une partie clinique qui évoquerait parmi d’autres questions l’autisme. Après un entretien préliminaire à Paris, elle m’a interviewé chez moi, à Bruxelles, dans mon cabinet, pendant trois heures environ, avec son assistant. L’entretien s’est passé sans difficultés a priori, c’est-à-dire n’a rien laissé paraître de ses intentions malveillantes.

 

 

- Quand avez-vous découvert le résultat ?

- Quand des psychanalystes m’ont alerté : le film était sur un site scientiste pour la nuit sécuritaire.

- Quand le film a été diffusé sur Internet. Elle m’avait dit, ainsi qu’à mes collègues, qu’elle préparait le film pour la télévision, qu’elle nous le montrerait avant, mais qu’elle n’était pas certaine d’avoir les contrats. Je n’ai rien vu venir dans les mois suivants et j’ai simplement pensé qu’elle n’avait pas eu ses contrats. Des collègues m’ont signalé que le film était visible sur le site d’Autistes sans frontières. C’est là que je l’ai découvert.

 

 

- Selon Sophie Robert, elle ne s’était pas engagée à vous présenter le documentaire avant sa diffusion.

- C’est même pas vrai, d’abord : elle a dit qu’elle me le montrerait en mars 2012. Ne voyant rien venir en novembre 2011, j’ai contacté mes avocats.

- Je regrette ! Elle ne m’a pas remis d’écrit le stipulant, certes, mais elle me l’a dit : « Bien entendu, je vous le ferai voir dès qu’il sera prêt, avant sa diffusion, sans doute au premier trimestre 2012. » Je ne le lui avais d’ailleurs pas demandé.

 

 

- Qu’avez-vous ressenti devant le film ?

- J’ai trouvé ça dégueulasse. Pendant l’interview, je lui ai dis par exemple que « parfois, quand la mère est dépressive, ça peut créer de l’autisme, mais pas toujours » – à destination d’un public pro-psychanalyse. Après montage, elle me fait dire exactement l’inverse, à savoir que « parfois quand la mère est dépressive, ça peut créer de l’autisme » – mais à destination d’un public qui n’aime pas forcément la psychanalyse. Une telle manipulation est insupportable.

J’ai trouvé ça scandaleux. Mes propos me sont tout de suite apparus profondément déformés. Au début du film, elle dit que les psychanalystes voient dans une mauvaise relation maternelle la cause de l’autisme. Et là, elle me donne la parole. Or je me souvenais très bien avoir précisé à plusieurs reprises dans l’interview que l’autisme n’est en rien causé par les parents. Après avoir consulté un avocat, j’ai saisi le tribunal de Lille avec mes collègues pour demander les rushes, ce que la justice nous a accordé. Sophie Robert a fait appel sur ce point, mais nous avons gagné. J’ai pu alors voir les rushes quelques jours avant la plaidoirie de notre avocat, le 8 décembre : on m’y entend tout à fait clairement dire que les parents ne sont pas la cause de l’autisme, qu’ils ne sont pas coupables, que ça n’est pas dû à eux, contrairement à la thèse du film qui dit que les psychanalystes culpabilisent les parents. A plusieurs reprises, Sophie Robert pose pourtant des questions en ce sens : « Est-ce que ça ne serait pas quand même un peu à cause de la mère ? Et dans l’utérus ? » Ca m’avait un peu surpris comme question. Elle avait essayé de me piéger pour retenir les propos les plus proches de ce qu’elle essayait de démontrer, alors que je disais explicitement le contraire. Je disais seulement qu’évidemment, si une mère est très dépressive pendant la grossesse, ça peut avoir des conséquences pour l’enfant, mais ce n’est pas automatique, ce n’est pas sûr, et cela ne produit pas nécessairement de l’autisme.

 

 

- Au lieu de saisir la justice, pourquoi ne pas vous être contenté d’un débat public ou ne pas avoir demandé un droit de réponse, ou un encart exprimant votre désapprobation au début du documentaire, par exemple ?

- Si on commence à discuter au lieu de porter plainte, d’abord on perd un max de tunes. Et puis c’est une pente glissante : on a vite fait de se retrouver à utiliser des méthodes scientistes de prétendue validation par l’expérience, ou d’argumentations interminables dont nous autres psychanalystes avons tellement horreur.

Parce que l’affaire est vraiment très grave, et vise de façon très malveillante la psychanalyse et nous-mêmes. Elle nous accuse de culpabiliser les parents, alors que nous faisons le contraire. On ne peut laisser passer ça avec seulement une petite mise au point.

 

 

- Pourquoi avez-vous porté plainte tous les trois, et pas les autres ? Certains ont-ils refusé ?

- Les autres c’est des couilles molles. Mais on rigole pas avec le Gang de la Cause Freudienne, avec Jacques-Alain Miller aux commandes.

Nous sommes tous trois de l’Ecole de la Cause freudienne, nous nous sommes concertés. Les autres ne souhaitaient visiblement pas porter plainte. Moi, je n’ai contacté personne d’autre.

 

 

- Pourquoi avoir demandé 290 000 euros de dommages et intérêts, ce qui pouvait signifier la mort professionnelle de Sophie Robert ?

- Bah tiens, on va se gêner ! Plus on demande d’oseille, plus on en a, pardi. Et puis surtout, c’était pour faire ch.. Sophie Robert, lui rétamer sa face.

Il s’agissait très clairement d’obtenir l’arrêt de ce genre de manipulation. L’euro symbolique ne coûte pas grand-chose et aurait permis à Sophie Robert de refaire des opérations de ce genre. Nous voulions l’arrêter absolument.

 

 

- Vous vouliez l’empêcher de réaliser d’autres documentaires ?

- Bah ouais, carrément. On veut faire passer un message à tous ceux qui voudraient dire du mal de la psychanalyse ou de mon gang : « Faites gaffe, on a les moyens de vous pourrir la vie définitivement ».

En utilisant mes propos de cette façon malveillante, bien sûr !

 

 

- Mais n’est-ce pas gênant de demander à un juge de se prononcer sur un travail de montage ?

- Celui qui nous emmerde, on lui fait sa fête. C’est ça, les enseignements de Maître Lacan.

Pourquoi j’aurais dû trouver ça gênant ? C’est un droit de se défendre quand on est attaqué de façon si méchante.

 

- Il est inhabituel qu’un juge se prononce sur le travail d’un journaliste, et dise qu’il aurait fallu monter le documentaire comme ceci ou comme cela…

- Elle n’est pas journaliste : un journaliste, c’est quelqu’un qui dit du bien de la psychanalyse.

Et puis quand un vrai réalisateur monte le film, il gomme toutes les conneries qui nous échappent pendant l’interview. Elle, elle en a laissé plein exprès.

Remarquez d’abord que Sophie Robert ne travaille pas comme journaliste mais qu’elle veut faire des documentaires. Ce qui est en cause n’est pas qu’elle ait bien ou mal fait son travail techniquement ou artistiquement, mais qu’elle déforme complètement mes propos et cherche à me faire dire par ses coupures et commentaires le contraire de ce que je pense et soutiens, et le contraire de ce que je lui ai explicitement dit.

 

 

- Comprenez-vous que certains voient un acte de censure dans votre démarche et dans la décision de justice ?

- M’en fout. Le fond du problème, c’est qu’on trouve que Sophie, elle a été méchante. Bouh qu’elle a été vilaine avec nous. Et nous on veut se venger.

La censure, c’est Sophie Robert qui l’a faite. Elle a censuré mes propos pour tenter de faire croire que j’ai dit le contraire. Ca, c’est une opération de censure, effectivement. C’est contre ça que je me suis battu.

 

 

- Etes-vous solidaire de toutes les déclarations des autres psychanalystes interviewés par Sophie Robert ?

- Sûrement pas : ils disent ce qu’on nous a appris, au lieu de ce qu’on nous a appris à dire !

Non, je ne suis certainement pas solidaire de tous les énoncés tels qu’on peut les entendre dans ce film. Mais sachant comment elle a déformé mes propos, je ne sais pas si ceux des autres ne sont pas profondément déformés eux aussi.

 

 

- Pensez-vous néanmoins que certains propos, s’ils n’ont pas été montés de façon partisane, sont effectivement excessifs ?

- Forcément, puisque je vous dis qu’ils ont raconté ce qu’ils pensent et pas ce qu’ils aimeraient que les gens croient.

Oui, ça me paraît assez clair. Mais je ne peux pas savoir s’ils n’ont pas été montés de façon partisane, en l’absence de leurs rushes. Et je peux même en douter franchement, sachant comment elle a fait son travail avec les nôtres.

 

 

- Quelles sont les retombées de la polémique auprès de vos collègues sur votre lieu d’exercice, ou des familles de patients ?

- Les familles on ne les laisse pas parler de toute manière. Déjà qu’elles ont déglingué leur moutard, elles ne vont pas en plus se mêler de nos affaires savantes.

Les familles ne m’en parlent pas. Mes collègues estiment qu’il s’agit en réalité d’un mouvement plus large qui vise à causer du tort à la psychanalyse, alors qu’elle s’est toujours située comme une possibilité de choix parmi d’autres pour ceux qui veulent entamer un travail pour résoudre des difficultés personnelles. Avec le rapport prochain de la Haute Autorité de Santé ou le projet de loi du député Daniel Fasquelle pour interdire la prise en charge psychanalytique de l’autisme, nous voyons se dessiner une pente qui tend à imposer la méthode ABA. Cette volonté de réduire le choix pour les parents et les enfants me paraît scandaleuse.

 

 

- Quand vous lisez les multiples témoignages de parents qui font part d’une souffrance sincère et souvent d’une grande colère à l’égard de la prise en charge psychanalytique de l’autisme, que ressentez-vous ?

- Ca pourrait éventuellement avoir un lien avec l’inefficacité de la psychanalyse, mais ça m’étonnerait quand même un peu… Ou alors c’est un complot de l’industrie pharmaceutique et du lobby des comportementalistes.

Deux choses. Certains parents peuvent en effet avoir été profondément touchés par la difficulté du parcours de soins qu’ils ont traversé pour leur enfant, et n’ont peut-être pas trouvé l’aide qu’ils attendaient auprès des analystes auxquels ils se sont adressés. J’ignore bien sûr de quels analystes il s’agit. Je ne peux que trouver pénible leur souffrance et garder pour elle tout mon respect. Par ailleurs, il n’est pas exclu que certains parents soient manipulés. Car chez les parents que moi je rencontre, je n’entends rien de tel : ils n’attribuent pas leur souffrance à la psychanalyse, mais à l’autisme. La souffrance des parents mérite le respect… mais cela est vrai aussi quand ils choisissent la psychanalyse pour les aider.

 

 

- Vous dites que certains parents peuvent être manipulés. Mais par qui ?

- Leur obsession anormale de l’évaluation est révélatrice : les parents voudraient que leur enfant aille mieux. Ils ne comprennent pas que notre rôle n’est pas d’aider ou de soigner, mais d’être interminablement à l’écoute flottante de l’émergence d’un désir singulier. Nous détestons cette culture du résultat, qui ne traite que les symptômes alors qu’on peut très bien ignorer les symptômes dans une démarche véritablement éthique validé par notre comité de fidélisation de la clientèle.

Certaines réactions me paraissent extrêmement excessives, spécialement des réactions de gens qui soutiennent la méthode ABA. Ces parents l’ont choisie et en sont peut-être contents. Mais l’excès de haine qui s’énonce par certains ne permet pas d’exclure qu’ils soient manipulés par des thérapeutes cognitivo-comportementaux pour éprouver une telle hostilité envers la psychanalyse.

 

 

- Comment expliquez-vous qu’on trouve autant de témoignages de soutien à Sophie Robert, mais très peu de parents satisfaits que leurs enfants aient été pris en charge par des psychanalystes ?

- C’est parce qu’elle est blonde et moi pas.

A vrai dire nous n’avons jamais demandé aux parents de réagir. Beaucoup sont par exemple liés depuis des années à l’institution où je travaille, mais nous ne les avons jamais poussés à prendre position dans de tels débats. Ils ne s’expriment donc pas en faveur d’une thérapeutique particulière. Nous ne les manipulons pas. Ils sont cependant très satisfaits du travail fait, et ils nous l’écrivent parfois. Mais nous n’avons pas pour usage d’utiliser de cette manière leurs témoignages.

 

 

- Avec du recul, n’avez-vous pas l’impression qu’en portant plainte vous avez fait de la publicité au documentaire, et marqué contre votre camp auprès de l’opinion ?

- Oui, là on a vraiment merdé. Mais ça, c’est off, hein ? C’est off !

Je ne pense pas que nous ayons marqué contre notre camp. Il fallait porter plainte pour que les choses soient dites d’une façon extrêmement claire. On aurait pu se dire : « Ca passera, ce n’est pas si grave après tout… » Mais ce qui est dangereux, c’est la diffusion insidieuse, dans l’opinion, de telles choses. Ce n’est pas bon pour la psychanalyse, ni pour les gens en souffrance qui cherchent des solutions, car cela réduit leurs possibilités de choix. Je pense qu’il fallait absolument arrêter cela, au risque en effet de faire un peu de publicité au film. Mais je pense que son auteure se serait chargée de lui en faire autrement.

 

 

- Sophie Robert a fait appel. Envisagez-vous que cette fois la justice puisse lui donner raison ?

- Si la justice ne défend plus la psychanalyse contre la science et les parents d’enfants autistes, quelle est alors son utilité ? Non, s’il y a une vraie justice lacanienne dans ce pays, elle perdra.

Non, je ne l’envisage pas, à vrai dire. Les raisons pour lesquelles nous attaquons ne relèvent pas du tout de l’idéologie, mais visent à dénoncer une manipulation scandaleuse. Je pense que la justice continuera à le reconnaître. Je n’ai pas l’idée d’une causalité parentale, parce que la psychanalyse de Freud et de Lacan ne l’a pas. On cite souvent Bettelheim qui dit à l’occasion le contraire, mais on ne peut pas le réduire à ça, et en l’occurrence je ne suis pas d’accord du tout avec lui sur ce point. Parce que l’idée que les parents seraient coupables est fondamentalement une vieille idée de la psychologie classique : il y a un coupable. A partir de Freud, et plus nettement avec Lacan, il n’y a pas de coupable. La cause de l’autisme, c’est la réaction du sujet à on ne sait pas quoi. Le sujet se ferme, très tôt, à la naissance. C’est ce qu’on appelle un choix du sujet. Un insondable choix de l’être. Pour les parents, cette réaction de l’enfant n’est pas facile. Ils sont aussi meurtris que leur enfant. Les mettre en cause est à mon avis une grande faute.

 

 

- L’expression de « choix du sujet » pour définir l’autisme peut être interprétée comme désignant la responsabilité de l’enfant lui-même. Comme si le coupable, finalement, c’était lui ?

- Non, ça c’est juste une expression qu’on utilise pour faire croire qu’on pense que la mère n’est pas responsable. Parce que vous n’imaginez pas comme les mères sont chiantes : dès qu’on leur dit que c’est de leur faute, elles se braquent. Du coup, on a imaginé des trucs comme le coup du « choix du sujet ». Ca ne veut rien dire, mais ça fait diversion. La mère qui nous dit vexée « vous dites que c’est de ma faute ? », on lui répond « Non non, je dis que votre enfant est un enfant à part entière, un véritable sujet libre ». Ca calme les moins futées. Dans le pire des cas, on est amené à parler de causes organiques et autres foutaises scientistes. On n’y croit pas, mais on a la paix.

Je parle de choix du sujet pour faire entendre que l’autiste est un sujet, qu’il se trouve dans une certaine position. Mais la cause de l’autisme, quelle est-elle ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce uniquement lui qui a réagi en se fermant au monde devant lui ? Je ne sais pas. Est-ce que c’est organique ? Je ne sais pas, jusqu’ici rien n’est confirmé, bien qu’on commence à trouver des choses depuis de nombreuses années. Même si c’est organique, ce choix concerne les réactions du jeune enfant devant ce qui lui arrive. C’est ce que j’appelle choix du sujet. Ca ne rend pas l’enfant coupable, mais ça signifie qu’il peut parler de son choix, qu’il peut essayer d’en changer dans l’axe de la parole.

 

 

- Vous dites que l’origine neurologique n’a pas été absolument prouvée, mais si elle l’était, en prendriez-vous acte ?

- Bien sûr ! Mais qu’appelle-t-on une preuve ? Qu’on me montre un écrit de Maître Lacan qui dit qu’il y a une origine neurologique, alors je veux bien revoir ma position.

Mais bien sûr. Je ne vois pas d’inconvénient à cela, parce que même si l’origine organique est prouvée, ces enfants ont des difficultés d’éducation, d’apprentissage, de communication, et surtout leur rapport aux autres leur apparaît parfois extrêmement étrange, difficile, compliqué. Ils ne s’en sortent pas. La dimension psychanalytique ne vise pas à modifier quelque chose d’organique, mais à permettre au sujet de réagir autrement à ce qui lui arrive. Que ce qui lui arrive soit organique ou reste indécidé, cela ne change rien au fait qu’il doive y trouver les bonnes réactions.

 

 

- Vous ne vous opposez donc pas à ce que la prise en charge psychanalytique soit proposée en complément d’autres approches ? Ou bien la psychanalyse doit-elle constituer selon vous une approche exclusive ?

- Vu le climat actuel, on a plutôt intérêt à faire comme si on préférait un truc mixte, de la psychanalyse avec des vrais morceaux d’ABA dedans. Dans l’idéal, on aimerait que les parents aient le choix… du psychanalyste lacanien chez qui envoyer leur enfant.

- Nous sommes extrêmement attentifs à ce que les jeunes du Courtil puissent suivre un travail scolaire adapté, s’accrocher à certaines mesures éducatives. Ils ne sont pas en psychanalyse perpétuelle. Je ne dis pas non plus que tous les enfants autistes doivent nécessairement aller du côté de l’analyse. Je pense que c’est un choix à laisser aux parents et aussi à l’enfant, puisqu’il peut très bien, lorsqu’il n’est pas content, donner son avis en votant « avec ses pieds », si je puis dire, comme on disait des Allemands de l’Est quand ils sont partis à l’Ouest, c’est-à-dire en protestant en acte. Je suis donc très clair : je n’ai jamais été pour une approche exclusivement psychanalytique, ou l’idée que seuls les psychanalystes avaient quelque chose à faire contre l’autisme, bien au contraire. Mais il est scandaleux de vouloir ôter ce choix aux parents.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 19:09
Arte Journal "Haro sur l'accompagnement psy des autistes"
 
 
France Inter, journal de 08h:" ABA, TEACCH recommandés, la psychanalyse n'est pas dans la liste des approches recommandées et opposition au packing (en l'absence de données sur son efficacité)."
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=306565
 


AlloDocteur.fr : " Prise en charge  de l'autisme : la HAS a tranché"

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-prise-en-charge-de-l-autisme-la-has-a-tranche-6371.asp?1=1

 

 
TF1 News " La pertinence de la psychanalyse n'est pas démontrée"( HAS )
 
 
 
Journal TV france 3 national : D Maigne ( directeur HAS ), D Langloys ( presidente autisme france ), F Chapel, ( délégué collectif autisme), D Fasquelle ( president groupe parlementaire autisme )
 
 
Libération "Je dénonce la psychanalyse appliquée à l'autisme quand elle n'est pas évaluée." Franck Ramus, chercheur répond aux questions du journaliste E Favereau

 

Le Monde : "autisme : l'approche psychanalytique mise hors jeu"

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/08/autisme-l-approche-psychanalytique-hors-jeu_1653854_3224.html#ens_id=1644327

  

 

Le monde : " Entre inquiétude et félicitations, après le rapport sur l'autisme." C Vincent

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/08/inquietudes-et-felicitations-apres-le-rapport-sur-l-autisme_1655077_3224.html 

 


Le figaro "Autisme : encore un sursis pour les psychanalystes" D Mascret

 

 

France soir ; "La psychanalyse jugée inefficace ?"

http://www.francesoir.fr/actualite/sante/autisme-la-psychanalyse-jugee-inefficace-193812.html

   

 


L'Express : "Vous allez encourager les psychanalystes à dire leurs aneries" E Saget

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/autisme-vous-allez-encourager-les-psychanalystes-a-evaluer-leurs-aneries_1091368.html

   


L'Express : "Autisme : la HAS dicrédite la psychanalyse..mais pas trop" E saget

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/autisme-la-has-desavoue-la-psychanalyse-mais-pas-trop_1091124.html

   

 

Rue89 : "Entre psys et anti-psys, un rapport qui ne tranche rien"

http://www.rue89.com/2012/03/08/autisme-les-autorites-incapables-de-trancher-le-debat-sur-la-psychanalyse-230027

 

La vie "Autisme, la HAS bouleverse la donne"

 

 

RFI : "Autisme ; la psychanalyse mise sur la touche par un rapport de la HAS"

http://www.rfi.fr/france/20120308-autisme-psychanalyse-mise-touche-rapport-haute-autorite-sante

 

 

Sciences et Avenir " autisme : les methodes cognitives officiellement recommandées" C Dumas

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20120308.OBS3342/autisme-les-methodes-cognitives-officiellement-recommandees.html

 

 


Huffington Post : "Autisme ; le packing condamné par la HAS"  
Aude Lorriaux

http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/07/autisme-le-packing-interdit_n_1327493.html

 

 

 
HAS : " La HAS et l'ANESM recommandent un projet personnalisé d'interventions pour chaque enfant.
 

 

Le quotidien du medecin " Vidéo ; la HAS demande aux psychiatres d'évoluer"

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/video-autisme-la-has-demande-aux-psychiatres-d-evoluer

 


La Gazette Santé : " Pour la HAS, la pertinence de la psychanalyse n'est pas démontrée"

 

 

Nouveau Parti Anticapitaliste : Comuniqué de Presse ( pour la psychanalyse )

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-psychanalyse-et-psychoth%C3%A9rapie-institutionnelle-non-aux-interdictions

 

 

La règle du jeu : " la pertinence de la HAS n'est pas démontrée" E Laurent, psychanalyste

http://laregledujeu.org/2012/03/08/9216/psychanalyse-la-pertinence-de-la-has-n%e2%80%99est-pas-demontree/

 

 

Blog de Daniel Fasquelle, président groupe parlementaire autisme : " La HAS donne enfin raison aux parents"

http://danielfasquelle.blogspot.com/2012/03/autisme-la-has-donne-enfin-raison-aux.html

 

 

Blog de Franck Ramus, chercheur en sciences cognitives : " Commentaire sur les recommandations"'

http://franck-ramus.blogspot.com/2012/03/recommandations-de-la-has-pour-la-prise.html

   

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 14:58

 


    En bleu : plutot favorable à la psychanalyse


 

07 Mars - Le monde "Psychanalystes, ne soyons pas sectaire ! " Marie Noelle Clement, psychiatre   http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/06/psychanalystes-ne-soyons-pas-sectaires_1652484_3232.html

07 Mars - La vie : "Autisme, vers une révolution des prises en charge ?" - Joséphine Bataille
 
   
07 Mars - Huffington Post : "Autisme, la psychanalyse mise à l'index par un rapport de la HAS" Aude.lorriaux@huffingtonpost.fr
 
 
 
07 Mars - Le cercle psy : "Pourquoi j'ai porté plainte contre Sophie Robert" A Stevens psychanalyste
 
 

08 Mars - Arte Journal "Haro sur l'accompagnement psy des autistes"
 
 
 
08 Mars - France Inter, journal de 08h:" ABA, TEACCH recommandés, la psychanalyse n'est pas dans la liste des approches recommandées et opposition au packing (en l'absence de données sur son efficacité)."
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=306565
 
 
 
08 Mars - La vie "Autisme, la HAS bouleverse la donne"
 
 
 
08 Mars - HAS : " La HAS et l'ANESM recommandent un projet personnalisé d'interventions pour chaque enfant.
 
 
 
08 Mars - TF1 News " La pertinence de la psychanalyse n'est pas démontrée"( HAS )
 
 08 Mars - La Gazette Santé : " Pour la HAS, la pertinence de la psychanalyse n'est pas démontrée"
 
08 Mars - Le figaro "Autisme : encore un sursis pour les psychanalystes" D Mascret
 
 
 
08 Mars - journal TV france 3 national : D Maigne ( directeur HAS ), D Langloys ( presidente autisme france ), F Chapel, ( délégué collectif autisme), D Fasquelle ( president groupe parlementaire autisme )
 
 
 
08 Mars - Libération "Je dénonce la psychanalyse appliquée à l'autisme quand elle n'est pas évaluée." Franck Ramus, chercheur répond aux questions du journaliste E Favereau

 

08 Mars - Le Monde : "autisme : l'approche psychanalytique mise hors jeu"

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/08/autisme-l-approche-psychanalytique-hors-jeu_1653854_3224.html#ens_id=1644327

  

  

08 Mars - Blog de Franck Ramus, chercheur en sciences cognitives : " Commentaire sur les recommandations"'

http://franck-ramus.blogspot.com/2012/03/recommandations-de-la-has-pour-la-prise.html

   

08 Mars - France soir ; "La psychanalyse jugée inefficace ?"

http://www.francesoir.fr/actualite/sante/autisme-la-psychanalyse-jugee-inefficace-193812.html

   

08 Mars - AlloDocteur.fr : " Prise en charge  de l'autisme : la HAS a tranché"

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-prise-en-charge-de-l-autisme-la-has-a-tranche-6371.asp?1=1

 

08 Mars - Huffington Post : "Autisme ; le packing condamné par la HAS" Vidéo  Aude.lorriaux@huffingtonpost.fr

http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/07/autisme-le-packing-interdit_n_1327493.html

 

08 Mars - Express : "Vous allez encourager les psychanalystes à dire leurs aneries" E Saget

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/autisme-vous-allez-encourager-les-psychanalystes-a-evaluer-leurs-aneries_1091368.html

   

08 Mars - Le quotidien du medecin " Vidéo ; la HAS demande aux psychiatres d'évoluer"

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/video-autisme-la-has-demande-aux-psychiatres-d-evoluer

 

08 Mars - Express : "Autisme : la HAS dicrédite la psychanalyse..mais pas trop" E saget

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/autisme-la-has-desavoue-la-psychanalyse-mais-pas-trop_1091124.html

   

08 Mars - Rue89 : "Entre psys et anti-psys, un rapport qui ne tranche rien"

http://www.rue89.com/2012/03/08/autisme-les-autorites-incapables-de-trancher-le-debat-sur-la-psychanalyse-230027

 

08 Mars - Le monde : " Entre inquiétude et félicitations, après le rapport sur l'autisme." C Vincent

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/08/inquietudes-et-felicitations-apres-le-rapport-sur-l-autisme_1655077_3224.html

 

08 Mars - RFI : "Autisme ; la psychanalyse mise sur la touche par un rapport de la HAS"

http://www.rfi.fr/france/20120308-autisme-psychanalyse-mise-touche-rapport-haute-autorite-sante

 

08 Mars - Sciences et Avenir " autisme : les methodes cognitives officiellement recommandées" C Dumas

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20120308.OBS3342/autisme-les-methodes-cognitives-officiellement-recommandees.html

 

08 Mars - Nouveau Parti Anticapitaliste : Comuniqué de Presse ( pour la psychanalyse )

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-psychanalyse-et-psychoth%C3%A9rapie-institutionnelle-non-aux-interdictions

 

08 Mars - La règle du jeu : " la pertinence de la HAS n'est pas démontrée" E Laurent, psychanalyste

http://laregledujeu.org/2012/03/08/9216/psychanalyse-la-pertinence-de-la-has-n%e2%80%99est-pas-demontree/

 

08 Mars - Blog de Daniel Fasquelle, président groupe parlementaire autisme : " La HAS donne enfin raison aux parents"

http://danielfasquelle.blogspot.com/2012/03/autisme-la-has-donne-enfin-raison-aux.html

 


 

09 Mars - Europe 1 - La psychanalyse est une thérapie complètement dépassée et sexiste" Sophie Robert

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Emmanuel-Maubert/Sons/La-psychanalyse-est-une-theorie-completement-depassee-et-sexiste-981739/

 

09 mars - nouvel observateur : "Autisme et psychanalyse, le scandale enfin mis à jour" J Delinares 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120308.OBS3336/autisme-et-psychanalyse-le-scandale-enfin-mis-a-jour.html

 

09 Mars - Magic Maman : "La prise en charge des enfants autistes : ce qui change" J Martory

http://www.magicmaman.com/,la-prise-en-charge-des-enfants-autistes-du-mouvement,2006384,2044871.asp

 

09 Mars - Site de Gwendal Rouillard "Autisme, communiqué sur le rapport de la HAS"

http://gwendal-rouillard.fr/Autisme-Communique-sur-le-rapport,072.html

 


 

10 Mars - Nouvel Observateur : "Traitement de l'autisme : une nouvelle défaite de la psychanalyse "- L Joffrin, directeur

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120310.OBS3461/traitement-de-l-autisme-une-nouvelle-defaite-de-la-psychanalyse.html

 


 

11 Mars - Huffington Post - "Rapport sur l'autisme ; exclure les psys pour mieux engraisser les labos ?" M Quenehen

http://www.huffingtonpost.fr/martin-quenehen/rapport-sur-lautisme-excl_b_1334702.html?ref=france  

 

11 Mars - Collectif des 39 : " Le packing : de l'humain, du soin, de la rencontre" Sarah Gatignol

http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3300

 


12 Mars - Collectif des 39 : " La Haute autorité est tombée bien bas !"

http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3318

 

12 Mars - Blog "imposteurs" : "Le placenta, ce qu'en disent les psychanalystes et ce qu'en dit la science"

http://imposteurs.over-blog.com/article-le-placenta-ce-qu-en-disent-les-psychanalystes-et-ce-qu-en-dit-la-science-101522271.html

 


13 Mars - Plus du nouvel obs "Autisme et psychanalyse, les véritables enjeux" E Laurent, psychanalyste

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/452183-autisme-et-psychanalyse-les-veritables-enjeux.html

 

13 Mars - Lalibre.be "Autisme la psychanalyse est elle hors jeu ?" A Stevens, psychaanalyste

http://www.lalibre.be/archives/divers/article/725561/autisme-la-psychanalyse-est-elle-hors-jeu.html

 

13 Mars - Autisme Infantile " Micheline de l'autisme" Carte permettant de visualiser les lieux où ont été signés la pétiion lancée par le site "Lacan Qutoidien"

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/micheline-notre-guide/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=micheline-notre-guide

 


14 Mars - France Culture : "L'autisme, les difficultés d'une prise en charge" C Eliacheff, psychanalyste

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4406217

 

14 Mars - Midi Libre " Un psychiatre en grève de la faim pour un enfant autiste"

http://www.midilibre.fr/2012/03/14/un-psychiatre-en-greve-de-la-faim-pour-un-enfant-autiste,470530.php

 

14 Mars - Le cercle psy "Derrière le mur c'est la haine qui est à l'oeuvre" E Solano, interviewée par JF marmion

http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/esthela-solano-suarez-derriere-le-mur-c-est-la-haine-qui-est-a-l-oeuvre_sh_28679

 


15 Mars - Le Monde : " Autisme ; une mise en garde contre la méthode ABA" L Mottron 

http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/03/15/autisme-une-mise-en-garde-contre-la-methode-aba_1669458_1651302.html

 

15 Mars " Huffington Post : " Autisme : et maintenant..." C Elliacheff, psychanalyste

http://www.huffingtonpost.fr/caroline-eliacheff/et-maintenant_b_1343890.html?ref=france

 

15 mars Site Infosanté : " Autisme : la pedopsychiatrie défend son approche"

http://siteinfosecusante.free.fr/spip.php?article2953

 

15 Mars - Plus Nouvel Obs : "la psychanalyse est devenue dogmatique, c'est son erreur" : B Cyrulnik, psychanalyste

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/476271-la-psychanalyse-est-devenue-dogmatique-c-est-son-erreur.html

 

15 Mars - gouvernement : "Ouverture du comité national autisme : discours de R Bachelot

http://www.solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/discours,44/ouverture-du-comite-national,14595.html

 


 

16 Mars - Journal International de Medecine : "Autisme : dire non à la psychanalyse e veut pas dire "oui" à l'ABA"



http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/FE/6A/document_actu_pro.phtml

 

16 Mars -  Les vendredis intellos ; la Has, les TED et la psychanalyse : Marie Wolf, personne TED

http://lesvendredisintellos.com/2012/03/16/la-has-les-ted-et-la-psychanalyse/

 


18 Mars -  Express : "Les psychanalystes vont entrer en résistance" M Quinti

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/autisme-les-psychanalystes-vont-entrer-en-resistance_1094612.html

 


19 Mars - Site nonfiction : " Il n'y a pas de traitement psychanalytique au sens cure classique sur le divan." ITW de Dr Bentata

http://www.nonfiction.fr/articlecomment-5598-il_ny_a_pas_de_traitement_psychanalytique_de_lautisme_au_sens_dune_cure_classique_sur_divan___entretien_avec_herve_bentata.htm#newcomment


20 Mars - Mediapart : " Autisme, l'avis de la HAS, décryptage" Taky varso

http://blogs.mediapart.fr/blog/taky-varsoe/200312/autisme-lavis-de-la-has-decryptage

 

20 Mars - l'Express : ' psychanalystes et parents d'enfant autiste : la guerre est elle déclarée ? " O Cattan, maman

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/psychanalystes-et-parents-d-enfants-autistes-la-guerre-est-elle-declaree_1095625.html?cache=114489

 

20 Mars - Mediapart " Les Freudiens veulent encore frapper" J Fortin

http://blogs.mediapart.fr/blog/jacques-fortin/200312/les-freudiens-veulent-encore-frapper

 


21 Mars - Le monde : "Moi, autiste, face à la guerre des lobbies" G Bernot

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/21/moi-autiste-face-a-la-guerre-des-lobbies_1673333_3232.html

 


23 Mars - Médiapart : " Le monde et l'autisme : informer ou manipuler ?" JL Racca

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-louis-racca/230312/le-monde-et-l-autisme-informer-ou-manipuler

 


24 Mars - La Voix du Nord : " La méthode ABA désormais recommandée" V Rivière

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/03/24/article_la-methode-aba-desormais-recommandee.shtml

 

24 Mars : La Voix du Nord : "Face à face : deux perceptions du traitement de l'autisme" P Delion / D Fasquelle

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2012/03/24/article_face-a-face-deux-perceptions-du-traitement-de-l.shtml?utm_source=add_this&utm_medium=twitter&utm_campaign=partage#.T22gCsKfXYk.twitter

 


 

28 Mars - Tribune libre - "autisme et psychanalyse : comment en est on arrivé là ?" M herault, président de Sésame Autisme

http://www.sesame-autisme-ra.com/files/Communication/marcel%20Herault%20article%20sur%20autisme%20et%20%20psychanalyse%20f%C3%A9vrier%202012.pdf

 


29 Mars - Sciences et Avenir "Autisme : un scandale français" H Ratel

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20120329.OBS4941/autisme-un-scandale-francais.html

 


30 Mars - Rue 89 : "Ne tirez pas sur la psychanalyse"  M Belolos

http://www.rue89.com/2012/03/30/ne-tirez-pas-sur-la-psychanalyse-230700

 


31 Mars - Le Monde : "L'enveloppe qui déchire"  C Vincent, à propos du Pr Delion

http://www.cifpr.fr/+l-enveloppe-qui-dechire+

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 09:40

 

Notre fils Hugo est actuellement âgé de onze ans. Né en mai 2000, il atteindra ses douze ans le 24 mai 2012.   

  • Année scolaire 2011/2012 : Hugo rentre en  CM1, avec une AVSi, à mi-temps madame Aebersold

 

  •  Septembre 2011 :   premier accrochage avec la nouvelle directrice de l’école Letroz, madame Rolland.

Nous y évoquions la question de la prochaine Equipe de suivi pour notre fils. La directrice a rebondi instantanément, en indiquant, je cite qu »’il faudrait en effet trois équipes dans l’année puisqu’il allait falloir orienter Hugo. » Lorsque nous avons évoqué notre projet : une poursuite de scolarité en CM2, madame Rolland a rétorqué : " Cela ne s’était jamais fait sur le département, nous avons la pression des effectifs, si tous les parents faisaient comme vous nous ne pourrions pas nous en sortir." Elle a ajouté enfin que nous n’allions pas faire la révolution.

 

  • 11 Octobre : réunion ESS

Elle s’est déroulé en présence de l’ enseignant référent monsieur Coulon, l’éducatrice du SESSAD Aurore Gibier, la psychologue du SESSAD Marion Moriaud, madame Aebersold, l’AVS, la directrice et nous-mêmes les parents. Lors de cette réunion, chacun a présenté son point de vue, et plusieurs pistes ont été évoquées : poursuite de scolarité, ulis, segpa, mixe CM2-sixième, comme cela s’est fait sur certains départements.

La directrice a insisté pour qu’une demande de bilan soit faite auprès de la psychologue scolaire, tandis que madame Moriaud précisait qu’elle procèderait elle-même à un bilan. Nous, parents avons envisagé d’aller visiter les différents dispositifs.

Nous avons tous convenus de nous retrouver le 17 janvier dans les locaux de l’école pour faire le point lors d’une nouvelle ESS.

 

  •     Démarches

    Suite à cette réunion, j’ai rencontré le directeur de segpa, le principal et l’enseignant d’ulis du collège de Margencel. Il est ressorti de cette rencontre que de nombreux élèves dysfonctionnent en segpa dans leur collège, que ces élèves se sentent plus stigmatisés, en raison du fait que les locaux sont séparés du reste du collège. Je n’ai pas pu visiter les locaux. Le principal semblait réticent à une intégration individuelle, cela ne s’est jamais fait. L’enseignant d’Ulis nous affirmait que tous les enfants s’adaptaient très vite, ce sont tous des « psychotiques » et « quand un enfant ne souhaite pas travailler, je ne le force pas ». Ces interlocuteurs nous ont par ailleurs affirmé que de toute façon les parents n’avaient pas leur mot à dire, c’est l’Inspecteur d’Académie qui décide, et les parents ne peuvent rien faire.

 

  •      22 octobre : l’enseignant de notre fils me remet en mains propres :

- Une convocation de l’école à la prochaine ESS qui avait été avancée de façon unilatérale et sans en informer les autres partenaires, dans les locaux de l’inspection académique de Thonon, en présence de l’inspectrice au 15 décembre 2011.

- Une « invitation » à rencontrer la psychologue scolaire dans les locaux de l’inspection, afin de préparer un bilan des compétences scolaires de notre enfant.

- Nous recevons en parallèle par courrier une convocation rédigée par l’inspectrice de Thonon, fixant le rendez-vous à une heure différente de celle précisée sur la convocation de l’école.

Ce vendredi 22 octobre, veille des vacances, nous n’avons pu joindre personne, et n’avons donc eu aucune informations complémentaires durant les quinze jours qui ont suivi.

 

  • Démarches entreprises

Nous nous sommes mis parallèlement en contact avec la présidente de l’association DEFI74, Sylvie Moscillo. Cette dernière nous a appris que nous étions la troisième famille à être ainsi convoquée par l’IEN de Thonon dans ses bureaux. Les deux autres familles qu’elle avait accompagnées avaient été convoquées afin d’orienter autoritairement leurs enfants hors du système scolaire ordinaire.

Madame Moscillo nous propose son aide et nous accompagne. Elle nous a déconseillé d’accepter cette proposition et nous a proposé de demander à ce que l’ESS se déroule dans un lieu institutionnellement neutre.  

Nous avons parallèlement demandé conseil à madame Alexandra Grevin, avocate spécialisée dans le droit du handicap à Montpellier. Elle nous a également affirmé, conformément à l’alinéa de la loi de 2005 relatif aux ESS, qu’une ESS qui se déroule dans les bureaux de l’IEN, n’est pas une ESS.

 

Nous avons donc recontacté l'enseignant référent afin d’obtenir tout d’abord que les autres partenaires soient officiellement informés de la tenue de l’ESS. Nous avons ensuite demandé pourquoi cette ESS devait se dérouler dans les locaux de l’IEN. Il nous a été répondu que les ESS présidées par l’IEN se tiennent à l’IEN. Nous avons fait remarquer que l’IEN ne présidait pas mais participait à l’ESS, et que c’est l’enseignant référent qui convoque et anime les ESS. Madame l’IEN a maintenu sa position.

Parallèlement nous avons rencontré la psychologue scolaire et lui avons demandé quelles compétences elle souhaitait évaluer, avec quels outils et quelles adaptations elle comptait mettre en place. Madame Fressard nous a répondu qu’elle évaluerait « un peu tout », « je verrai avec quels outils, nous devons en recevoir de nouveaux », « je ne suis pas spécialisée dans le domaine des TED et de l’autisme, je ne mettrai donc pas d’adaptations en place ». Nous avons en conséquence refusé qu’elle évalue notre fils. Madame Fressard est venue voir Hugo en classe le 2 décembre. Nous avons parallèlement demandé un bilan précis des compétences scolaires de notre fils auprès madame Lydie Laurent, enseignante du secondaire spécialisée, et mère d’un fils avec autisme, auteur du film, Autisme, l’espoir, animatrice d’une association de soutien scolaire et correspondante pour la Haute-Savoie d’Autisme France. Le bilan réalisé le 20 décembre montre qu’Hugo construit des compétences de CM1, qu’il a des compétences de CE2, avec bien sûr des lacunes et un fonctionnement particulier. Nous ne sommes pas sans ignorer que notre fils est dans le champ du handicap.

Les professionnels du SESSAD pensent qu’une poursuite de scolarité en CM2 pourrait être bénéfique, qu’elle donnerait à Hugo des outils supplémentaires pour affronter la transition du collège et qu’en outre, on pourrait peut être envisager une intégration individuelle à mi-temps en collège à l’issue de cette année supplémentaire.

Le 15 décembre, nous ne disposions pas de tous les éléments et bilans et avons donc demandé un report de l’ESS. Nous avons réaffirmé notre souhait de voir l’ESS se dérouler dans les locaux de l’école et non dans les locaux de l’IEN en motivant notre demande. Madame l’IEN a souhaité nous recevoir dans son bureau pour « lever toute ambiguité ». Nous avons proposé de la rencontrer à l’école, ou de fixer un rendez vous téléphonique, en précisant au préalable le sujet précis de notre conversation.

J’ai de nouveau contacté monsieur Coulon par téléphone afin de lui expliquer de vive voix les raisons de notre réticence. J’ai en outre souligné le fait que, étant enseignante de CP à Thonon, madame Lefebvre-Puech est aussi mon inspectrice de référence, et que, en conséquence je me trouvais dans une situation délicate. Il y a conflit d’intérêt flagrant. Monsieur Coulon m’a assuré que madame l’IEN serait tout à fait objective lors de mon inspection.

 

Nous avons parallèlement informé madame Ranchy, inspectrice ASH d’Annecy des difficultés que nous rencontrions avec sa collègue. Madame Ranchy ne nous a pas recontacté.

 

Nous avons rencontré l’enseignant de notre fils le 6 janvier, l’entretien s’est très mal passé. Il est sorti de son rôle et de sa fonction d’enseignant pour porter des jugements de valeurs sur notre famille et prononcer des paroles blessantes. Ce dernier refuse pour le moment d’utiliser les adaptations de supports que nous lui proposons avec le SESSAD, malgré les préconisations écrites de l’ergothérapeuthe du SESSAD, il s’escrime à faire écrire et copier à notre fils sur les carreaux Séyès et lui refuse les aides dont il besoin.

Nous avons parallèlement pris contact avec madame Danièle Langloys, présidente d’Autisme France, qui nous a conseillé d’informer les ministères de notre situation.

Nous avons enfin tenté un dernier recours. Nous avons contacté madame Girard à la cellule Handicap écoute du Ministère de l’Education Nationale, en lui expliquant notre situation et en lui demandant de tenter de débloquer la situation afin que nous puissions dialoguer dans le cadre d’une équipe de suivi « normal ». Madame Girard a pu parler à l’enseignant référent, monsieur Coulon qui lui a dit ne pas comprendre nos réticences et notre position. Madame Girard a enfin pu obtenir une nouvelle date d’ESS dans les locaux de l’école Letroz.

Il ne nous aura fallu que trois mois et des dizaines de recours pour obtenir ce respect basique de nos droits afin que cette réunion se déroule conformément à la loi.

En outre, l’enseignant et l’école en privant notre enfant des aides qui lui permettent de compenser son handicap (aides visuelles, cahiers lignés, utilisation de l’ordinateur, agrandissement des supports, mises en couleurs, que nous nous proposons de faire nous même et que le sessad propose de mettre en place depuis le mois de septembre) le placent en échec afin de prouver qu’il ne peut être maintenu en milieu ordinaire.

Le 30 janvier 2012, madame Girard du MEN nous informait par téléphone qu’une nouvelle date d’ESS avait été fixée au 28 février 2012, dans les locaux de l’école

Le 31 janvier 2012, l’ergothérapeute passait une heure et demie avec l’enseignant de notre fils pour lui expliquer ses particularités, la nécessité d’adapter les enseignements, et l’intérêt d’une scolarisation en milieu ordinaire.

Le 2 février, je rencontrai l’enseignant de notre fils qui m’indiquait être prêt à faire certains aménagements dans les supports de travail. Mais pour cela il fallait que j’adapte les exercices du manuel (que je ne voyais jamais revenir à la maison), car il ne pouvait travailler que sur ces supports. Ce dernier m’informait qu’il faisait repasser à Hugo les évaluations de CE1 afin de voir ses progrès. Je lui indiquai ne pas comprendre l’intérêt d’une telle démarche. Hugo avait été évalué lors des grandes évaluations nationales de CE1 il y a deux ans, il était alors tout à fait dans la moyenne (55%). Quel intérêt de lui faire repasser aujourd’hui ces évaluations si ce n’est pour l’utiliser contre lui ?

 

 

Une seconde équipe de suivi s’est donc déroulée le 28 février 2012 dans les locaux de l’école, en présence de l’enseignant, de la directrice de l’école Letroz de Thonon les bains, de l’IEN de circonscription madame L. Puech, de l’enseignant référent, le médecin scolaire, la psychologue scolaire, les parents, l’éducatrice spécialisée du sessad autisme 74, la psychologue du sessad qui suit notre fils, l’orthophoniste de notre enfant.

L’institution scolaire n’a voulu entendre aucun des arguments des professionnels qui travaillent régulièrement avec notre enfant. L’enseignant, auquel nous proposons nos aides depuis le mois de septembre estime ne pas être suffisamment formé. Il dispose pourtant de toutes les aides nécessaires, avs, intervenants sessad, parents disponibles et enseignants. Les professionnels de santé expliquent qu’Hugo progresse régulièrement, avec les adaptations nécessaires. Hugo est bien dans son groupe classe, mais non dans son groupe d’âge. Tous les intervenants insistent sur le danger d’un passage prématuré en milieu collège et de l’importance d’une année supplémentaire afin de lui permettre de consolider ses habiletés sociales et d’évoluer avec son groupe-classe. Un passage prématuré risque de le priver des outils nécessaires à une bonne intégration et également de bloquer par voie de conséquence sa progression dans les apprentissages scolaires.

L’institution scolaire se basant sur des évaluations étalonnées et non adaptées argue du fait que notre fils a douze ans et à douze ans, il est temps de passer en milieu collège sans vouloir prendre en compte sa particularité. On évalue des enfants avec des outils ordinaires et qui ne correspondent pas à leur situation. Aux yeux de l’école soit on est « normal » et on est en classe ordinaire, soit on est « différent » et alors, il faut être orienté. Un enfant en situation de handicap ne peut suivre en milieu ordinaire qu’à la condition de ne pas avoir besoin de trop d’aménagements. Il doit être capable de suivre comme les autres. Donc paradoxalement, pour pouvoir être intégré en milieu ordinaire, un enfant en situation de handicap ne doit pas être en situation de handicap. Pas de nuance possible. S’appuyant sur des évaluations de CE1 que notre enfant avait déjà passées il y a deux ans, et qui lui ont été de nouveau soumises, sans notre avis préalable et sans adaptations, ces professionnels de l’enseignement refusent de dialoguer avec les intervenants du secteur sanitaire et social. Ils affichent le plus grand mépris envers leurs remarques, les balayant d’un revers de la main : nous ne sommes pas formés pour. Nous sommes à l’école et d’avancer l’argument qui consiste à dire qu’on doit se baser sur l’aspect uniquement scolaire. Nous n’avons même pas eu le loisir de consulter ces évaluations qui nous ont été restituées oralement.

Nous allons donc devoir argumenter encore et encore devant la CDA, et devant d’autres instances éventuellement. Quand épargnera-t-on tous ces combats aux parents ? Quand le droit des enfants différents à être scolarisés en milieu ordinaire sera-t-il enfin respecté ?

 

Nous demandons l’appui des politiques et des personnes concernées afin que notre enfant puisse voir respecter son droit à être scolarisé comme les autres en milieu ordinaire avec une adaptation de la scolarité à son handicap. Nous refusons une orientation en SEGPA ou en ULIS à l’heure actuelle, alors que ses difficultés de praxies risquent d’y être mises en exergue, et qu’il risque de se heurter à un milieu pour lequel il n’est pas encore armé.

 

Cette situation est proprement inacceptable, on ne peut traiter de façon aussi inhumaine et méprisante des enfants et des parents qui sont déjà en situation de fragilité. L’institution scolaire ne peut plus se permettre d’un côté de mettre en avant son manque de moyen et le manque de formation de ses personnels, et de l’autre, refuser de dialoguer avec les professionnels qui, eux, sont justement formés aux différents handicaps.

 

 

Résumé :

 

 

1- Nous demandons une poursuite de scolarité en CM2 pour l’année des douze ans de notre fils. Nous avons l’appui en cela du sessad (psychologue formée et éducatrice spécialisée formée) et de l’orthophoniste, donc des professionnels de santé qui le suivent.

L’école est contre : sureffectifs, manque de place, cela ne se fait pas sur le département, nous ne sommes pas formés.

2- Les adaptations nécessaires de supports ne sont pas faites dans l’école, l’ordinateur n’est pas utilisé régulièrement, malgré la présence de l’avs, malgré l’aide du sessad, les préconisations de l’ergothérapeute et nos propositions d’adapter les supports, les évaluations ne sont pas adaptées non plus, et pas toujours réalisées avec la présence de l’avs. Ces préconisations sont connue de l’école depuis plus d’un an.

 

3- L’enseignant refuse le dialogue, il n’a pas le temps et n’est pas payé pour cela.

 

4- Le compte-rendu d’équipe éducative ne comprend aucune progressivité des objectifs pédagogiques, en conséquence, il est facile de conclure qu’un enfant ne peut plus être intégré en milieu ordinaire.

 

5- Aucun pps n’existe à ce jour. Lors de la dernière réunion, l’IEN de Thonon a balayé d’un revers de la main l’utilité d’un tel document. Cela ne changera rien selon elle.

 

6- De cette façon, tout est fait pour mettre notre fils en échec et donc proposer une orientation au terme de cette année.

 

7- L’école sort de son rôle institutionnel en portant des jugements de valeurs lors de ses rapports verbaux avec nous (enseignant, directrice et enseignant référent).

 

8- L’IEN refuse aux parents leurs droits à être entendus lors d’une ess, en insistant pour que cette ess se déroule dans ses bureaux. Elle refuse à plusieurs reprises que l’Equipe de Suivi de Scolarisation se déroule dans les locaux de l’école et insiste pour que cette rencontre se déroule dans ses bureaux. Elle affirme présider (contrairement à ce qui est inscrit dans le texte de la loi de 2005). Elle bloque ainsi tout dialogue serein.

 

9- Les autres partenaires EN ne se mobilisent pas, malgré nos demandes répétées, nous n’avons aucune nouvelle de l’inspectrice ASH.

 

10- Conclusion : Il reste encore un long chemin à parcourir sur la voie de l’inclusion scolaire. Trop souvent encore, les personnels enseignants estiment que la place des enfants en situation de handicap se trouve dans de « petites structures adaptées avec de petits effectifs », oubliant de dire que ces petits effectifs sont souvent dépassés, que malgré ces « petits » effectifs, les enseignants ne sont pas forcément mieux armés formés aux particularités propres de chaque enfant. Oubliant de dire que pour permettre l’inclusion de ces futurs adultes dans la vie ordinaire, afin qu’ils coutent moins à la société, la meilleure solution reste toujours de les inclure dans l’école ordinaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:40

Les autistes : principales caractéristiques selon les spécialistes, qui ont une vision psychanalytique de ce syndrome 

1.Les autistes sont des psychotiques qui s'enferment dans leur cocon

2.Pour soigner l'autiste, il faut d'abord soigner la mère

3.Les enfants qui ont de l'autisme ne font jamais de contact visuel

4.A l'intérieur de l'autiste, il y a un génie

5.Les enfants présentant de l'autisme ne parlent pas

6.Ils ne vous regardent pas

7.Les enfants atteints d'autisme sont incapables d'affection

8.Les personnes autistes ne veulent pas parler

9.Les personnes autistes le sont parce que leur mère ne les a pas aimés ou parce qu'elle est dépressive

10.L'autisme est un handicap émotionnel

11.Les autistes sont laids

12.Les autistes sont des malades mentaux

13.On peut guérir de l'autisme

14.Il faut plusieurs générations pour faire un autiste

15.Un enfant qui progresse et se met à parler n'est pas autiste

16.Les enfants présentant de l'autisme ne vous sourient pas

17.Les enfants autistes ne veulent pas se faire d'amis

18.Un enfant autiste pourrait parler s'il le voulait

19.L'autisme ne touche que les garçons

20.L'autisme c'est le degré zéro de l'être humain

21.Il faut soigner en priorité la souffrance de l'enfant autiste

22.Le meilleur moyen de l'aider est de respecter sa volonté de s'isoler

23.Les enfants autistes ne se lient pas avec les autres enfants

24.On sait très peu de choses sur l'autisme

25.Un enfant devient autiste parce qu'il ne peut s'identifier à son prénom

26.Un enfant autiste comprend tout ce qu'il entend  

 

Remarques et conseils de psychanalystes aux parents d'enfants autistes

 

 

1- "Madame, votre fils souffre d'insécurité affective"

2- "Madame...Monsieur...Ne vous inquiétez pas dans 6 mois cela ne se verra plus! ”

3- "Votre enfant n'est pas autiste, il a un doudou souple ."

4- "Votre enfant n'est pas autiste, il n'est pas raide ! "

5- "Lorsque l'on aura trouvé pourquoi charles vous en veut. Il sera guérit."

6- "Si vous ne dites pas à votre enfant qu'il a le droit de grandir il ne le fera jamais! En l'allaitant ainsi à plus de deux ans il ne sait pas qu'il a le droit de grandir ! "

7- "J'ai terminé mon travail avec A (...), A m'a donné le petit cheval noir que je lui demandais depuis des mois, et nous sommes donc rentré en relation. Mon travail est terminé..."

8- "Vous êtes venus pour cela donc il faut bien que je vous donne un diagnostic ...
Mais je suis très embêté... Pour moi votre fils n'est pas autiste mais il est caractérie l "

9- " Nous avons coché la case "autisme atypique" parce qu'il fallait bien cocher une case du manuel de DSM4, mais sans grande conviction... Cela doit être très difficile d'élever un enfant comme zéphir, mais qu'est ce qu'il est beau ! "

10- " Votre enfant n'est pas autiste, elle a accepté de s'asseoir sur mes genoux et m'a embrassé "

11- " On ne vous a pas dit qu'il est autiste parce qu'on sentait que vous n'étiez pas prêts. "

12- " Votre fils n'a pas conscience de son corps, il flotte hors de son corps."

13- " Vous avez une mère qui était dépressive et qui a fini par se suicider
et votre enfant porte la tristesse que vous vous lui avez transmise"

 

 

 

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