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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 12:46

 

 

À l'attention de la rédaction du quotidien "Le Monde"

 

À l'attention du Dr Marco Morosini, mamo@ethz.ch

auteur de l'article "L'économie autiste"publié dans "Le Monde" le 25 /06 2012

 

 

 

Monsieur,

 

Marcher avec l'autisme, implique un processus d'information et de sensibilisation sociale, c'est pourquoi je vous écris aujourd'hui.

Lisant votre article dans Le monde : "L'économie Autiste", et comprenant qu'il n'y a pas de malice derrière cet article, mais bel et bien une ignorance quant à votre utilisation du terme autisme, j'aimerais vous informer.

Malgré les efforts de nombreuses personnes et organisations pour éradiquer les mauvaises utilisations associées au terme "autisme", dans notre société, beaucoup de personnes, comme des journalistes, et même des politiciens, des leaders d'opinion emploient péjorativement et de manière disqualifiée le terme "autiste".

Il est de la responsabilité de tous de continuer à informer la société pour l'éradication les "mythes" associés à l'autisme et l'utilisation du terme associé à des connotations négatives.

Je suis convaincu que si la société était plus informée sur la réalité de l'autisme, ces erreurs d'interprétations ne seraient pas commisses. Pour cette raison, nous nous félicitons de toute compréhension de l'autisme par les médias et la société en général.

 

Nous ne voulons pas voler plus de temps, mais je vous propose de nous aider à briser les préjugés, les mythes ou les utilisations péjoratives qui nous blessent, car il en résulte un obstacle terrible pour ceux qui sont touchés, et leur inclusion.

 

Merci de l'attention de votre lecture.

 

 

Mlle Amélie Mariage Rifaut.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 20:17

Commentaire d'une jeune orthophoniste Française, sur l'article "Education des enfants handicapés en France : l'état passe la main..." du blog "The autist"

 

 

Bonjour,

 

Je suis une jeune orthophoniste, très préoccupée par la problématique de l’accompagnement des personnes autistes en France.

 

J’ai été AVS en France, et j’ai accompagné des enfants autistes intégrés en classes ordinaires. Ni moi, ni l’enseignant n’étions formés dans ce domaine. Nous avons fait notre possible pour ces enfants, mais j’ai constaté un manque de réflexion, de projection, de coordination dans ces projets d’intégration, de la part de l’éducation nationale et des partenaires médico-sociaux… Pour moi, cette intégration était de la poudre aux yeux, et je ne voyais pas le sens d’une semi intégration (moitié du temps en hôpital de jour, moitié du temps école). En passant, je trouve choquant ce terme « hôpital » de jour, je n’aimerai pas, si j’étais parent d’un enfant autiste, devoir l’amener tous les jours à l’hôpital…

 

J’ai ensuite fais mes études d’orthophonie en Belgique, et j’ai eu la chance de faire mon stage de dernière année dans un service spécialisé dans l’autisme. J’y ai vu un autre modèle, les enfants autistes vont la plupart du temps en classes spécialisées, avec des enseignants formés, et des services sont disponibles au sein de l’école (orthophonie, éducation spécialisée…).

 

Actuellement, je travaille au Canada, à Montréal. La façon d’envisager l’autisme est très différente de la France. Les enfants avec autisme sont accueillis dans des classes spéciales (de 5-6 élèves), et ils sont encadrés en classe par une enseignante formée et un éducateur spécialisé. Ces classes sont le plus souvent intégrées dans des écoles ordinaires, les enfants des classes spécialisées et ordinaires se côtoient donc régulièrement. Lorsque leurs capacités le leur permettent, les enfants avec autisme sont intégrés en classe ordinaire. Au sein des écoles, il y a différents professionnels qui suivent les élèves : psychoéducateurs, orthopédagogues, orthophoniste. Tout le monde travaille en étroite collaboration, y compris avec les familles.

Les enfants progressent très vite, et ont une réelle place dans la société. Je pense que ce système coûte de l’argent, mais est-ce que cela coûte réellement plus cher que nos centres spécialisés et nos hôpitaux de jour ?

Quand je parle avec mes collègues québecois de nos méthodes françaises, j’ai honte de notre retard et de notre manque de remise en question… et ce sentiment s’applique à la prise en charge de tous les handicaps.

 

J’espère pouvoir revenir en France pour pouvoir, à mon échelle, partager ce que j’ai appris à l’étranger. Concernant l’école,je pense que les enseignants gagneraient à faire des études plus « professionalisantes », plutôt que de faire 3 ans d’études « lambda » (histoire, droit, sciences…) puis seulement deux ans de Master en enseignement et pédagogie. Cela leur laisserai plus de temps pour pouvoir approfondir certains domaines, dont par exemple l’enseignement à des populations particulières… Mais ce n’est que mon avis…

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:41

 DROIT DE REPONSE de Maître Françoise Davideau

 

Suite à l'article paru de Sophie Dufeau sur Médiapart le 14 Mai 2012 intitulé « AUTISME : L’ABA TROUBLE L’UNIVERSITE DE LILLE »

 

« Cet article fait suite à une précédente mise en cause par MEDIAPART et votre journaliste de l’ « ABA », pour ne pas dire traitement comportemental ABA, de Madame Vinca RIVIERE et des structures dans lesquelles elle s’implique, en des termes tels que Monsieur Francis PERRIN comme d’autres parents ont été obligés de démentir.

 

Madame DUFAU s’obstine sans vergogne à persévérer dans cette entreprise de dénigrement en réitérant ses accusations, tentant de les justifier en exploitant les propos de Madame Bernadette ROGE, autre spécialiste de l’autisme, manifestement favorite de votre journaliste, qui rappelons le, n’est pas du tout étrangère à ces batailles d’école pour avoir elle-même, sur ce sujet, publier un ouvrage.

Cette instrumentalisation de votre support de presse contrarie manifestement le respect des règles déontologiques du journaliste, et est patente puisque Madame DUFAU se targue d’avoir fait reculer l’ « ouverture d’une licence professionnelle » (sic) et ce, au mépris du besoin des enfants et du travail effectué à la satisfaction générale.

Le rapport de l’ARS, a été motivé par une plainte unique et contestée. Il y a donc de la mauvaise foi à tenter d’exploiter un cas isolé et très particulier en pervertissant les faits puisqu’en réalité aucune maltraitance n’a été constatée.

Des explications quant à la divulgation ont d’ailleurs été demandées à l’ARS car il semble que là encore des devoirs fondamentaux et particulièrement celui de réserve des fonctionnaires aient été bafoués, pour alimenter une querelle historique entre experts de l’autisme, tenants de telle ou telle méthode, allant même jusqu’à nier que l’ABA fait ses preuves et tout particulièrement au Centre ABA Camus de Villeneuve d’Ascq, qui est géré par l’association Pas à Pas.

L’article de Madame DUFAU est donc un prétexte à faire valider, à justifier par Madame Bernadette ROGE, psychologue, référente selon elle en matière d’autisme, les termes accusatoires utilisés à l’encontre de Madame Vinca RIVIERE de son article du 3 avril dernier.

Madame Sophie DUFAU et Madame Bernadette ROGE ne peuvent sincèrement maintenir que le traitement comportemental ABA est appliqué depuis de longue date en France.

S’il est vrai que ce traitement comportemental existe depuis environ un siècle aux Etats-Unis, il est également exact que la France a mis de très nombreuses années avant de l’appliquer.

L’application de ce traitement comportemental ABA en France a été un combat permanent pour Madame Vinca RIVIERE et l’est encore à ce jour.

Madame RIVIERE publie chaque année des études sur ce traitement.

Elle a créé l’association Pas à Pas dans le seul but de venir en aide aux parents d’enfants atteints d’autisme en leur permettant d’accéder à ce traitement.

Madame RIVIERE a remué ciel et terre afin qu’enfin le Gouvernement prête attention aux difficultés de l’autisme.

Son combat a été utile à la consécration de cette année 2012 à l’autisme et à ce qu’enfin, en mars dernier, la Haute Autorité de la Santé classe le traitement comportemental ABA parmi les interventions recommandées.

Affirmer que Madame RIVIERE ne fait partie d’aucun réseau professionnel français de thérapies comportementales et cognitives est faux.

Madame RIVIERE est membre de la fédération pour le développement des sciences du comportement qui réunit jusqu’à 12 associations nationales et 2 associations étrangères.

Elle a été membre élu de la commission de spécialistes de l’Université de Lille III et de l’Université de Strasbourg.

Elle a été responsable scientifique de plusieurs projets notamment pour la Croix Rouge Française.

Elle a été membre de la commission ministérielle sur l’évaluation des structures expérimentales.

Il ne s’agit là que de quelques exemples mais son expertise est immense et reconnue mondialement.

Madame RIVIERE fait donc partie du réseau professionnel français et international de l’analyse du comportement alors que Madame ROGE fait quant à elle partie du réseau professionnel - uniquement français - de la thérapie cognitivo comportementale.

 

Madame RIVIERE ne fait certes pas partie des mêmes réseaux que ceux de Madame ROGE et alors, faut-il présumer une hiérarchie dans les réseaux ?

Il est inacceptable que Madame DUFAU utilise une querelle d’experts dans le seul but de détruire le travail de Madame RIVIERE et donc celui de nombreux parents qui s’y sont associés.

Madame DUFAU tente de dénaturer les propos de Madame RIVIERE qui défend en qualité d’expert l’application du traitement comportemental ABA en respectant les protocoles validés scientifiquement dont elle a pu constater les bienfaits sur les enfants atteints d’autisme.

Ces enfants sont désormais des enfants « presque comme les autres » et sont totalement adaptés à notre société.

Madame RIVIERE n’est évidemment pas contre l’évolution du traitement comportemental ABA d’où le sens et l’intérêt des études et recherches qu’elle mène.

Lorsque Madame RIVIERE dit « l’ABA et rien d’autre », cela signifie que le traitement comportemental ABA est un protocole scientifique très particulier qui suppose qu’un cadre, que des règles répétitives afin d’en renforcer l’efficacité, soient suivies quotidiennement pour ne pas perturber les enfants 

Ce cadre implique en conséquence toutes les personnes amenées à côtoyer les enfants.

Toutes ces personnes doivent donc être sensibilisées à ces concepts scientifiques afin d’être cohérent dans la prise en charge et ne pas risquer d’anéantir les progrès de l’enfant.

La Haute Autorité de la Santé a elle-même exposé le fait que les traitements éclectiques ne permettent pas d’obtenir des résultats corrects, c’est ainsi ce sur quoi Madame RIVIERE insiste lorsqu’elle indique « ABA (approche scientifique) et rien d’autre ».

Madame RIVIERE n’est naturellement pas opposée à ce qu’il y ait d’autres intervenants extérieurs bien au contraire puisque il en manque cruellement en France.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Madame RIVIERE lutte pour que des formations soient créées afin d’initier le plus de psychologues mais aussi orthophonistes, ergonomes… possibles à cette méthode.

Les propos explicites et implicites, inutilement partisans et discriminants, sont bien loin de servir l’intérêt général ».

 

Françoise Davideau, avocat à la Cour

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:42

 Retranscription d'un article paru le 04 Juin 2012 dans le magazine Maxi.

 

 

Malgré l'incompréhension des pouvoirs publics, Véronique sait qu'elle est la seule à offrir à Valentin les moyens de bien grandir.

propos recueillis par Catherine Siguret

 

"Ce qui ne trompait jamais, c'était ces regards de travers que parents d'élèves et enseignants nous lançaient à la sortie de l'école.Pour tous mon fils, qui parlait tout le temps, était bizarre. quant à moi, sa mère, j'y étais forcément pour quelque chose. Impossible de faire comme si cela n'avait pas d'importance. D'expérience je savais que ces murmures qui se faufilaient dans notre dos pouvaient avoir de graves conséquences : un signalement de l'aide sociale à l'enfance, qui pourrait envoyer mon petit garçon dans une de ces institutions où on se serait empressé de l'oublier.

 

J'avais deux filles aînées d'une vingtaine d'années et ma cadette encore à la maison quand Valentin est né de mon union avec mon nouveau compagnon. Si son père se persuadait que tout allait pour le mieux, les attitudes de Valentin m'inquiétaient. Il riait sans raisons, babillait sans cesse. A son entrée en maternelle il hurlait en arrivant à l'école et hurlait en repartant. Son institutrice ne cessait de me répéter : "Vous devriez consulter un médecin". Rien de plus agaçant pour moi, qui en avais consulté une multitude, tous incapables de me dire ce dont souffrait mon fils.

Un jour le père de Valentin est parti. Il n'avait plus la force de s'en occuper. Je ne lui en ai pas voulu. C'est vrai qu'en grandissant, Valentin s'est mis à parler, parler, au point qu'encore aujourd'hui c'est difficile de l'arrêter quand il est lancé. Il est incollable sur les insectes, se passionne pour la batterie et peut papoter des heures durant avec Kougan son perroquet. Si on attire son attention il regarde ailleurs un moment,avant de reprendre le fil de sa pensée. Au quotidien c'est très fatiguant mais dans notre famille, seule ma fille cadette qui vivait avec nous voyait ce qui clochait.

 

En seconde année de maternelle, sa nature bonne pâte a fait de Valentin le souffre douleur des autres. Je le retrouvai terrifié, roulé en boule dans un coin de la cour de la récréation. Comment supporter une chose pareille ? Après 6 mois de cet enfer que je lisais dans les larmes de mon fils, j'ai pris la décision de le déscolariser. C'est à cette époque que, sur internet, j'ai lu des choses intéressantes sur une forme particulière d'autisme, le Syndrome d'Asperger qui me semblait correspondre à ses symptômes.

La psychiatre qui voyait mon fils 3 fois par semaine ne voulait pas entendre parler de ce syndrome. A plusieurs reprises le ton est monté, jusqu'au jour où elle a fait un signalement au Procureur de la République. D'après cette accusation, non seulement j'étais une "mère pathologique", ce qui en gros signifiait que mon amour était nuisible à mon fils, mais en plus j'étais irresponsable parce que j'avais déscolarisé Valentin ! Pour les enquêteurs sociaux qui se sont succédés à la maison, il n'en fallait pas plus pour menacer de placer mon fils.

 

Je ne souhaite à personne de vivre ces mois interminables où la machine administrative ce met en branle pour vous enlever votre enfant. On n'en dort plus, on pense aux pires solutions comme prendre la fuite.

 

C'est ce que j'ai presque fait en quittant tout pour rejoindre ma fille aînée en Région Parisienne. Je me disais qu'à Paris je trouverais bien un médecin qui aiderait mon fils. Finalement un non-lieu a été rendu mais je savais que le problème risquait de survenir à nouveau

 

Ma chance a été de rencontrer les gens de l'Association sur le Syndrome d'Asperger qui m'ont orienté vers un psychiatre mieux informé , lequel m'a laissé un certificat qui ne faisait aucun doute : Valentin souffrait bien de ce syndrome. Ce diagnostic, que j'ai attendu 7 ans, nous a permis d'inscrire Valentin en CP pour qu'il apprenne à lire et à écrire. 

Cela aurait pu fonctionner si, quelques jours après la rentrée, mon fils n'avait dû subir 10 jours d'examen à l'hôpital Robert-Debré. Cette fois c'est le médecin scolaire qui a fait le signalement pour "défaut de soins", alors que mon fils était.. à l'hôpital !

Le non lieu est tombé en quelques semaines, le temps que je rapporte le certificat d'hospitalisation et le diagnostic : oui, mon fils n'est pas idiot, il est même très malin, mais il a besoin qu'on s'occupe de lui en permanence. Après ces coups durs, j'ai compris que c'était à moi d'offrir à Valentin la chance d'apprendre à son rythme. Je l'ai sorti de l'école et me suis mise à lui apprendre moi-même ce qu'il devait savoir.

 

De ce jour je suis devenue institutrice, psychologue et éducatrice spécialisée. Je suis suivie par l'Inspection d'Académie pour vérifier que Valentin n'est pas victime d'une mauvaise mère ni en "défaut de soins."

C'est même le contraire. Jamais l'Education Nationale ou même l'Aide Sociale à l'Enfance n'auraient pu offrir à Valentin un suivi sur mesure : des cours de natation ou de batterie, qui sont autant d'atouts pour l'aider à grandir.

 

Je fais avec mes seuls moyens : mon RSA de 500 euros et la pension de Valentin de 689 euros, qui ne sert qu'à ses besoins exclusifs.

 

Aujourd'hui mon fils sait lire et écrire, et rien ne s'oppose à ce qu'un jour il puisse vivre seul et trouver un travail. Ce jour là, personne ne me remerciera d'avoir rendu mon fils autonome plutôt que de l'avoir laissé à la charge de la société. Qu'importe ! Seul compte son bonheur. Peut-être pourrait-on seulement le laisser grandir à son rythme et cesser de tenter de le séparer de ceux qui l'aiment et luttent pour son avenir."

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 11:22

L’intersyndicale FO-CGT et CFDT de l’IME de Brottes a déposé un préavis de grève pour Vendredi 1er juin 2012 pour défendre les droits des enfants et soutenir les représentants du personnel qui subissent des pressions de la part de la direction après avoir dénoncé des faits de maltraitance.

 

Depuis quelques semaines, le Procureur de Chaumont est informé officiellement d’actes de maltraitance auxquels se serait livré le directeur-adjoint sur les enfants handicapés accueillis dans l’établissement.

L’enquête est en cours et le directeur-adjoint concerné a été mis à pied en attendant d’être licencié pour faute grave.

Or, vendredi 25 mai 2012, le directeur de l’Etablissement a annoncé à l’ensemble du personnel que son directeur adjoint réintégrait ses fonctions mardi 29 mai 2012 pour défaut de procédure.

Par ailleurs, le délégué syndical CGT, qui fait partie des salariés qui ont dénoncé les violences du directeur adjoint, a été convoqué pour un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement, vendredi 1er juin à 10 h.

Afin que l’affaire ne s’étouffe pas sous les manoeuvres de la direction, FO a appelé les salariés, professionnels, parents et citoyens plus largement, à se joindre au rassemblement devant l’IME de Brottes, rue de le quellemèle à Brottes, vendredi 1er juin 2012, de 10 h 00 à 11 h 00.

 

Voir ici un Compte Rendu du rassemblement

 

Je suis personnellement très surprise que cette affaire ne soit l'objet que d'un seul article dans un journal local, le Journal de Haute Marne.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:51
 

 

Autismo Francia: Una psicanalista attribuisce alle madri la responsabilità dell’autismo

 

"L’Express" si è procurato una sequenza inedita tratta dalle riprese del documentario polemica Il Muro, la psicanalisi alla prova dell’autismo.Una psicanalista attribuisce alle madri la responsabilità dell’autismo nel loro figlio. Una sequenza video inedita, che l’Express si è procurato ( presto sarà disponibile una versione in italiano), fa luce sulla questione del documentario Il Muro che denuncia la presa in carico dell’autismo da parte della psicanalisi. Il tribunale di Lille ha condannato il 26 gennaio scorso Sophie Robert a risarcire i querelanti, perchè “avrebbe alterato le parole effettivamente espresse” dai tre psicanalisti intervistati. La regista è ricorsa in appello. Questo caso è parte di un contesto piu’ ampio di rimessa in questione del ruolo della psicanalisi nella presa in carico dei bambini autistici. Questo approccio, largamente utilizzato in Francia, è stato sconsigliato l’8 marzo dall’Alta Autorità alla Salute - HAS- che ha raccomandato l’utilizzo di metodi alternativi, detti educativi, per trattare questo disturbo precoce della comunicazione.

 

 

Tra le accuse rivolte alla psicanalisi: c’e’ quella di trasmettere una spiegazione sbagliata dell’autismo. Secondo alcuni psicanalisti, questo disturbo appare a causa di un comportamento inadeguato della madre, che si comporta in maniera troppo fredda o troppo possessiva di fronte al suo bambino. Ora pero’ vi è un largo consenso della comunità scientifica internazionale che considera l’autismo come un disturbo di origine neurobiologica, causato da un cattivo funzionamento dello sviluppo del cervello. Questo è uno degli argomenti su cui si sono espressi gli psicanalisti intervistati nel documentario, tra cui Esthela Solano-Suarez, una dei tre querelanti.

 

La sequenza che l’Express mostra oggi al pubblico è un estratto di un’intervista di tre ore accordata a Sophie Robert da Esthela Solano-Suarez, il 5 novembre 2011, nel suo studio parigino. Questo pezzo di sette minuti non è stato selezionato per il montaggio, ma figura tra il materiale sequestrato dai giudici, desiderosi di confrontare le parole espresse durante le interviste con quelle estratte e presentate nel film Il Muro.

 

Secondo Sophie Robert, si tratta di un momento in cui Esthela Solano-Suarez ha chiesto di fare una pausa per bere un bicchiere d’acqua. La psicanalista si è tolta il microfono piazzato sul colletto del suo abito, e si è spostata in un’altra camera, uscendo dal campo della telecamera appoggiata su un treppiede di fronte alla sua scrivania. La conversazione continuata in maniera informale tra la documentarista e la psicanalista è stata registrata dal microfono della telecamera.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:40

 
La revista "L'Express " ha obtenido una secuencia única del rodaje del polemico documental El Muro. Una psicoanalista indica la responsabilidad de las madres en el autismo de sus hijos.
 
Una secuencia de vídeo oculta, que L'Express ha obtenido (ver más abajo), trae nueva luz sobre el tema del documental El muro, denunciando el tratamiento del autismo por el psicoanálisis. El Tribunal de Lille ha condenado el 26 de enero, a el documentalista Robert Sophie a pagar una suma muy importante para la reparación del prejuicio soportado por tres psicoanalistas entrevistados, durante la edición de su película que estimaban que habia "distorsionado el significado de las palabras realmente necesarias" .
 
La documentalista apeló la decisión. Este caso es parte de un contexto más amplio de evaluar y cuestionar el papel del psicoanálisis en el tratamiento de niños con autismo. Esta respuesta, ampliamente usada en Francia, fue revocada el 8 de marzo por la Alta Autoridad para la Salud (HAS), que recomendó el uso de métodos alternativos, por ejemplo la educación, para tratar este trastorno de la comunicación temprana.
 
Entre ortras cosas, lo que se le reprocha al psicoanálisis, es que da una explicación errónea del autismo. Según algunos analistas, este trastorno aparece en respuesta a la actitud inadecuada de la madre, que se comporta demasiado frío o es demasiado posesiva con su hijo. Sin embargo, ahora existe un amplio consenso en la comunidad científica internacional para considerar el autismo como un trastorno neurobiológico, es decir, el resultado de un desarrollo del cerebro diferente. Este es uno de los temas que expresan los psicoanalistas entrevistados en el documental, incluyendo Esthela Solano-Suárez, uno de los tres denunciantes.
 
El Express lleva al conocimiento público una secuencia que es extracta de la entrevista de tres horas concedida por Esthela Solano-Suárez a Sophie Robert el 5 de noviembre del 2011, en su oficina de París. Este plan de siete minutos no se ha seleccionado para la edición, pero fué recibido como prueba por el tribunal de Lille, deseoso de comparar las palabras de los entrevistados con los extractos que se han presentado en la película.
 
Según Sophie, Robert, este es el momento en que Esthela Solano-Suárez pidió para hacer una pausa e ir a tomar una copa de agua. La psicoanalista ha retirado de su micrófono con cable, colocado bajo el cuello de su vestido, luego se movi a la sala, fuera del alcance de la cámara, que descansa sobre un pie delante de su oficina. La conversación continuó de manera más informal entre la documentalista y la psicoanalista, y fue grabada por el micrófono de la cámara
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:59

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Plus jamais ça !

Quand mon fils y est arrivé dans un hôpital de jour, il n'avait pas de diagnostic posé. Après une semaine d'observation il était considéré comme psychotique avec des défenses autistiques. Dans leur description on reconnaît typiquement le profil d'un enfant autiste, mais ils ne le considèrent pas comme tel, puisqu'il est verbal...

Tous ses actes et paroles sont passés au crible de la psychanalyse avec des interprétations dignes du "crocodile" ( j'ai ainsi des pages de perles de ces années là).

AUCUN bilan n'a été établi dans quelque domaine que ce soit et mon fils fut amené à "participer" sans cesse à des activités auxquelles il ne comprenait rien, qui ne l'intéressaient pas et qu'il ne pouvait réaliser, par manque (entre autres) de capacités à observer, à reproduire, à exécuter en même temps que les autres, à comprendre la consigne, etc. Bref toute activités proposée étant inadaptée, il fut mis constamment en échec, d'où mésestime de soi, angoisse envahissante, troubles du comportement amplifiés, d'où punitions, mise à l'écart, etc... Bien sûr, aucune forme de stimulation, puisqu'il fallait ATTENDRE qu'il soit prêt pour faire ou apprendre!!!

 

Ce que je raconte est malheureusement affreusement banal et vous avez déjà lu tant de fois ce genre de témoignage .

Ce que je raconte je ne l'ai compris qu'au bout d'un an et demi, quand j'ai compris que mon fils était autiste et que je l'ai fait diagnostiquer avec évaluations.

Un des intervenants qui a quitté ce lieu, m'a dit l'avoir quitté "pour ne pas cautionner cette forme de maltraitance" (sic)

Ce que mon fils y a vécu a dégradé son état et lui a fait perdre définitivement de précieuses années de développement, de stimulation et de rééducation. Voilà comment une prise en charge "psycho-dynamique" (quel est le comique qui a osé nommer ainsi ces pratiques???) basée exclusivement sur la psychanalyse peut abîmer un être. N'est ce pas une autre forme de maltraitance que de laisser un cerveau en errance, que de laisser des compétences émergentes en friche, que de laisser un enfant de côté parce qu'on y comprend rien, de passer son temps à interpréter de travers, via les fantasmes personnels et les transferts de chacun, des stéréotypies ou des comportements naturels de survie et de révolte? Alors n'en déplaise aux anti-comportementalistes, il y eut heureusement l'ABA pour lui redonner confiance, estime de soi, joie et joies et le faire avancer. Puis il y eut les bilans dans les différents handicaps associés identifiés et les rééducations enfin adaptées.

Mais plus jamais ça...

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 19:09

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Réponse de Nathalie Radosevic, maman, suite à l'article paru dans Psychologies.com, intitulé : « Comment les autistes nous voient »

 

 

 

Les autistes ont le sens de l'humour.

Oui, comme chacun sait, l'humour est totalement personnel. Il n'existe pas d'humour type, même les neurotypiques parlent « d'humour noir », ou « rire jaune »...il existe donc également plusieurs formes d'humour autistiques, en espérant ne pas vexer les neurotypiques qui pourraient penser détenir du monopole humoristique. C'est pourquoi, j'ai intitulé mon article « La psychose neurotypique vue par les autistes », parce que nous voulons également partager la notion de psychose et de maladie avec les neurotypiques. Il ne faut pas que cela soit exclusif à l'autisme !

 

 

« Ce sont d’étranges bébés. Comme leurs yeux nous fuient, nous nous demandons s’ils nous voient »

Lorsqu'un neurotypique feint de ne pas voir un « ami » de longue date à qui il doit de l'argent, il ne semble pas voir son ami créancier....et pour peu que cet ami l'alpague en lui demandant de ses nouvelles ou simplement de lui rappeler sa dette, soudain, frappé par gêne, le neurotypique s'exclame « Ah, je ne t'avais pas vu ! De l'argent ? Tu es sûr ? Ah oui, tu as raison....j'avais oublié ! » Est ce que nous dénonçons cette personne aux services sociaux pour trouble amnésique, ou le fait de n'avoir « pas vu » son créancier ne fait il pas de lui une personne en danger parce qu'il ne voit pas ? Et bien les autistes, eux, ne savent pas feindre, ne rusent pas pour ne pas restituer une somme d'argent. Ils sont foncièrement honnêtes, car pour eux, déroger au principe de faire ce qu'on dit est intolérable !

Le fait que l'on pense d'eux qu'ils soient des bébés, c'est sans doute pour dire que la ruse n’apparaît que plus tard, et que le bébé est un être innocent, comme l'est la personne autiste ? Alors pourquoi ne pas mettre en lumière le coté positif de la sincérité et de l'innocence au lieu d'en faire un défaut en le rabaissant à l'état régressif de bébé ? Parce qu'un autiste ne parle pas forcément il est forcément « un bébé » ? Diriez vous qu'une personne d'origine étrangère qui arrive en France est un bébé ou un attardé mental parce qu'il ne parle pas notre langue ? Alors imaginez combien de français peuvent paraître attardés à l'étranger, car c'est l'un des seuls pays à ne pas faire l'effort d'apprendre les langues étrangères et estime qu'on doit savoir parler le français à l'étranger !

 

 

 

Les neurotypiques aiment porter des matières désagréables au toucher, voire, des vêtements ressemblant à des encarts publicitaires

 Parce qu'une personne ne veut porter que du coton ou au contraire, ne veut porter que du synthétique, cette personne est considérée comme bizarre ? Alors parlons justement des personnes qui se damneraient pour porter des vêtements et accessoires, chaussures hors de prix juste parce qu'il y a le nom de la marque écrite en gros dessus. Si on considère l'aspect marketing, il semblerait que le neurotypique souffre d'une maladie mentale du fait qu'il n'a pas réalisé que le créateur de ces marques utilisent les clients pour faire leur propre encart publicitaire, non seulement gratuitement, mais en plus, sont payées par le client qui va payer souvent une fortune pour avoir le droit de diffuser ces marques sur lui !

 

Quelle personne normalement constituée porte des vêtements et accessoires en ne demandant pas une contrepartie financière du fait qu'elle diffuse la marque du créateur sur lui ? Les « people » se font payer pour être vues avec des marques....elles ont des contrats avec le propriétaire de ladite marque et le citoyen lambda, neurotypique, lui, se rue pour MONTRER qu'il peut se l'offrir.

 

 

« Que survienne une sensation inattendue – une forte envie d’aller aux toilettes qui prend la forme d’une douleur incompréhensible, un claquement de porte, une sonnerie… »

Un autiste sent qu'il doit aller aux toilettes lorsqu'il a une douleur...parce qu'il est tellement absorbé par ce qu'il fait ou voit qu'il n'y va que lorsque l'envie se montre pressante et intenable. Et les neurotypiques ? Ils ont un bouton qui s'allume qui leur dit d'y aller ? Jamais un neurotypique n'a retardé le moment d'aller aux toilettes juste parce qu'il ne voulait pas rater une émission à la télé ou parce qu'il n'avait pas envie d'y aller avant de partir et que ça l'a pris juste dans les transports en commun ? Les claquements de porte et les sonneries stridentes sont elles agréables aux neurotypiques ? Le bruit comble-t-il à ce point un vide existentiel du neurotypique stressé et dépressif qu'il a besoin d'entendre des sons dépassant le seuil tolérable pour un autiste, qui lui est plus adepte de tranquillité et de calme ?

 

 

 

« Ils ne captent pas les émotions sur un visage »

Les neurotypiques captent des émotions même lorsqu'il n'y en a pas. Ou cherchent constamment à interpréter des situations et émotions non présentes chez leurs semblables. Voilà aussi l'une des raisons aux mésententes conjugales et aux crêpages de chignons relationnels. Ils sont forts pour voir des sens cachés même là où il n'y en a pas. Ils sont paranoïaques, narcissiques et ramènent tout à eux. Si au contraire les autistes s'interrogent sur les émotions des neurotypiques ou d'autres personnes différentes et non neurotypiques, c'est parce qu'elles sont curieuses de l'autre. Elles aiment apprendre et comprendre. Il me semble que c'est une qualité qui peut s'apparenter à de l'intelligence, non ?

 

« Tous ces éléments concourent sans doute à entraver le développement de ce l’on appelle la « théorie de l’esprit ». Cette aptitude, qui apparaît vers l’âge de 3 ans, est la capacité à attribuer des états mentaux à autrui ».

 C'est bien ce que je disais. Les neurotypiques se pensent les seuls détenteurs de la « théorie de l'esprit ». Plutôt que d'extrapoler, une personne autiste posera la question clairement et sans détour, pour ceux qui ne parlent pas, ils trouveront un autre mode de communication. Mais ils communiqueront et ne resteront pas sur des suppositions ou extrapolations.

 

 

 

« Regard qui échappe au bébé malade »

Tous les bébés doivent être malades alors selon cette hypothèse, car rares sont les bébés qui s'intéressent à tout ce qui les entoure. Les neurotypiques ne disent-ils pas que les bébés passent le plus clair de leur temps à manger et dormir dans les premiers mois de leur vie ? Alors certes, les bébés autistes ont parfois le regard fuyant (pas tous ou sélectivement, face aux inconnus), mais lorsqu'on leur apprend plus tard à le faire, ils semblent rattraper largement le retard et mettre les neurotypiques en échec à l'âge adulte (parfois même avant). Je donne un exemple concret. Un autiste voit une personne sans abri mendier dans le métro...il regarde la personne s'approcher de lui qui parle pourtant à toutes les personnes, pourtant la plupart des neurotypiques baissent ou dévient la tête ou semblent absorbés par leur journal, livre ou la vue imprenable des tunnels sombres du métro parisien. Ils le font également lorsqu'une personne âgée, enceinte ou handicapée monte dans le wagon ou le bus. Sont ils souffrants ? Pourtant, même ma fille a noté à haute voix que les personnes ne veulent pas la laisser s'asseoir et qu'ils regardent leurs chaussures ! Pourtant elle est autiste et a pu remarquer qu'ils regardaient ailleurs.

 

 

 

Le neurotypique est moqueur et éprouve le besoin de rabaisser et d'humilier devant les autres

Certes, la personne autiste n'éprouve pas forcément le besoin de s'amuser avec les neurotypique dont il ne comprend pas les jeux. Mais si c'est pour se moquer de quelqu'un d'autre, il faut s'interroger sur l'état mental de la personne neurotypique qui présente un état mental de dépendance, il ne sait pas jouer seul, il a besoin de s'occuper en embêtant ses camarades et plus tard, vous harcèlera au téléphone parce qu'il ne comprend pas que vous ne partagiez pas ses centres d'intérêts. Or, devant cette évidence, l'autiste, ne sachant quoi répondre (sans doute parce qu'il n'y a rien à répondre et que l'autiste aura la sagesse de se taire plutôt que de passer pour un imbécile), il se taira ou répondre « je ne sais pas ». Ce qui attisera la moquerie des neurotypiques qui, non contents de ne pas savoir s'occuper seuls, ont le besoin compulsif de rabaisser celui qui ne se soustrait pas à son besoin (tout aussi compulsif) d'autorité.

 

 

 

« Car la pensée autistique est une pensée concrète. »

Oui et si certains n'utilisent pas les expressions métaphoriques, d'autres au contraire les privilégient, car les images sont concrètent justement. Une personne autiste pourra ainsi écouter une personne, mais si on lui demande de « se mettre à la place » de l'autre, elle risque en effet de ne pas pouvoir. C'est tout simplement une constatation réaliste, car nul ne peut le faire. Pas même les neurotypiques qui se targuent pourtant de la capacité d'empathie (sélective)...se mettre à la place de l'autre implique d'avoir une compréhension totale de la personne que l'on a face à soi et dans la mesure où toute personne est déjà pour elle même parfois une inconnue...et que l'on passe tous du temps à se trouver (même en cherchant activement), comment ne pas l'être pour l'autre ?

Avoir des exigences que l'on n'a pas déjà envers soi, c'est cela être neurotypique ?

 

 

« Ils doivent apprendre par cœur la vie en société »

Comment se passe l'éducation d'un neurotypique ? Sait il instinctivement se servir de la politesse ? Les enfants n'apprennent-ils pas qu'il ne faut pas écrire sur les murs ou se moquer des autres ? Alors, c'est que les neurotypiques sont soit mal éduqués soit inaptes à vivre en société. Les prisons regorgent de personnes neurotypiques qui n'ont pas appris les règles de bonne conduite que les autistes, une fois qu'elles ont appris ce qui est permis et ne l'est pas, ne sera pas criminel en série, violeur, voleur, n'ira pas agresser des personnes gratuitement ou pour leur voler ce qu'ils possèdent, n'iront pas vandaliser, etc. A ce se demander qui est le plus atteint et inapte à vivre en société !

 

 

« Pour les personnes autistes, la vie sociale est une jungle, souligne le docteur en sciences sociales belge Peter Vermeulen »

En effet, je confirme. Personne de sensé et d'éduqué ne peut accepter de vivre dans une pareille société de gens capables de mentir, voler, tricher, piller, tuer, violer, agresser sans raison ou par intérêt quelconque (matériel ou juste pour avilir)...à part peut être les neurotypiques qui se consolent en se lançant des expressions stériles pseudo philosophiques « C'est la vie, la vie c'est dur, c'est une jungle, faut s'y faire... » etc.

Vivre « dans un état d'insécurité permanente », oui, qui ne le serait pas sachant qu'il est incapable de faire du mal aux autres et de comprendre les ruses des comportements pervers ?

 

 

« Ils dépensent une énergie folle pour vivre parmi nous »

Je le confirme. Lorsqu'une personne n'est pas câblée pour comprendre les « théories de l'esprit » (faisons un peu d'humour noir neurotypique!) des personnes neurotypiques, donc, comprendre qu'il y a des ruses, des personnes potentiellement malveillantes dont il faut se méfier, qu'il faut constamment s'assurer de ne pas signer un contrat nous piégeant de contraintes parfois inhumaines (on appelle cela les clauses abusives, mais la Justice a encore du travail à faire en France pour les sanctionner!), ou de personnes vous faisant accepter de se porter « caution solidaire » dont la solidarité est d'ailleurs totalement absente ou juste faite pour contraindre l'innocent, celui qui n'est pas pervers ni truand. La loi d'ailleurs est surtout là pour donner raison aux plus rusés, ceux qui savent la contourner. Et si on créé des mesures de « protection judiciaire » en considérant une personne comme « majeure incapable », imaginez donc la vision psychotique de la neurotypie pour une personne autiste ! Un vrai cauchemar !

 

 

 

C'est au monde neurotypique de s'éduquer et d'arrêter de considérer celui qui est différent comme un attardé mental.

 Demain, si nous découvrions qu'il y a plus d'autistes que de neurotypiques, c'est LE NEUROTYPIQUE qui passera pour incapable...je doute que les personnes autistes puissent infliger aux neurotypiques ce qu'ils ont subi de leur part, à savoir :

des traitements médicamenteux lourds et inappropriés

 

des traitements inhumains de soins psychiatriques divers (contention, « enveloppements humides et froids » - je nomme le « packing », cellules d'isolement, humiliations du personnel hospitalier, infantilisation, etc)

 

des traitements inhumains et culpabilisation des parents et notamment de la mère par la psychanalyse qui est fortement implantée dans le milieu hospitalier (à 80 %), humiliations des mères et des enfants, infantilisation et laisser, voire pousser l'enfant et l'adulte autiste à la régression et j'en passe...

 

 

 « Ils dépensent une énergie folle pour vivre parmi nous »

 Je le confirme. Lorsqu'une personne n'est pas câblée pour comprendre les « théories de l'esprit » (faisons un peu d'humour noir neurotypique!) des personnes neurotypiques, donc, comprendre qu'il y a des ruses, des personnes potentiellement malveillantes dont il faut se méfier, qu'il faut constamment s'assurer de ne pas signer un contrat nous piégeant de contraintes parfois inhumaines (on appelle cela les clauses abusives, mais la Justice a encore du travail à faire en France pour les sanctionner!), ou de personnes vous faisant accepter de se porter « caution solidaire » dont la solidarité est d'ailleurs totalement absente ou juste faite pour contraindre l'innocent, celui qui n'est pas pervers ni truand. La loi d'ailleurs est surtout là pour donner raison aux plus rusés, ceux qui savent la contourner. Et si on créé des mesures de « protection judiciaire » en considérant une personne comme « majeure incapable », imaginez donc la vision psychotique de la neurotypie pour une personne autiste ! Un vrai cauchemar !

  

 

Pour combattre quelques idées reçues : 

- Oui une personne autiste évolue et peut progresser.

 

- Non, l'autisme ne s'arrête pas à l'âge adulte, un enfant autiste devient un adulte autiste, même s'il n'a plus autant de difficultés qu'auparavant, car il a pu apprendre et mettre des stratégies éducatives en place.

 

- Oui, il y a des adultes autistes qui peuvent apprendre un métier, même le choisir (pour peu qu'on lui laisse un vrai choix ! ).

 

- Ils peuvent également conduire, se marier et avoir une vie de famille et avoir des enfants et s'en occuper tout autant que les neurotypiques.

 

- Non, les personnes autistes ne réclament pas plus de droits que les neurotypiques (mais ça c'est curieux c'est une pensée purement neurotypique de penser qu'une personne reconnue « handicapée » va forcément ruser pour obtenir de l'argent qui ne lui est pas dû, ou qu'il pourrait en avoir plus que lui !).

 

- Non les personnes autistes ne sont pas forcément déficientes parce qu'elles ne parlent pas et ont des comportements qui peuvent sembler bizarre aux neurotypiques. Tout comme il peut sembler bizarre à une personne autiste de voir des neurotypiques se moquer cruellement, faire du mal gratuitement, mentir, tricher et autres....chacun ses amusements...les autistes sont pacifistes !

 

 

Combattre la psychanalyse, pourquoi ?

 Parce que la vision de la psychose ne s'applique pas à l'autisme, nous demandons aux psychanalystes (tous métiers confondus qui utilisent la psychanalyse comme moyen thérapeutique) de cesser de divaguer sur les soi disant incapacités des personnes autistes, ni sur des interprétations purement hallucinatoires des pensées autistiques. Il est temps que la psychanalyse retrouve un peu de décence et cesse l'intrusion dans la vie des personnes autistes. Parce que ces psychanalystes s'imposent aux personnes autistes, et que ce ne sont pas les personnes autistes qui vont délibérément choisir cette thérapeutique...un neurotypique accepterait-il d'aller chez un garagiste faire réparer son véhicule et de trouver un gastro-entérologue à la place ? Surtout si celui ci se prétend indûment compétent et sabote son véhicule....

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:25

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Christine Dalbergue                                                                                   21 Décembre 2011

 

 

Monsieur le Premier ministre,                                     

 

Maman d'un enfant autiste âgé de 13 ans, votre annonce sur l'Autisme Grande Cause Nationale fait renaître l'espoir en moi dans le combat quotidien que je mène pour mon fils.

 

Après avoir été accusée à tord de maltraitances sur mon enfant en 2005 (accusations fondées uniquement sur ses troubles du comportement par une enseignante), avoir été obligée de le remettre à son père, violent notoire, par la justice de notre pays alors que les preuves de mon innocence et de l'autisme de mon fils étaient dans le dossier des Juges, ma vie a explosé.

 

Ma santé, ma vie sociale et professionnelle se sont détériorées au point que je me suis retrouvée dans la rue, hospitalisée, en fauteuil roulant (car les disques intervertébraux de mon dos se sont détruits), avec un cancer et son lourd traitement.

 

Suite à cette injustice, pendant trois ans, et malgré de multiples signalements effectués auprès des services de la protection infantile, mon fils a été véritablement maltraité cette fois par son père, le Juge des Enfants n'est pas intervenu, le Conseil Général a conclu que je manipulerais mon enfant tout en reconnaissant quelques bizarreries à son endroit pour justifier un constat incompétent mais n'entendant ni son autisme et le besoin urgent de le retirer de la situation destructrice qu'il subissait.

 

Finalement, mon fils, à 10 ans, tentera de se suicider pour ne pas retourner chez son père. Après l'avoir sauvé de sa tentative d'étouffement avec un foulard, nous avons eu la chance de rencontrer un jeune agent de la brigade des mineurs du commissariat de Toulouse qui nous a enfin pris au sérieux.

 

A partir de là, nous avons découvert avec ma nouvelle avocate que les services de la protection infantile et la justice avaient connaissance des maltraitances que subissait mon fils, de nos appels à l'un et à l'autre dans le dossier du juge des enfants, ainsi que des signalements faits par l'éducation nationale pendant deux ans... En vain.

 

Après, j'ai du prendre mon fils à charge toute seule pendant trois ans à mon domicile face à l'absence de moyens eu égard à l'autisme, gérer ses stress post traumatique et ses apprentissages. Je le mènerai jusqu'en 5ème avec un 15 de moyenne et trouverai seule, les ressources, le traitement et le médecin qui le débarrasseront de ses stress post traumatique suite aux multiples violences imposées.

 

Aujourd'hui, mon fils a échoué dans un hôpital de jour (moins de 3H semaine) où j'ai du lutter âprement pour qu'on ne lui administre pas la camisole chimique (seule solution proposée !)

Mon fils est également dans un ITEP, Institut thérapeutique éducatif et pédagogique (8H par semaine) n'a qu'une heure trente d'apprentissage par semaine... Tout notre travail à domicile se détériore, je dois faire le huitième recours auprès de la Maison départementale des personnes handicapées, parce que l' AEEH,Allocation d'éducation pour enfant handicapé, que l'on me donne n'est toujours pas au bon taux de tierce personne, je ne peux aller travailler, je dois quémander le bon taux de l'AEEH ... Je suis épuisée, de plus en plus désespérée de devoir me battre autant pour si peu et si seule.

 

Quels moyens concrets peut m'apporter votre reconnaissance " Autisme Grande Cause Nationale" pour ce qui concerne la prise en charge de mon fils ?

 

J'ai besoin qu'on m'aide un peu pour reprendre du poil de la bête dans l'accompagnement quotidien de mon fils, je vous serais très reconnaissante de bien vouloir m'indiquer quelles démarches et quels contacts je peux entreprendre dans ma localité ou ailleurs afin de faire évoluer concrètement notre situation vers un avenir un peu plus envisageable et moins angoissant pour nous deux.

 

Je vous remercie d'avoir prêter attention à ma demande d'aide, et vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'assurance de ma parfaite considération.

 

Christine DALBERGUE

 

PS : Je tiens à votre disposition tous les éléments de preuves de ce que je raconte ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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