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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 22:16
A Mr Favereau, journaliste à "Libération" - Auteur d'un article le 14 févier sur l'énigme de l'autisme
A Madame Vincent,journaliste à "Le monde" - Auteure de deux articles le 16 Février sur le packing et l'autisme
 
Je vous écris car je suis extrêmement choquée du parti pris sur l'autisme, qui se retrouve dans vos différents articles
 
Aujourd'hui la France a au moins 40 ans de retard sur les pays développés en matière de dépistage, prise en charge : la situation des autistes est catastrophique : les adultes d'aujourd'hui, qui n'ont reçu et reçoivent que une prise en charge psychanalytique sont
 
- internés en hôpital ou institution psychiatrique, bourrés de neuroleptiques, non respectés dans leurs fonctionnements particuliers.
- gardés chez leurs parents, qui ont encore la force et qui refusent la 1ere solution. Souvent ils ont bataillé auprès des praticiens pour retirer leur enfant de l'institut ou hôpital psychiatrique
 
Je veux que vous preniez conscience des faits suivant
 
- Les parents n'ont rien contre la psychanalyse : simplement, leur enfant est victime d'une erreur médicale : on a donné, et on donne encore un traitement qui, au lieu de faire progresser l'enfant, augmente ses troubles. Lorsqu' un enfant autiste ne reçoit pas un traitement spécifique adapté, ses troubles du comportement augmentent. Pour un enfant de 3 ans, c'est gerable , mais pour un adolescent ou adulte c'est gerable seulement avec des neuroleptiques. Vous comprenez ? La priorité c'est apprendre à l'enfant à gérer ses émotions, et lui apprendre à communiquer.
Comment seriez vous si vous etiez brusquement en chine, sans argent, ne parlant pas chinois, ne comprenant pas les coutumes du pays, et surtout sans personne pour vous apprendre tout ça ? Vous faites une crise d'angoisse ; et vous vous retrouvez à l'hôpital avec des psychotropes, et petit à petit la descente aux enfers pour vous.
 
- Les parents n'ont rien contre le fait que des personnes consultent des psychanalystes, ils s'en moquent : chacun fait bien ce qu'il veut.
Mais ils ne veulent pas que leur enfant ai un traitement inadapté. Tout simplement . Et c'est bien le problème en France : pourquoi croyez vous qu'on ai tant de retard ? Faire une prise en charge psychanalytique sur un enfant autiste ( actuellement seule cette prise en charge est reconnue ) a autant d'effet que sur une personne ayant la maladie d'alzheimer par exemple ; aucun effet, et donc des troubles du comportement s'installent...
 
 
En prenant parti comme vous le faites, vous encouragez un traitement qui est prouvé inadapté, vous savez donc pertinemment qu'il y a des erreurs médicales, mais au lieu de les signaler, vous persistez. Au détriment de dizaines de milliers d'enfants, qui en sont victimes.
 
Rappelez vous que ne rien faire pour un autiste ( la psychanalyse propose simplement d'attendre que l'enfant soit prêt ), c'est la pire des maltraitances.
 
Quant au fait que les psychanalystes auraient des facilités à rentrer dans le monde interne des autistes...c'est faux : je suis dans les troubles du spectre autistique et tout ce qu'ils disent, c'est faux, je ne m'y reconnais pas du tout, et je ne suis pas la seule. Donna Williams, Temple Grandin, Gunilla Gerland ( 3 autistes écrivains dont j'ai le témoignage ) ne s'y reconnaissent pas.
 
La plupart des autistes que je connais ( et oui les autistes parlent et écrivent ) pensent comme moi.
Les psychanalystes leur font peur.
 
Quant au fait que le comportementalisme c'est du dressage par ce que répétition du même geste : mais comment avez vous appris à écrire ? Vous même n'avez pas fait des lignes de lettres avant de savoir écrire?
Et pour apprendre à conduire ? ça vous est venu immédiatement ?
 
Beaucoup de choses que nous apprenons ne nous sont pas spontanées : il faut répéter, répéter; pour les autistes, c'est pareil, sauf qu'il y a beaucoup plus de choses non spontanées.

Merci de m'avoir lue. J'espère que quand vous écrirez vos articles, vous penserez en premier aux enfants..et à leurs parents qui ne pensent qu'à une chose : s'exiler.
  
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:48

Commentaires sur certains propos de Bernard Golse dans le magasine santé de France 5 -  14 février

http://www.youtube.com/watch?v=fXnO84nvs1A

 

En noir - Bernard Golse

    En bleu - mon commentaire personnel

 

  • "Alors à partir de là y a deux façons de l'aider : Soit l'aider par la relation à admettre qu'un autre existe et qui n'est pas un danger. "    

Toujours cette idée que l'enfant autiste ne veut pas entrer en relation car il a peur de l'autre : l'autisme ce n'est pas cela, on le sait maintenant. Un enfant autiste ne voit pas l'intérêt de communiquer car il pense que l'on sait ce qu'il pense, donc ce qu'il veut entre autre. Ce n'est pas par peur d'aller vers l'autre.

 

 

  • "D'abord, rien n'est validé. Tout le monde doit savoir que dans le traitement de l'autisme, toutes les méthodes d'approches , cognitives, comportementales, psychothérapies, etc..rien n'est validé ! Y a des choses en cours de validation, mais rien n'est validé et pas plus la méthode ABA que d'autres. "

Faux : voilà des références de nombreuses études sur le programme TEACCH, ABA dont les conclusions valident ces pratiques.

On peut également consulter la version provisoire du rapport 2012 des recommandations de la HAS

 

 

 

  • "Alors après dire, "c'est non recommandé", d'abord non recommandé ça ne veut pas dire "interdit". "

C'est vrai que beaucoup de professionnels continuent malgré tout à faire des formations, colloques subventionnés par le service public et « aider » l'enfant avec des pratiques non recommandées : cela ne les gêne pas le moins du monde : c'est pour cela qu'une loi est essentielle pour rendre ces recommandations opposables. Hélas le rapport sortira juste après la fermeture de l'assemblée nationale qui rouvrira je crois fin octobre, donc aucun projet de loi ne pourra être déposé à la sortie des recommandations.

 

 

  • "Donc ça fait des années et des années que les gens se mettent à aider les enfants avec des méthodes qui ne sont pas encore tout à fait validées . Écoutez je crois que si on faisait rien, les parents nous en voudraient encore beaucoup plus que de se croiser les bras. "

Voyons voir de quelle manière ont été aidés les enfants autistes nés dans les années 70 80 ou 90 et qui ont bénéficié pour unique prise en charge d'une pratique psychanalytique, consistant à attendre l'émergence de leur désir de sortir de l'autisme. Voyons le résultat aujourd'hui de cette aide : ce sont aujourd'hui des adultes vivant en hôpital ou institution psychiatrique, dépendants pour chaque geste quotidien, ne sachant pas communiquer autrement que par des troubles du comportement, qui sont gérés par des injections massives de neuroleptiques, les transformant lentement mais surement en être humain amorphe. Drôle de manière pour certaines personnes d'aider des enfants...

 

 

  • "Mais, je le crains, on est dans une année terrible, on est dans une année terrible, où y a des pressions différentes, des pressions politiques, des pressions idéologiques. Des pressions peut être commerciales même. "

En effet on est dans l'année de l'autisme, grande cause nationale : année terrible donc.

La pression des parents qui à 95% ne veulent plus que leur enfant n'ait d'autres choix qu' une pris en charge psychanalytique. Pour rappel, actuellement au moins 90% des instituts et IME fonctionnent avec ce type de prise en charge.

Pression idéologique : en effet, les parents veulent aujourd'hui que leur enfant reçoive de l'éducation comme tout citoyen, apprenne à communiquer, apprennent l'autonomie, quelles drôles d'idées en effet !  

Enfin, entre des parents et des professionnels comme lui, ayant son statut médical et reconnu médiatiquement, lesquels sont le plus dans les capacités de faire pression ?

Pour l'instant ce sont les parents qui au quotidien subissent la pression des professionnels de santé ( dont lui ) pour faire interner leur enfant en structure à fonctionnement psychanalytique ( ce sont quasiment les seules structures existantes )

 

 

  • "Les gens raisonnables, j'espère en faire partie "

 Est ce raisonnable d'interpeller la HAS par voie médiatique afin de leur dire de changer, à 2 semaines de sa sortie, des recommandations qui ont mis des mois et des mois à se faire ?

Vouloir qu'un enfant passe sa vie en hôpital ou insitution est-ce raisonnable, ne serait-ce que sur le plan économique ? Bien sur ce n'est pas dit directement ici, mais des témoignages de parents démontrent les énormes difficultés qu'ils ont eu à obtenir de ce professionnel un diagnostic, et à faire sortir leur enfant de l'hôpital où il était orienté.

 

 

  •   "pour aider un enfant autiste il faut premièrement le mettre à l'école. Et là on est solidaire, la main dans la main avec tous les parents : "

Tiens c'est nouveau ça, qu'il soit pour la scolarisation . Si seulement c'était vrai...mais bon on revient vite à la réalité en lisant les témoignages des parents qui sont passés par lui

 

 

  • "Mais bien entendu nous souhaitons qu'il aille à l'école, c'est la base, par ce que l'enfant autiste il est autiste toute la journée. Il faut qu'il soit quelque part dans un lieu où les parents aient confiance . "

En gros ce qu'attend Bernard Golse de l'école, c'est un lieu pour calmer les parents et les rassurer. Mais pour l'intérêt de l'enfant, pas un mot...l'école serait elle juste un lieu de « stockage? »

 

 

  • Bernard Golse - Il faut l'aider sur un plan éducatif , et pourquoi pas ABA, pourquoi pas TEACCH et pourquoi pas d'autres méthodes

            Journaliste - Mais y a pas Une méthode...

           Bernard Golse - Bien sur que non les parents doivent avoir le choix.

Oui mais le problème c'est que à cause de l'omniprésence des thérapies psychanalytiques enseignées aux thérapeutes, le choix il n'existe tout simplement pas : en effet les tentatives de formations universitaires aux TCC par exemple sont balayées sous la pression des enseignants en psychanalyse, comme l'affaire du Master Comportementaliste à Amiens.

 Le DU ABA de Lille a rencontré une résistance inouïe de la part de ces personnes dites « raisonnables ».

Pas de formation, pas de thérapeutes formés, pas de choix. Du coup ce sont aux parents de s'activer et de lancer une pétition pour qu'il y ait des formations universitaires autres que psychanalytiques.

 

  • Un plan reéducatif à un moment y a toujours besoin d'une rééducation orthophonique, rééducation psychomotrice etc

Formations en psychomotricité imprégnés de psychanalyse . Comme on peut le voir ici par exemple http://www.snup.fr/download/JA2012-BRUXELLES.pdf

 

 

  • Les psychanalystes en ont un peu assez de cet arrêt sur image qui dit que quand on est psychanalyste et qu'on veut aider un enfant autiste de manière psychanalytique on est simplement à la recherche du coupable : la mère ou je ne sais qui. Mais ça c'est complètement ringard !

Euh...sans commentaires là...se référer au film « le mur » qui vient d'être censuré ( on se demande bien pourquoi !) se référer aussi aux témoignages des parents.

 

 

  • Mais aider un enfant autiste quand on est psychothérapeute psychanalytique c'est pas du tout la même chose que d'aider un adulte névrosé . C'est mettre des mots sur ses émotions, ses angoisses.

Les parents ne font-ils pas déjà cela ? Quand aux angoisses...tout le monde en a surtout quand on ne sait pas communiquer ses besoins.  

 

  • Être autiste est très angoissant et sortir de l'autisme aussi .

Je ne savais pas qu'on en sortait, première nouvelle ! Moi même qui suis dans le spectre de l'autisme, je n'en suis toujours pas sortie...peut être un jour, qui sait ?

 

 

  • Sortir de l'autisme c'est aller à la rencontre du monde des objets, de l'environnement, des personnes qui sont autour, ça peut être un grave danger, ressenti comme un grave danger.

Sous entendu : quand on est autiste on est dans son monde et on ne veut pas en sortir car on a trop peur. C'est pas ce qu'on pensait déjà il y a une vingtaine d'année ? Les connaissances sur ce syndrome n'auraient elles pas permis d'en savoir plus ?

Par exemple si je vais dans un pays civilisé, je pense que jamais je n'entendrai cette définition de l'autisme dans un magasine de santé sur une chaine publique. Mais bon, ce monsieur doit savoir ce qu'il dit, vu que c'est un « spécialiste » il fait figure d'autorité.

 

 

  • Et le psychanalyste est assez bien formé sur ça du fait de son activité avec les questions du transfert et du contre transfert il partage assez bien le monde de l'enfant

Ainsi le psychanalyste aurait le pouvoir de partager le monde d'un enfant, pouvoir que n'aurait pas les autres ? Ce sont des surhommes alors ? Je ne sais pas si c'est le cas mais vu la manière dont ils sont encensés dans les média et invités à titre d'expert partout, je comprends qu'ils puissent se voir ainsi.

En tout cas il n'y pas de preuves possibles à cette affirmation, on est obligé de le croire, et puis on n'a pas le choix vu que les structures publiques fonctionnent quasi uniquement avec cette approche

 

 

  • C'est dommage que la Haute Autorité de Santé qui est une instance scientifique, je crains qu'elle ne cède sous la pression actuelle Et qu'elle soit imprégnée par des courants idéologiques ou des conflits à fin diverses.

A propos de pression ...la pression des milieux psychanalytiques est telle que aujourd'hui la France est l'un des derniers pays au monde à reconnaître comme seule prise en charge les pratiques psychanalytiques. Est ce bien raisonnable ?

 

Ce mot « pression » me rappelle bien sur aussi la pression exercée par les psychanalystes sur le président de l'assemblée nationale en 2010, l'obligeant à revoir sa proposition de loi qui visait à ce que les psychanalystes suivent une vraie formation. Est ce bien raisonnable ?

 

Enfin à propos de conflit rappelons que l'immense pression faite par le courant psychanalytique a obligé le ministre de la santé à enterrer en 2004 un rapport fait par l'INSERM et qui concluait à une inefficacité de la psychothérapie psychanalytique par rapport aux autres psychothérapies. Est ce bien raisonnable ?

Pour en savoir plus : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1540

 

 

En bref

Monsieur Golse a essayé de se faire passer pour une personne raisonnable ouvert à toutes approches,très au fait de ce qu'est l'autisme, et ne comprenant pas pourquoi ces conflits actuels. Se posant en victime de pressions.

Il fait croire que en France il y a de la place pour chaque approche, alors que aujourd'hui seule la thérapie psychanalytique est reconnue donc remboursée : les projets de création de structures publiques à approche psychanalytique sont systématiquement agrées et donc financés par l'état, sans qu'aucune demande de preuves de leur efficacité ne soit demandée. La plupart des projets de structure publique à approche éducative et comportementaliste sont bloqués.

 

Conclusion d'un papa d'enfant autiste :

On a compris qu’il cherche à préserver sa chère psychanalyse en la mettant au même niveau que l’ABA, tentant de marier la carpe et le lapin. Ces deux approches sont concrètement incompatibles, l’une préconisant d’attendre que l’enfant soit prêt, l’autre préconisant une stimulation intensive précoce. Il le sait parfaitement, c’est donc une hypocrisie de sa part.

 

Conclusion : les français non concernés par l'autisme vont retenir

  • que l'autisme, c'est se mettre dans un monde par peur d'aller vers l'autre
  • qu'on peut en sortir
  • qu'en France tout va bien ( sauf l'Education Nationale qui ne fait pas son travail )
  • que c'est vraiment trop injuste ce qui arrive aux psychanalystes, ils ne méritent pas cela, ils ont tant œuvré pour les personnes autistes.  

 

Bon alors : les parents français d'enfants autistes sont ils exceptionnellement déraisonnables ? Pourquoi tant de colère ?

Cela, ce n'est pas expliqué dans cette vidéo....

 

 

 

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 11:39

 

Voici un bilan des actualités récentes du film sur le plan international . On peut retrouver ces nouvelles dans le site anglais de soutien

http://www.supportthewall.org/

 

sophie-conference-presse.jpg

 

  •  26 Janvier - New York The Center of Arts Education 225 West 34th Street, Suite 1112 - NY 10122
19h30 – 19h45 ( heure française ) : Réaction en Français de Sophie Robert à l’annonce de la décision dans l’affaire « Le Mur » par internet
20h00 – 21h00 ( heure française ) : Vidéo chat en temps réel avec les parents et les journalistes par internet.
détail ici
  • 26 Janvier - New York - 21h, heure française
David Heurtevent, jeune Asperger très impliqué lancera ( en anglais ) une campagne internationale pour une bonne prise en charge de l'autisme en France et pour l'interdiction du packing ( soin psychique consistant à envelopper entièrement un enfant presque nu dans des draps mouillés et sortis du frigo )
Sophie Robert parlera de sa situation et présentera des images nouvelles non encore rendues publiques
Je serai moi même présente en tant que maman d'un enfant autiste
détails ici
 
Les conférences seront visibles en direct gratuitement sur ce lien :
  • 27 Janvier - Philadelphie
 
Une version courte du film ( 30 minutes ) sera présentée par Sophie Robert à la conférence internationale de l'autisme
Elle y sera interviewée là bas, pour la chaine américaine ABC news
détails ici
L'ensemble des évènements sera filmé par un réalisateur américain en vue de la production d'un documentaire sur la situation de l'autisme en France

 

 

 

Articles

 

 

17 Janvier - Wrong Planet

Le site de réseau social des aspergers, Wrong Planet, heberge un article écrit par David Heurtevent au sujet du film de l'autisme

http://www.supportthewall.org/2012/01/interview-of-david-heurtevent-on-wrongplanet-autism-in-france-psychoanalysis-packing-and-other-travesties-why-it-matters/

 

 

20 Janvier - Blog américain

Le blog américain "Thinking person's guide to autism" publie un article sur la situation dramatique de l'autisme en France

http://www.supportthewall.org/2012/01/opinions-essay-of-david-heurtevent-on-tpga-a-culture-of-abuse-autism-care-in-france/

 

 

20 Janvier - International Herald Tribune

Le quotidien International Herald Tribune (journal international du NY times ) publie un article sur le film : "Folie furieuse autour du traitement de l'autisme en France"

http://www.supportthewall.org/2012/01/iht-furor-over-treating-autism-in-france/

 

 

20 Janvier - Radio publique de Boston

La journaliste Karen Weintraub publie un article sur WBUR, une radio publique de Boston

http://www.supportthewall.org/2012/01/wbur-npr-boston-autism-treatment-in-france-retro-controversial-and-featured-in-film-le-mur/

 

 

21 Janvier - Blog d'un psychothérapeute

Le psychotherapeute américain Stuart Schneiderman publie un article  dans son blog sur le film et la psychanalyse dans l'autisme

http://www.supportthewall.org/2012/01/former-american-psychoanalyst-stuart-schneiderman-weights-in/

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 12:57

Fabienne Cazalis, PhD, Docteur en Sciences Cognitives souligne certains propos des professionnels  Bernard Golse, Alexandre Stevens et Aldo Naouri  peuvant être interpretés comme des manquements aux articles 11 et 13 du code déontologie médicale

 

 

 

Extrait du code de déontologie médicale :

Article 11 (article R.4127-11 du code de la santé publique)
Tout médecin doit entretenir et perfectionner ses connaissances ; il doit prendre toutes dispositions nécessaires pour participer à des actions de formation continue. Tout médecin participe à l'évaluation des pratiques professionnelles.
Article 13 (article R.4127-13 du code de la santé publique)
Lorsque le medecin participe a une action d'information du public de caracte e educatif et sanitaire, quel qu'en soit le moyen de diffusion, il doit ne faire etat que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des repercussions de ses propos aupres du public. Il doit se garder a cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle, soit en faveur des organismes ou il exerce ou auxquels il prete son concours, soit en faveur d'une cause qui ne soit pas d'interet general.

 

 

Voila sa lettre à Sophie Robert

 

Chère Sophie Robert,

Cette lettre a pour objectif de commenter les citations à caractère scientifique des personnes interviewées dans votre documentaire intitulé "Le Mur". Je vous adresse ces commentaires en tant que docteur en Sciences Cognitives (EHESS, 2002) ayant travaillé
pendant 6 ans dans la recherche en neurosciences à UCLA (University of California Los
Angeles, USA). J'ai ensuite exercé comme professeur de neurosciences en Faculté de médecine (Ross University School of Medicine). Les remarques que je fais dans cette lettre ne requièrent pas de spécialisation scientifique pour être comprises.
Dans l'ensemble de votre documentaire, seules trois références scientifiques sont faites par les praticiens interviewés, respectivement par les Docteurs Alexandre Stevens, Bernard Golse et Aldo Naouri. Le fait que ces citations soient limitées à trois suggère une pauvreté de référentiel scientifique dans le discours de l'ensemble des praticiens interviewés. Concernant ces citations à caractère scientifique, la première (Dr Stevens) est tout simplement fausse. Les deux suivantes (Dr Golse et Dr Naouri) sont des interprétations orientées de faits partiels et sortis de leur contexte, et ne peuvent en aucun cas être considérées comme justes. Je partage avec vous mon étonnement face à ce qui pourrait, dans certains cas, être vu comme un
manquement aux articles 11 et 13 du code de déontologie médicale (joints à cette lettre).
  
  
  
Voici le détail de mon raisonnement :
 

 

  • Citation du dr Alexandre Stevens
Psychiatre en chef de l'institution pour enfants le Courtil, Tournai
Vidéo partie 1
Timecode 12'17''
"on n'est pas cablé neurologiquement pour le langage […] l'essentiel, c'est que le langage, justement, il est hors de l'organisme"
Cette citation est incompréhensible. L'être humain est évidemment cablé neurologiquement pour le langage. Les études montrent que la latéralisation des aires du langages (le fait que les zones du cerveau dédiées au langage soient situées sur l'hémisphère gauche, le cas général, ou bien sur l'hémisphère droit, ou encore bilatéralement) est présente dès la naissance.
Comment un psychiatre, qui est supposé avoir étudié le développement cérébral du bébé et de l'enfant, ainsi que toutes les pathologies neuropsychologues dues à des lésions du cerveau, peut-il énoncer une telle contre-vérité ?

  

  • Citation du Pr .Bernard Golse
Chef du service de pédopsychiatrie de l'hôpital Necker, Paris
Vidéo partie 1
Timecode 10'16''
"dès que le bébé est conçu, l'organisme maternel va immédiatement sécréter une vague d'anticorps très forte pour expulser ce bébé qui est a demi étranger pour le corps de la mère […] Finalement la première chose que biologiquement la mère ne supporte pas chez son bebe, c'est la partie qui vient du père"
Dans cette citation, le Pr Golse prend comme modèle la réaction immunitaire maternelle a l'implantation d'un corps étranger qu'est la nidification du foetus pour démontrer que la mère, par essence, rejette ce qui vient du père, et il semble en déduire une généralisation des relations père-mère.
C'est une interprétation très contestable. S'il est vrai que l'implantation du foetus peut être assimilée à une allogreffe, ce qui est frappant, c'est précisément le fait que le système immunitaire maternel soit aussi tolérant et que le foetus ne soit pas systématiquement rejetté !
Le terme scientifique pour décrire ce phénomène est "maternal immune tolérance". Cette tolérance immunitaire maternelle implique le trophoblaste, un tissu foetal, suivant un équilibre bien plus complexe que la description donnée par le Pr Golse. Cette adaptation immunitaire ne peut en aucun cas être réduite, ni même comparée, à une "double-négation", ainsi qu'il le suggère.

  

 

  • Citation du Dr. Aldo Naouri ,Pédiatre, Paris
Vidéo partie 2
Time code18'06'' et suite au début de la partie 3
"En 1984, il y a un biologiste qui fait la démonstration assez extraordinaire que le placenta est d'origine paternelle exclusive. C'est-a-dire qu'il est sous le contrôle de gènes portés par le spermatozoïde. Autrement dit, le placenta, c'est ce qui permet à une mère de ne pas détruire son enfant, et à un enfant de ne pas tuer sa mère. […] autrement dit, c'est un élément régulateur entre eux, c'est une interposition ce placenta. C'est-à-dire que, en gros, on a le sentiment comme ça que l'attitude du père à l'intérieur des décisions qu'il prend, de ce patriarcat qu'il instaure, de cette domination masculine, a été toujours une rechercheempirique de cette fonction que le placenta occupe et qui permet à chaque enfant de venir au monde sans être détruit."
A l'instar du Pr. Golse, le Dr. Naouri utilise des connaissances scientifiques pour justifier un modèle des relations père-mère-enfant. En l'occurrence, les faits auxquels il se réfère sont si déformés et sortis de leur contexte qu'ils en deviennent faux, pour les trois raisons détaillées ci-dessous :
1- Tout d'abord, le placenta humain est un tissu d'origine mixte, provenant de la fusion de l'endomètre de la mère et du trophoblaste du foetus. Il est impossible d'interpréter le placenta comme étant "d'origine paternelle exclusive".
2- De plus, il est surprenant de réduire le placenta à un organe de défense. C'est avant tout un organe de nutrition, d'oxygénation et de nettoyage du sang foetal…
3- Enfin, le phénomène évoqué, appelé "Gène soumis à empreinte", décrit comment certains tissus sont déterminés non pas par les deux allèles (maternel et paternel) des gènes impliqués, mais par un seul allèle, soit maternel, soit paternel. S'il est vrai que chez les souris, le rôle des gènes d'origine paternelle est essentiel pour la constitution du placenta, il n'en est pas de même chez tous les mammifères ! Chez les Humains, il y a effectivement une influence des gène soumis à empreinte lors de la constitution du placenta, mais cette influence est mixte, avec action combinée de certains allèles provenant du père et d'autres provenant de
la mère.
 

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 12:55
Le professeur Golse, en exclusivité dans cette vidéo publiée dans un acticle du site de collectif de soutien au film.  
 
Ce même personnage qui essaye de promouvoir aujourd'hui la neuropsychanalyse, afin de pouvoir continuer à exercer et enseigner en toute tranquillité ses séances de Travaux Pratiques.
torture  
 
C'était il y a 15 ans.  
Mais ça pourrait être aujourd'hui, car rien n'a changé d'après les témoignages actuels des familles qui sont passées dans les mains de ce cher professeur
 
C'est tellement facile d'interpréter
C'est tellement facile de trouver un point douloureux sur une personne dejà blessée
C'est tellement jouissif d'appuyer dessus
C'est tellement pervers de faire croire à une personne qu'appuyer là où ça fait mal résoudra les problèmes.
 
Les français, baignant dans la culture psychanalanlytique, sont tellement culpabilisés dans leur quotidien qu'ils risquent de n'y voir rien de choquant.
 
Et pourtant..
 
 
Ce genre de pratiques est reconnu donc financé par la sécurité sociale : avec quels résultats ?
 Ce père, harcelé moralement, ne sortira probablement pas indemne de cette séance.
Cet enfant recevra pas une bonne prise en charge : il ne sera pas traité . Donc maltraité.
 
 
 
Où sont il 15 ans après ?
 
Qu'est devenu cet enfant ? Je ne sais pas, mais j'aurais aimé le savoir
Que sont devenus ces parents ? Je ne sais pas, mais j'aurais aimé le savoir
Qu'est devenu le professeur Golse ? Je le sais, mais j'aurais aimé ne pas le savoir
 
 
 
Retrouvez d'autres interprétations du professeur Golse, ainsi que ses confrères
 
Jeudi 19 janvier 2012, Association du quartier Notre-Dame des Champs, 92 bis bd du Montparnasse, 75014  Paris
 
Soirée/conférence World Association for Infant Mental Health
 
"Est ce que les films familiaux ont encore quelque chose à nous apprendre de l’autisme infantile précoce ? Motricité et synchronie dans les interactions précoces "
 
Avec Filippo Muratori et David Cohen.
Discutants : Bernard Golse et Lisa Ouss
 
 Entrée gratuite pour les membres de la Waimh fr. (à jour de leur cotisation 2012) et pour les étudiants (sur présentation d’un justificatif).
 15 € pour les non-membres (inscription seulement sur place dans la limite des places disponibles).
 
 
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 21:18

laurent-danon.jpg

 

 

 

 article du psychanalyste Maurice Villard au sujet du film "Le mur"

http://maurice.villard.pagesperso-orange.fr/AUTLEMUR.htm

 

 

Réponse de Louis, jeune étudiant en psychologie

 

  • À propos du foutoir

La confusion que vous évoquez à propos des psychoses infantiles et de la conception psychanalytique des troubles du spectre de l'autisme est entretenue par la (les ?) psychanalyse(s) - vous pourriez par exemple la repprocher à Pierre Delion.

Vous citez par ailleurs ( http://maurice.villard.pagesperso-orange.fr/autisme6.htm ) un livre de Gepner/Tardif qui tend à considérer que parmi les enfants pouvant être reconnus comme autistes, il y a en effet un (ou des) autisme(s) tel(s) qu'on entend comme d'origine probablement neurologique, et des autismes [je préfère ici parler de traits autistiques, pour faire la distinction] provoqués par un environnement parental pathogène, ces deux-là floués dans une même catégorie par la classification américaine.

Ayant connaissance des travaux de Henry Harlow (et des recherches entreprises plus récemment), j'apprécie cette thèse telle que je la reformule.

Mais pour en revenir à la confusion dans laquelle je baigne maintenant moi aussi, il n'est pas tant question que quelques lignes plus tard vous concédiez pourtant à considérer tout autisme comme « psychose » - même ne «recouvrant pas en effet complètement » ce que le mot désigne pour l'adulte, même considérant - tout à votre honneur - qu'il y aurait des autismes à l'origine neurologique, ce qu'on ne lit pas souvent de la part d'aficionados français de la psychanalyse.

Dans cette continuitié de cette problématique, à la CFTMEA : les termes d'autisme et de psychose y sont en effet distingués ! Par contre, "l'autisme" est toujours inclu dans les psychoses, ce qui entend là - psychanalytiquement - une origine environnementale. Ce n'est pas ce que j'appelle de la différenciation.

 

 

  • À propos du documentaire

Pour ce qui est des psychanalystes qui "auraient" ( « les pères [...] seraient dits, par les psychanalystes, trop absents ou ne s'interposant pas entre la mère et l'enfant » ) tenu certains propos dans le documentaire, entendez-vous qu'il y a truquage, en plus de déformations outrancières par recoupes ? G. Loison en l'occurence, mais aussi A. Naouri, B. Golse et bien d'autres n'ont pas besoin d'aide pour dire de sacrées annneries.

Personnellement, pour la problématique du montage, je place ma confiance en la décision de justice qui sera rendue ce 26 janvier, mais au besoin les psychanalystes intéressés peuvent toujours diffuser leurs propres rushes de tournages !

 

 

  • À propos de choses concrètes

Je ne suis cependant moi-même - pas plus que le psychanalyste moyen - intéressé par les découvertes actuelles concernant la nature des causes des traits autistiques. La seule chose qui touche mon pragmatisme est le parallèle d'efficacité entre les traitements proposés par les institutions d'obédience psychanalytiques, et d'un autre côté les thérapeutes comportementalistes dont on peut dire qu'ils cherchent vraiment (par l'expérimentation) des méthodes efficaces afin de permettre un meilleur développement de la personne autiste, accroissant par là son bien-être, et diminuant sa charge auprès de ses proches comme de la société.

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:50

Vous trouverez dans ce lien

 

 

 

Déclarations d’Alexandre Stevens - Docteur en médecine, psychiatre - Analyste lacanien

Sur le documentaire Le Mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme

Alexandre  Stevens est l'un des trois psychanalystes ayant lancé une procédure judiciaire visant à censurer le film

 Alexandre Stevens est l'un des trois psychanalystes ayant lancé une procédure judiciaire visant à censurer le film

 

 

Analyse de ces déclarations par le Professeur émérite Jacques Van Rillaer - Docteur en psychologie Analyste du comportement

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:49


Témoignage de Muriel, qui tient un blog sur Autisme Infantile

Témoignage en vidéo ici :

http://www.youtube.com/watch?v=3aPyfJXsSwM&feature=g-upl&context=G2df62aeAUAAAAAAABAA

 


Je suis rentrée dans le monde de l’autisme en 2005/2006. Je l’ai déjà dit (et écrit ici), mais je le redirai encore et encore: toutes les informations sur l’autisme, les troubles envahissants du développement et le handicap en général, mais aussi sur la prise en charge et la scolarité de mon fils, je les ai obtenues grâce à Internet, aux parents que j’ai pu y rencontrer, aux sites et aux blogs des associations, aux forums de discussions, etc.

Je n’ai jamais eu un seul conseil ni aucune aide de la psy du CMP qui a suivi mon fils pendant près de deux ans. Maintenant, mon fils a une prise en charge dont je suis satisfaite. Les personnes qui s’occupent de lui me conseillent, m’aident et me soutiennent comme elles le peuvent, mais au final les décisions d’orientation scolaire ou d’accompagnement m’appartiennent.

Alors, pour prendre ces décisions, je retourne sur le net, j’appelle à l’aide tout mon réseau, je poste partout, je demande des avis, je me renseigne sur ce qui existe, sur ce que font les parents d’enfant plus grand que mon fils…

Je pense que je fais mon maximum pour mon fils, mais je n’y serai pas parvenue sans le réseau et la solidarité qui existent entre nous, parents. Étant donnée la situation en France concernant l’autisme, je crois que les parents ont le devoir d’informer toujours et encore.

Vous le savez bien – en tant que maman (célibataire, en plus!) d’enfant autiste, j’ai subi tous les discours culpabilisants des psykk.

Mon fils a eu un « mauvais » diagnostic, et a eu une prise en charge qui n’avait de prise en charge que le nom pendant deux ans. De plus, j’ai été victime d’une expertise médico-psychologique (demandée par le tribunal de grande instance de Paris pour la résidence de mon deuxième fils) scandaleuse, puisque j’y suis dénigrée en tant que mère, et tout cela parce que j’ai un enfant autiste!

Alors bien sûr que je suis à fond dans le mouvement pour contrer les théories psychanalytiques qui n’apportent rien à nos enfants. Bien sûr que j’ai visionné le documentaire de Sophie Robert et que j’ai fait en sorte qu’il soit vu par le plus grand nombre de personnes possibles. Bien sûr que j’ai imprimé des images de crocos. Bien sûr que j’ai envoyé mon témoignage à Autistes Maltraités. (Ceci dit, j’avais déjà envoyé mon témoignage à l’association Léa pour Samy – qui voulait porter plainte pour discrimination à l’égard des enfants autistes, c’était en 2006. La plainte a été jugée recevable en février 2007. Un juge d’instruction du pôle Santé Publique aurait dû convoquer les familles – nous étions une quarantaine. Je n’ai jamais été convoquée, et je n’ai plus jamais entendu parler de cette plainte. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir relancé l’association pour avoir des nouvelles!)

J’espère que les choses vont enfin changer pour nos enfants et pour nous, parents, mais cela va être long et compliqué, parce que nous nous battons contre des gens qui ont beaucoup de pouvoir, et qu’il y a beaucoup d’argent en jeu.

Bien sûr que je garde espoir et que je ne baisserai pas les bras, mais je m’occupe seule de Léonard et d’Ismaël (qui est avec nous une semaine sur deux), j’ai un appartement à tenir et un travail bientôt à chercher (mon congé parental s’arrête en été 2012), alors je ne pourrai pas être partout à la fois. Même si je meurs d’envie d’aller à la conférence des pyskk, qui ont inventé un nouveau mot pour faire « style, nous aussi, on est des scientifiques » – Neuro-psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent – je pense que je n’irai pas car c’est le soir, et que le soir je suis avec mes enfants.

Je crois que notre plus grande force, à nous parents, est notre solidarité. Continuons d’informer, de communiquer, de créer des associations. Boycottons leurs « prises en charge »!

Quand leurs hôpitaux de jour seront vides, quand ils n’auront plus personne à mettre dans leur pataugeoire, et que plus personne n’écoutera leur atelier conte, l’État leur demandera peut-être des comptes?

 

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 22:04
L'association Autisme France a recensé ici toutes ses actions qui ont permi d'améliorer la prise en charge des personnes autistes.
 
Voici les conséquences de ces actions :
 
  • 19 mars 1994 - Le CCNE Comité Consultatif National d’Ethique est saisi par l'association " Autisme France"
 
Motifs de saisie :
 
- difficulté d'avoir un diagnostic précoce
- méconnaissance du syndrome ( vision psychanalytique )
- prise en charge non adaptée
    
 
  • 10 janvier 1996 -  Avis 47 du CCNE - Comité Consultatif National d’Ethique    
     
  • 26 juillet 2002 - Réclamation collective auprès du Conseil de l’Europe

    Ci joint : Un historique de la condamnation de la France par le conseil de l'Europe et de ses conséquences

Autisme France est à l’origine d’une démarche, portée ensuite par Autisme Europe, auprès des instances européennes. Il s’agit d’une réclamation collective, déposée le 26.07.02 auprès du Conseil de l’Europe L’objet de cette action est de faire constater par le Conseil de l'Europe, organisation garante du respect des droits de l'Homme en Europe, que la France ne respecte pas ses engagements internationaux pris au titre de la Charte sociale européenne, en n’offrant pas aux personnes autiste l’éducation dont ils ont besoin.
       
         
  • 4 Novembre 2003 - Condamnation de la France par le Comité Européen
    
 Le Comité Européen des droits sociaux conclut au non respect par la France de ses obligations éducatives à l’égard des personnes autistes, telles qu' elles sont définies par la Charte sociale européenne (Cette décision, prise le 04.11.03, ne sera rendue publique que le 11 mars 2004, le lendemain de l’analyse effectuée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe).
 
Verdict 

Résolution ResChS(2004)1 :

Réclamation collective n° 13/2002 par Autisme-Europe contre la France

 Adoptée par le Comité des Ministres le 10 mars 2004, lors de la 875e réunion des Délégués des Ministres du Conseil de l'Europe.

 

Le Comité des Ministres

 Vu l’article 9 du Protocole additionnel à la Charte sociale européenne prévoyant un système de réclamations collectives,

 Considérant la réclamation présentée le 26 juillet 2002 par Autisme-Europe contre la France,

Vu le rapport qui lui a été transmis par le Comité européen des droits sociaux, dans lequel celui-ci conclut que la situation en France en ce qui concerne le droit à l’éducation des enfants et adultes autistes constitue une violation des articles 15-1 et 17-1 tant pris isolement que lus en combinaison avec l’article E de la Charte révisée pour les raisons suivantes :

 

« … le Comité observe que, s’agissant des enfants et adultes autistes, la France n’a pas, en dépit d’un ébat national vieux de plus de vingt ans sur l’importance du groupe concerné et les stratégies pertinentes de prise en charge, marqué des avancées suffisantes, même après la promulgation de la loi du 30 juin 1975 d’orientation des personnes handicapées, dans la prise en charge de l’éducation des personnes autistes. Il observe également que la définition de l’autisme retenue par la plupart des documents officiels français, en particulier ceux produits dans le cadre de la présente réclamation, est toujours restrictive par rapport à celle de l’Organisation mondiale de la Santé, et que nombre de statistiques nécessaires à l’évaluation rationnelle des progrès réalisés au fil du temps font toujours défaut.

Il considère […] comme établi que la proportion d’enfants autistes par rapport à l’effectif total du groupe - conçu extensivement ou restrictivement - scolarisée dans les établissements de droit commun ou spécialisés demeure, ainsi que les autorités elles-mêmes l’admettent, extrêmement faible et significativement inférieur à la proportion constatée pour les autres enfants, handicapés ou non ; il est également établi et non contesté par les mêmes autorités qu'il existe une insuffisance chronique de structures d’accueil ou d’appui pour autistes adultes » (para.54).

1 - Prend note de la déclaration du Gouvernement défendeur indiquant que le Gouvernement français s'engage à mettre la situation en conformité avec la Charte révisée et que des mesures sont prises à cet effet ;

2 - Appelle de ses voeux que la France fasse état, lors de la présentation du prochain rapport relatif aux dispositions pertinentes de la charte sociale européenne révisée, d'une amélioration de la situation.

 
Cette condamnation a entraîné les premiers efforts de la France pour se mettre aux normes occidentales en matière d’autisme ( Mise en place de Centres Ressource Autisme )
 
     
  • 10 Juillet 2005       
Le Comité consultatif national d'éthique d'éthique (CCNE) est saisi par plusieurs associations de familles de personnes atteintes d'autisme. 
 
Motifs de saisie
 
- Conceptions  déplorables de prise en charge en France des enfants et des personnes souffrant d’autisme
- Absence ou le défaut de prise en charge éducative, en contradiction avec les programmes d'accompagnement actuels européens.
- Comportement déplorable d’une grande partie de la société française à l’égard des personnes atteintes de handicap, l'indifférence aux problèmes majeurs que les personnes autistes et leurs familles doivent affronter pour pouvoir assumer leur vie quotidienne, et l’absence de véritable politique globale d’insertion sociale.
       
 
  • Novembre 2007 - Avis 102 du CCNE - Comité Consultatif National d'Ethique
        
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:39

Le 03 Janvier 2012, le collectif de soutien au film publie sur son site une letttre ouverte adressée à Martine Aubry, lui demandant de clarifier ses positions concernant la prise en charge de l'autisme en France.

 

Le collectif réagit ainsi aux propos que la première secrétaire générale du PS tient dans une lettre adressée au professeur Pierre Delion, lettre rendue publique le 24 Décembre sur le site de Michel  Balat, psychanalyste.

 

      soutenons le mur

 

 

 

 

 

 

 

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