Vue générale de l'autisme en France, témoignages.
Ci joint : Un historique de la condamnation de la France par le conseil de l'Europe et de ses conséquences
Résolution ResChS(2004)1 :
Réclamation collective n° 13/2002 par Autisme-Europe contre la France
Adoptée par le Comité des Ministres le 10 mars 2004, lors de la 875e réunion des Délégués des Ministres du Conseil de l'Europe.
Le Comité des Ministres
Vu l’article 9 du Protocole additionnel à la Charte sociale européenne prévoyant un système de réclamations collectives,
Considérant la réclamation présentée le 26 juillet 2002 par Autisme-Europe contre la France,
Vu le rapport qui lui a été transmis par le Comité européen des droits sociaux, dans lequel celui-ci conclut que la situation en France en ce qui concerne le droit à l’éducation des enfants et adultes autistes constitue une violation des articles 15-1 et 17-1 tant pris isolement que lus en combinaison avec l’article E de la Charte révisée pour les raisons suivantes :
« … le Comité observe que, s’agissant des enfants et adultes autistes, la France n’a pas, en dépit d’un ébat national vieux de plus de vingt ans sur l’importance du groupe concerné et les stratégies pertinentes de prise en charge, marqué des avancées suffisantes, même après la promulgation de la loi du 30 juin 1975 d’orientation des personnes handicapées, dans la prise en charge de l’éducation des personnes autistes. Il observe également que la définition de l’autisme retenue par la plupart des documents officiels français, en particulier ceux produits dans le cadre de la présente réclamation, est toujours restrictive par rapport à celle de l’Organisation mondiale de la Santé, et que nombre de statistiques nécessaires à l’évaluation rationnelle des progrès réalisés au fil du temps font toujours défaut.
Il considère […] comme établi que la proportion d’enfants autistes par rapport à l’effectif total du groupe - conçu extensivement ou restrictivement - scolarisée dans les établissements de droit commun ou spécialisés demeure, ainsi que les autorités elles-mêmes l’admettent, extrêmement faible et significativement inférieur à la proportion constatée pour les autres enfants, handicapés ou non ; il est également établi et non contesté par les mêmes autorités qu'il existe une insuffisance chronique de structures d’accueil ou d’appui pour autistes adultes » (para.54).
1 - Prend note de la déclaration du Gouvernement défendeur indiquant que le Gouvernement français s'engage à mettre la situation en conformité avec la Charte révisée et que des mesures sont prises à cet effet ;
2 - Appelle de ses voeux que la France fasse état, lors de la présentation du prochain rapport relatif aux dispositions pertinentes de la charte sociale européenne révisée, d'une amélioration de la situation.