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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:25
 
 Translation of a french article published in "L'express" magasine, may 24th 2012
 
Magasinet L’Express fikk hånd om denne ikke utgitte videoen som fra en annen vinkel belyser saken rundt dokumentarfilmen ”Le Mur” som anklager behandlingen av autisme via psykoanalyse. Anmeldt av tre av de intervjuede psykoanalytikerne, ble dokumentaristen Sophie Robert 26. januar i år dømt av Politiretten i Lille til en betydelig erstatning for tort og svie for under montasjen av filmen å ha ”forandret innholdet i det som ble sagt”. Sophie Robert anket dommen. Denne saken kan innlemmes i en mer global sammenheng hvor det stilles spørsmål til psykoanalysens rolleverdi i behandling av autistiske barn. Den 8. mars i år tok Helsedirektorat, som anbefaler bruk av alternative opplæringsmetoder i behandling av denne kommunikasjonslidelsen som oppstår i ung alder, avstand fra det utbredte synet i Frankrike som består i behandling via psykoanalyse.
Blant klagene overfor psykoanalysen kan nevnes at denne gir en feil definisjon av autismen. I følge visse psykoanalytikere oppstår lidelsen som en reaksjon på morens uheldige holdning: hun forholder seg til barnet på en enten for kald eller for possessorisk måte. Det er imidlertid i internasjonale vitenskapelige kretser utbredt enighet om at autisme er en nevrologisk forstyrrelse, dvs. en feil i hjernens utvikling. Dette er ett av emnene som blir tatt opp i intervjuene av psykoanalytikerne og som ligger til grunnlag for dokumentarfilmen. Esthela Solano-Suarez er en av de tre som anmeldte saken.
 
Opptaket som L’Express i dag offentliggjør er hentet fra det 3-timer lange intervjuet Esthela Solano-Suarez på sitt kontor i Paris ga Sophie Robert 5. november 2011. Dette 7-minutter lange opptaket ble ikke tatt med i filmen, men ble fremlagt blant opptakene som ble beslaglagt av retten. Sistnevnte ville sammenligne psykiatrenes utsagn i opptakene med utdragene som ble presentert i filmen.
 
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 09:43
 

     solano-eglsih.jpg

  Watch the vidéo footage

Translation of an article published in L'Express weekly paper on May 24th 2012

French weekly paper L'Express has recently acquired this previously unreleased video footage which sheds new light on "The Wall" documentary case. This documentary denounced psychoanalytic therapy of autism.
On January 26th, the Lille High Court ordered filmmaker Sophie Robert to withdraw her movie from the internet, and to pay significant amounts in damages to three of the interviewed therapists, because she cut her documentary in such a way that "the meaning of their speeches had been actually distorted". Sophie Robert appealed against this decision. 
 
This case arises in a context in which the psychoanalytic therapy of autistic children is increasingly questioned. This approach is widely spread in France, but it has been disavowed by the french High Health Authority on March, 8th, which has recommended alternative, “educational” methods, to deal with this early communication disorders.
Complaints regarding psychoanalysis include its erroneous explanation of autism. According to some psychoanalysts, a child develops autism as a response to an inappropriate attitude from his mother, who is either too cold or too possessive towards him. Yet, today there is a broad consensus within the international scientific community that autism is a disorder of neurobiological origin; in other words, it is the result of an impaired brain development. The interviewed psychoanalysts express their views on this subject, among many others, in this documentary. Esthela Solano-Suarez, one of the three complainants in "The Wall" case, has been interviewed too.
 The video footage released today by L'Express is a part of the three-hour interview of Esthela Solano-Suarez by Sophie Robert, recorded on November 5th, 2011 in her office in Paris. This seven-minutes sequence has not been included in the documentary's final cut, but it is part of the recordings that have been seized by the court, so that they could be compared with the sequences included in the film.
   
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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 20:38

French autistic kids mostly get psychotherapy - Les enfants autistes français ont surtout des psychothérapies

 

Traduction, par Elsa Bouët, de l'article publié par Associated Press le 18 Mai 2012, et paru dans de nombreux journeaux anglophones

parmi eux : USA Today, News times, Washington Times...

 

LONDRES – Dans la plupart des pays développés, les enfants avec autisme sont habituellement envoyés à l'école où ils reçoivent un programme d'éducation spécifique. Mais en France, ils sont plus souvent envoyés chez un psychiatre où ils reçoivent une thérapie analytique par la parole faite pour les gens avec des problèmes psychologiques ou émotionnels.

Les choses changent lentement, mais non sans résistance. Le mois dernier, un rapport de la Haute Autorité de Santé française a conclu qu'il n'y avait pas d'accord parmi les scientifiques sur l'efficacité de la psychothérapie psychanalytique pour l'autisme, et elle n'a pas été inclue dans la liste des traitements recommandés.

Cela a provoqué un taulé chez les psychiatres. Des groupes comme l'école freudienne, l'association mondiale de la psychanalyse et l'institut français de l'enfant ont lancé une pétition appelant le gouvernement français à reconnaître leur approche clinique, basée sur la psychothérapie analytique.

"La situation en France est en quelque sorte comme celle des États Unis dans les années 50", dit le Dr Fred Volkmar, un expert américain qui dirige le centre d'études sur l'enfant à l'université Yale. "Les Français ont un point de vue très particulier sur l'autisme et, pour quelque raison, ils ne sont pas convaincus par les preuves."

Les méthodes comportementalistes, qui se basent sur le principe d'aider les enfants autistes à communiquer avec les autres et à développer des compétences sociales, sont la norme en Grande Bretagne, au Canada, au Japon, aux États Unis et ailleurs en Europe. Mais elles sont rarement utilisées en France.

La France a longtemps été critiquée pour son approche du traitement de l'autisme. En 2002, la fondation Autisme Europe a déposé plainte contre la France au conseil de l'Europe, accusant le pays de refuser d'éduquer les enfants autistes, comme il est requis par la charte sociale européenne.

La charge a été retenue et le comité européen des droits sociaux a déclaré que "la France a échoué à réaliser un progrès suffisant" dans l'éducation des enfants autistes. Le comité a aussi accusé la France de faire des personnes autistes "un groupe exclu" et souligné un "manque chronique de soin".

Volkmar dit que certaines formes de psychothérapies sont peut-être utiles pour des enfants autistes de haut niveau pour gérer des problèmes comme l'anxiété, mais ne devraient pas être considérées comme un traitement de première ligne. Il dit que la vaste majorité des enfants autistes aux États-Unis – plus de 95% – va à l'école.

Mais les enfants français avec autisme traînent loin derrière. D'après les données du gouvernement, moins de 20% des enfants autistes vont à l'école. La plupart du temps ils sont gardés à la maison ou vont dans un hôpital de jour pour des séances psychiatriques.

Beaucoup d'experts français insistent à dire que la psychothérapie analytique est essentielle. "Je ne dirai jamais que la psychanalyse est la meilleure méthode, mais elle est inestimable", dit Marie Dominique Amy, présidente de  la CIPPA, Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes s'occupant de personnes avec Autisme. Elle dit que même chez les enfants autistes qui ne parlent pas, la thérapie peut être faite par les gestes et en interprétant leur langage du corps.

Amy dit qu'elle n'a rien contre les méthodes comportementalistes, qui pourraient être inclues dans un programme de traitement compréhensif. Mais elle dit qu'il était impossible d'accepter l'évaluation de la HAS sans consensus sur l'utilisation de la psychothérapie psychanalytique pour traiter l'autisme.

Amy dit aussi qu'elle a vu des enfants autistes s'améliorer après avoir été traités avec une thérapie controversée appelée "packing". Cela implique de serrer les enfants en sous-vêtements dans des draps mouillés et froids dans l'intention de les "reconnecter" avec leur corps. La pratique est rare, mais est autorisée en France dans le cadre de projets de recherche. Amy dit qu'elle a vu des enfants autistes commencer à parler, écrire et dessiner après les sessions. Elle dit qu'il est essentiel d'avoir la permission des parents avant d'essayer le packing.

D'après l'association française des psychiatres, le packing peut parfois produire des résultats "spectaculaires". Ce groupe dit que plus d'enfants autistes pourraient bénéficier de la méthode si les autorités ne régulaient pas de manière si étroite son utilisation.

D'autres condamnent cette pratique comme barbare. "Non seulement il n'y a pas de preuve que le packing fonctionne, mais il est impensable que quelque chose de potentiellement dangereux et nuisible puisse être performé sur des enfants vulnérables", dit Tony Charman, président de la branche autisme à l'institut de l'éducation de Londres.

Catherine Consel était horrifiée quand elle et son mari ont appris que leur fils Thomas, aujourd'hui 20 ans, avait été sujet à de régulières séances de packing pendant trois ans alors qu'il était traité dans un hôpital de Bordeaux. "J'étais choquée", dit Consel. "Nous faisions confiance aux docteurs pour prendre soin de lui". Consel et son mari ont appris ça par hasard des années plus tard, après que l'hôpital de Thomas soit apparu dans une émission télévisée sur cette technique.

Elle et son mari ont ensuite demandé le dossier médical de Thomas, où les psychiatres ont noté que son autisme était le résultat des problèmes mentaux de ses parents. "Il était très difficile de lire ce que Thomas a subi", dit-elle des séances de packing. "Ils ont noté tout très précisément, combien de temps ça a pris et comment il a crié et pleuré," dit-elle.

Consel est convaincue que Thomas aurait pu aller mieux si sa famille était restée aux États Unis, où il est né. "Il y a seulement une façon de faire les choses en France", dit elle. "Et parfois le gouvernement fait le mauvais choix."

Ailleurs en Europe, le packing est inconnu et même la psychothérapie analytique est rare.

En Espagne, par exemple, les recommandations sur le traitement de l'autisme publiées en 2006 ont mis la psychothérapie analytique dans la même catégorie que les thérapies comme la chelation, qui consiste à l'injection de produits chimiques dans le corps pour enlever les métaux lourds. Les officiels espagnols ont établi qu'il n'y avait pas de preuve sur l'efficacité de ces traitements alternatifs.

Joaquin Fuentes, un psychiatre et conseiller scientifique pour un groupe espagnol sur l'autisme, dit que là où il travaille dans la région Basque, les enfants autistes vont dans des écoles classiques et non pas en hôpital psychiatrique. "Être exposé à un traitement psychanalytique est une manière douloureuse et non-éthique de traiter un enfant avec autisme", dit-il.

Certains parents français en viennent à envoyer leurs enfants à l'étranger pour qu'ils reçoivent un traitement adéquat. Quand le fils d'Andy Berverly, Guillaume, a été diagnostiqué autiste à 2 ans, il a commencé à recevoir un traitement psychanalytique par des psychiatres à Paris.

"Ils ont dit que son autisme était une psychose et que Guillaume avait besoin de trouver lui-même comment s'en sortir", dit Berverly. Après des années d'une scolarité partielle en France, Beverly a envoyé Guillaume dans une école en Belgique qui se base sur des techniques pour l'aider à interagir avec les autres et à faire des choses simples comme mettre son manteau. Il est convaincu que Guillaume, maintenant 15 ans, serait plus avancé s'il avait eu un meilleur traitement étant enfant.

"J'ai commencé avec beaucoup de confiance dans les docteurs français, c'est seulement plus tard que j'ai réalisé que nous avions tort dans ce pays", dit Beverly. "La situation est peut-être enfin en train de s'améliorer, mais pour beaucoup de familles avec enfants autistes, ce n'est pas assez."

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:06
Jeudi 19 Avril "Le téléphone sonne"
 
 
Peut-elle, doit-elle renouveler ses pratiques ?
Les adeptes de Freud sont-ils menacés par des intégristes de l’inconscient qui refusent toute évolution ?

 

 

 

J’ai un enfant autiste, et j’affirme sans l’ombre d’une seule hésitation que l’approche psychanalytique est totalement inefficace au mieux, néfaste au pire concernant son évolution.
 
 
 
Notre enfant a été jugé et condamné, viré de l’école au bout de deux jours de maternel, l’hôpital de jour aurait du être son avenir.
Nous nous sommes battus contre tous ces gens là, une institutrice qui l’a pris comme un « défis », une façon de faire adapté, on n’a jamais lâché, on ne lâchera pas… malgré tous ces psys, maintenant, il est en CM1 sans année de retard, plus de psy, une AVS maintenant à mi temps, une scolarisation à plein temps, heureux de vivre et un avenir maintenant qui se dégage….
 
Nous n’avons pas les mêmes valeurs… Vous, psychanalystes, prônez des valeurs humanistes en apparence, mais dans les faits, on peut parler de sacrifices d’enfants, de familles… des destructions méthodiques.
Je suis un intégriste rétrograde, nous nous sommes battus ma femme et moi contre des gens comme vous pour notre enfant.
 
 
Les velléités psychanalytiques, nous avons su les éviter, ou faire en sorte que cela ne fasse pas de dégât, mais ce fut dans notre parcours un handicap supplémentaire car il ne faut pas oublier que ces gens là peuvent nous coller une enquête sociale dans la poire, peuvent tenter de nous l’arracher si on dit réellement ce que l’on pense d’eux.
 
 
C’est donc une embûche de plus dont nous sommes maintenant débarrassés.
C’est par le fait d’être débarrassé de cet épineux problème (l’approche psychanalytique) que je peux maintenant témoigner… Avant je ne l’ouvrais pas trop de peur d’être traité de parent indigne, qu’on nous enlève notre enfant.
 
Je ne suis pas « contre » la psychanalyse en elle-même… si quelqu’un veut se faire psychanalyser, qu’elle le fasse… la liberté est pour moi un respect.
Cependant, nous en tant que parents d’autiste, nous ne pouvons pas échapper à cette approche dans l’état actuel des choses.
 
 
Ainsi, nous sommes jugés, soit ouvertement soit par « derrière », on tente de mettre en opposition père et mère par le biais de jugement et de culpabilisation.
On tente de nous faire craquer, on nous met la pression, et les couples survivant (10% environ, le reste divorce) ne peuvent qu'être des couples en béton car entre le problème de l’autisme en lui-même et de surcroît, l’approche psychanalytique qui nous est imposée, c’est le « double effet kisscool », double peine.
 
 Finalement, nous ne sommes que des survivants, vos propos décapitent nombres d’espoirs chez des gens fragiles et manipulables, qui voient chez les pontes de la psychanalyse des messies, des messies qui détruisent méthodiquement tout espoir.
 
 
 
 
Je refuserais toute évolution ? Notre enfant réussit alors qu’avec l’approche très évoluée de ces chers psychanalystes, il serait aujourd’hui un enfant non verbal (qui ne parle pas) à s’auto mutiler, gavé de médoc dans un sombre hôpital de jour payé par l’état 600 à 800€ / jour.
 
 
 
Se battre pour nos enfants revient maintenant à être traité d’intégriste rétrograde. Pas de mal, on est blindé, ne vous inquiétez pas, on a le droit à tout avec vous .
 
 
Je suis traité d’intégriste par l’introduction journalistique, je ne vous en veux même pas, notre enfant réussit et on vous em…. rde très cordialement.
 
 
 Luc Wilquin
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 10:27

Réaction du professeur Van Rillaer à la description du Professeur Delion faite par Catherine Vincent dans le journal "Le Monde" le 31 Mars dans l'article : "L'enveloppe qui déchire"

 

 

Chère Catherine Vincent,

 

J’ai lu avec attention votre article sur le docteur Delion, que vous décrivez comme un homme qui a l’esprit d’ouverture, aujourd’hui calomnié, disqualifié.

 

J’aimerais rappeler que « calomnier et disqualifier » est exactement ce que Mr Delion a fait à l’égard de Michel Onfray, dans l’opuscule publié par E. Roudinesco sur le livre qu’Onfray.

 

Voici ses propos dans le texte qu'il intitule « Le coup de pied de l’âne », avec mes commentaires

 

Delion intitule son texte, très justement, « Le coup de pied de l’âne » .

 

Son coup de pied à Onfray est du pur style asinien.

 

Delion est un psychiatre freudien. A le croire, sans Freud et quelques psychiatres freudiens français (Daumézon, Bonnafé, Oury), la psychiatrie serait restée ce qu’elle était au XIXe siècle.

 

Psychanalyste freudocentré et chauvin, Delion ferait bien de lire l’ouvrage d’Ellenberger,"Histoire de la découverte de l'inconscient" , ou l’Histoire de la psychiatrie de Franz Alexander (un freudien !) et Sheldon Selesnick pour apprendre que des psychiatres non freudiens ont œuvré à l’humanisation des asiles bien avant les freudiens qu’il cite. Parmi beaucoup d’autres : Johann Reil en Allemagne et Auguste Forel en Suisse.

 

A la rigueur, qu’il consulte un livre qui se trouve assurément dans sa bibliothèque : le best seller de Mme Roudinesco, "Pourquoi la psychanalyse ? " où il lira page 47 : « La psychiatrie dynamique réinventa un modèle psychothérapeutique en donnant la parole à l'homme malade comme le faisait Hippolyte Bernheim à Nancy et plus tard Eugen Bleuler à Zurich.»

 

Delion ne dit pas un mot sur le fait que le côté carcéral de la vie asilaire a très sensiblement diminué grâce à la découverte des neuroleptiques dans les années 1950. C’est que lui-même est le promoteur d’une méthode qui devrait permettre de s’en passer : le « packing », une camisole de force new look, qui fait songer à des pratiques barbares des siècles passés !

 

Sa méthode s’applique aux enfants autistes. Elle consiste à emmailloter l’enfant jusqu’au cou dans un cocon de contention,mouillé et glacé (au moins 10° en dessous de la température du corps), pendant 45 minutes. Quand la température de la peau a chuté de 36 à 33 degrés, l'enfant est progressivement réchauffé. Ainsi, un enfant agité se trouve maté. Le procédé se renouvelle jusqu’à 7 fois par semaine.

 

  • Pour une présentation de la technique, voir 

 http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1270

 

  • Pour le reportage de L’Express, voir

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/autisme-le-traitement-qui-choque_768175.html

 

  • Pour une évaluation par des spécialistes de l’autisme, voir :

http://aspergeraide.com/phpBB2/viewtopic.php?t=945

http://anae-revue.over-blog.com/article-autisme-position-du-pr-bernadette-roge-sur-le-packing-46243298.html

 

 

 

Le packingeur affirme qu’« Onfray menace de favoriser le retour de la psychiatriesécuritaire » (p. 83, sic). Attribuer un tel pouvoir à une psychobiographie écrite par un philosophe, cela s’appelle « délire de persécution ».

 

Incapable de prouver qu’une affirmation d’Onfray est fausse, Delion se contente d’affirmer qu’Onfray, en critiquant Freud, a commis « une faute morale » (sic, p. 84). Il déclare que cette faute est d’autant plus grave qu’Onfray n’a pas mentionné« que les livres de Freud ont été brûlés par les nazis ». Il termine en écrivant que, par cet oubli, Onfray a pris le risque « d’être assimilé aux désinformateurs les plus vils » (p. 84).

 

Delion a fait comme tous les auteurs de Haine n°2 : il a critiqué le livre d’Onfray sans l’avoir ouvert. S’il l’avait lu, il aurait constaté ceci à la page 547 :

 

« Le 10 mai 1933, un immense autodafé est organisé dans lequel on brûle des livres de gauche, de socio-démocrates, de démocrates, de marxistes et de juifs. Parmi beaucoup de grands esprits de la littérature, de la philosophie, de la pensée, de la science, de la psychanalyse, on y trouve Einstein et Freud. Mais le nazisme, s’il condamne ces hommes parce qu’ils sont juifs, ne condamne ni la théorie physique de la relativité ni la doctrine freudienne de la psychanalyse. »

 

L’important pour Delion est d’insinuer qu’Onfray est, selon la désormais célèbre expression roudinescienne, un «antisémite masqué ».

 

Pour son coup de pied à Onfray, l’âne manque cruellement de lectures et d’imagination.

 

 

 

Avec l'expression de mes sentiments les meilleurs,

Jacques Van Rillaer

 

Professeur émérite de psychologie

Université de Louvain (Louvain-la-Neuve)

& Facultés universitaires St-Louis (Bruxelles)

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:49

 


 

Bonjour,

 

Je me permet de vous contacter, j'ai 3 enfants dont un de 4 ans et demi diagnostiqué Autiste sévère.

 

Je suis désespéré, j'ai fait confiance aux institutions de mon pays, en suivant le parcours de nombreux parents : CAMPS puis hôpital de jour. Mon enfant a eu une prise en charge psychanalytique c'est à dire une heure de pédopsychiatrie par semaine (la présence de l'enfant n'était pas nécessaire...) On m' a interdit de prendre une orthophoniste car d'après le pédopsychiatre, mon enfant ne parlerait jamais...Quand je prenais rendez vous avec des orthophonistes en libéral, le pédopsychiatre rappelait l'orthophoniste pour annuler le Rendez Vous sans notre accord.

 L'hôpital de jour  refusait catégoriquement que notre enfant soit scolarisé en maternelle. A un moment nous ne comprenions plus quels soins il apportait au petit... et pourquoi il nous bloquait tous les professionnels que l'on voulait prendre en libéral. N'ayant pas de diagnostic (le CAMSP et L Hôpital de jour ont refusé de nous donner un début de diagnostic...), nous nous sommes dirigé vers un Centre Ressources Autisme.

(bien que le pédopsychiatre refusé catégoriquement ).

 

Finalement nous avons réussi à avoir un diagnostic (qui nous a soulagé), notre enfant est autiste.

Grâce a ce diagnostic nous avons quitté l hôpital de jour, et mis en place une prise en charge a domicile adaptée (éducateur spécialisé, kiné, orthophoniste,psychologue, ergothérapeute, programme TEACCH et du PECS pour qu il puisse communiquer avec nous). Il va aussi a l’école avec une AVS (dont nous avons payé sa formation). Le coût de cette prise en charge est de 1400 euros par mois, mon épouse a arrêté de travailler pour s'occuper de notre enfant. En 6 mois notre enfant a fait des progrès fulgurants. Alors que en 18 mois de prise en charge psychanalytique, il n y avait aucun progrès... J’avoue même avec le recul avoir de la haine envers l' hôpital de jour et surtout après ce pédopsychiatre.

 

Notre vie est bien sur bouleversée par cela, nous avons un peu d'aide (AEEH cat 5). Mais nous sentons seul face à l'autisme de notre enfant, toutes les structures autour de chez nous sont à tendance psychanalytique (IME, hôpital de jours ...).

Le pédopsychiatre a continué a nous mettre des bâtons dans les roues lorsque on a cherché des professionnels (pourtant il ne suivait plus notre fils). Il a fallu que je le menace pour qu il arrête. Aujourd'hui on s'est rapproché d'une association, grâce à elle, on a une équipe pluridisciplinaire compétente et motivée qui entoure notre enfant. La vie n 'est pas rose, loin de là (surtout financièrement, où nous avons été obligé de faire un emprunt, pour payer la prise en charge), mais notre enfant progresse rapidement et surtout il nous sourit en nous regardant dans les yeux et cela vos tous les sacrifices du monde.

 

Pourquoi je tenais a témoigner auprès de vous ?

Je voulais vous montrer ce qui se cache derrière le rapport de force actuel. C'est une vrai catastrophe sanitaire qui se produit en France, une pseudo-science monopolise la prise en charge des gamins.

Ce n'est pas seulement une théorie que vous combattez, le combat que vous menez, peu transformer la vie de centaine de milliers d'enfants et de nombreuses familles. La psychanalyse contrôle les facultés (cursus psychiatrique), les écoles d’infirmiers, les centres de soins... Il faut que vous continuiez à nous aider, nos enfants ont besoin d'aide.

Le rapport de l'Haute Autorité de Santé ne change rien dans leurs convictions, les soins ne changent pas. J’espère que vous continuerez, il faut réformer la psychiatrie, sortir de l’obscurantisme.

 

Merci

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 09:08

Translation of an article written by me and published in "Libération", a daily national newspaper ( one of the biggest in France )

 

libe-mag.jpg

I am writing to you because I am extremely shocked by the bias you show on the different articles you have published about autism.
Today France is at least 40 years behind other developed countries in autism screening and therapy; the situation of people with autism is disastrous: autistic adults nowadays who have been provided
psychoanalytic treatment only, are


 - Either placed in hospitals or mental health institutions and having high doses of neuroleptics; their specific functioning are not respected by care-providers;
- Or they are looked after by their parents, who still have the strength to do it and refuse the first solution; most of them have struggled against the practitioners to have their child removed from the mental health institution or hospital.

 


I want you to realize the following facts:
- Parents have nothing against psychoanalysis: their children are just the victims of medical errors. They have been provided a treatment which, instead of improving their children’s abilities, increases their disorders. When an autistic child does not receive a specific, appropriate treatment, his behavioral disorders increase. With a three-year-old child it is still manageable; but a teenager or an adult can be managed with neuroleptic medication only.

Do you understand? The priority is to teach the child how to deal with his emotions and to communicate.


How would you feel if, all of a sudden, you find yourself in China, with no money, and you don’t know the language nor the customs of the country, and worst of all, you don’t know anybody to learn you all this? You are having an anxiety attack; and you find yourself at the hospital, on psychotropic medication, and gradually, the downward spiral begins for you.


- Parents have nothing against the fact that people consult psychoanalysts, actually they don’t care about it: everybody does as he pleases.
But they don’t want their children to receive inappropriate treatment.
And that’s the problem we have in France: why do you think we are so many years behind? A psychoanalytic treatment on an autistic child is just as effective as it is on a person with Alzheimer’s disease, for
example; it is merely ineffective, therefore behavioral disorders sets in…

Currently the psychoanalytic method is practically the only recognized and funded by the state: the adapted housing structures almost never use behavioral or educational techniques. Same for the Regional Health Agencies that select future structure projects. Structures with psychoanalysis have priority over others.

As for the claim that psychoanalysts have abilities to enter the internal world of autism ... this is wrong: I have autism spectrum disorder and what they say is false: I do not recognize it, and I'm not alone. Donna Williams, Temple Grandin, Gunilla Gerland (3 autistic writers) do not recognize it. Most autistics I know (and yes, autistic people can speak and write) think like me.

Psychoanalysts make them afraid.

 

As for the claim that behaviorism is like animal training, because it is repeating the same gestures: well, how did you learn to write? Didn’t you yourself made pages of letters as you learned to write?

And driving a car? Did you learn it right away?

Many things we learn are not spontaneous: we must repeat, repeat: for autism it is the same, except that there are many more skills that are not spontaneous.

Thank you for reading.

For me, exile is the only hope ... I looked into exiling myself in Sweden for a while.

I went there twice. I met psychologists there, who were dismayed that care of autism is controlled by psychiatrists. Over there it is treated by psychologists, neurologists.

The children go to school, eat at the cafeteria ... everything is done to make parents' lives easier. It is unthinkable that one parent would have to stop working to care for her child. Everything is taken care of by the state. Workshops are planned for siblings, etc ... all for free.

The child is taken care of one weekend per month in a recreation camp, so that the parents can relax. Free.

With psychologists, parents know what is being done for their child, not kept in the dark.

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:40
Un article que j'ai écrit est aujourd'hui sur le site d'un psychologue americain, Travis Thompson.
  
Travis Thompson est professeur diplôme en Education speciale, Departement de Psychologie, Université du Minnesota, United States
Professeur adjoint , Unité des sciences du comportement, Université de Kansas, Lawrence KS
Je l'ai rencontré à la dernière conférence internationale sur l'autisme à Philadelphia

Site de Travis Thompson : http://www.travisithompson.net/
 
English version
 
 
Version Française
 
Le contexte français
 
En France 80% des professionnels ont une approche psychanalytique de l'autisme : pour eux l'autisme est une maladie mentale.
 
L'enfant a une psychose, qui est induite par son environnement . Il a un fonctionnement neurologique classique, mais quelque chose dans son environnement familial l'a traumatisé et il a construit des défenses pour faire face à cet environnement. Il se réfugie dans son monde pour échapper au monde réel.
Le traitement consiste à ne pas intervenir, le désir de sortir de son monde doit venir de lui.

Les professionnels, lorsqu'ils parlent au grand public, ne disent pas directement tout cela, pour ne pas se heurter avec les associations de parents.
Ils disent que c'est multifactoriel, donc qu'il y a une place pour leur approche. Multifactoriel signifie pour eux qu'il faut traiter sous plusieurs approches, dont la psychanalyse
 
C'est pourtant cette approche qui est apprise aux étudiants en faculté de psychologie, en psychiatrie et dans la majeure partie des diplômes universitaires. Les découvertes sur la neurologie du cerveau sont vues comme une validation des théories psychanalytiques.
 
Les approches comportementales et cognitivistes sont très faiblement représentées dans les facultés, en raison de la forte pression que mettent les psychanalystes, qui sont les plus nombreux.
 
 
 
Parcours type d'une famille non informée
 
A la crèche ( 0- 3 ans ) ou à l'École maternelle ( 3 ans ), la psychologue scolaire, ou psychologue de la crèche, ou le pédiatre, oriente l'enfant en Centre Medico-Psychologique ( structure publique ). Là, on reçoit l'enfant et les parents : pendant que l'enfant "joue", on interroge les parents, en leur faisant comprendre qu'ils sont responsables du trouble de leur enfant. On ne dit rien de ce trouble. Mais les soignants marquent sur le dossier de l'enfant "psychose infantile"
 
L'École fait pression sur les parents pour qu'ils retirent leur enfant et le placent en institution, hôpital psychiatrique de jour . L'équipe éducative a le soutien de l'équipe de soin représentée par le CMP .Ils travaillent ensemble.
 
Lorsque les parents demandent une allocation handicap à l'état, celui-ci propose un placement en institution ( pas d'éducation fournie, approche psychanalytique ). Si les parents refusent, on leur enlevé l'allocation. Les autorités peuvent appeler les services sociaux pour "défaut de soin". L'enfant est considéré comme psychotique, donc implicitement c'est l'environnement familial qui en est responsable ; cela fait un motif suffisant pour retirer l'autorité parentale.
 
L'enfant est petit à petit déscolarisé, heure par heure, puis interné en hôpital ou institution. Là on ne s'occupe pas de lui : on attend qu'il soit pret à entrer en relation.
 
Comme ils ne cherchent pas à leur apprendre à gérer leurs comportements , ils proposent aux parents de donner des neuroleptiques, pour calmer l'enfant.
 
 
 
Cout
 
Le coût d'une journée en institution coûte environ 800 euros par jour, payé par la sécurité sociale. L'enfant va en institution en taxi. Tout est donc gratuit pour les familles.
 
Toute autre type de prise en charge est à la charge des parents, y compris le transport.
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 13:26

Press release

Documentary “The Wall: psychoanalysis put to the test for autism” threatened of censorship

Simultaneous rallies on December, 8th

in Paris and Lille

You can follow in live this event here ; http://www.supportthewall.org

In support of documentary filmmaker Sophie Robert, autistic people, families affected by autism, professionals and supporters from all backgrounds are invited to rally us on December 8th, 2PM :

  • In Paris - 1 Rue Huysmans 75006, in front of the School of the Freudian Cause

  • In Lille – 13, avenue du Peuple Belge, in front of the Regional Court

 

Sophie Robert has conducted a four-year investigation among more than fifty experts (including two ethologists, two anthropologists, two criminologists, a PhD in Philosophy, a theologist and 45 psychoanalysts). The aim was to create a series of programmes to decipher today’s psychoanalytic theories to the general public. “The Wall” is the first programme of this series.

The Wall” has been webcasted on Autistes Sans Frontières’ website since September 7th, 2011. It also has been allowed on a multitude of French and foreign websites.

The film presents psychoanalytic theories on autism, and more particularly its origin. The interviewed psychoanalysts’ statements on the mother’s responsibility deeply upset the general audience: the “sexually pathogenic” woman, the “incestuous”, “deadly” mother, who is “either too cold, or too warm”...

On October 24th, three interviewed psychoanalysts, all members of the School of the Freudian Cause, have sued Sophie Robert and association Autistes Sans Frontières. They request the enormous sum of 290 000€ in damages, but they also request the film to be censored.

On November 29th, the judge seized the copies of all the recordings of the complainants’ interviews.

On December 8th, the case will be tried on its merits in the Lille Regional Court.

Parents are particularly affected by this film. They can hear the very words that had been said before them, and still are nowadays. Their speeches “make parents feel guilty, deny their children any possibility of progressing and very often ignore, or strongly discourage parents to try any other therapeutic care, even when these cares prove to be efficient anywhere else worldwide, and are accepted unanimously.

Many families, their relatives, but also students, French and foreign professionals, who are involved in autism therapy, express every day their support to Sophie Robert, to have her film maintained and screened on other networking communication media than internet.

For the freedom of speech and opinion

For the freedom of the press

For the freedom to choose our children’s therapeutic and educational care

For all people with autism

We urge to join together on December 8th, 2011

We urge everybody to support Sophie Robert and her documentary

The reflection of a terrible, and yet still too little known reality

 

Rally in Paris : contact Béatrice Bolling, 06 88 24 64 14, beatrice@autismeinfantile.com

Rally in Lille : contact Arnaud Ribert, 06 77 14 78 13, arnaud.ribert@yahoo.fr

 

Furthermore informations and press review translated into english have been collected in this page

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 12:49

weekly national newspaper "le canard enchainé" - November 30 - 2011

About the film "The wall - psychoanalysis put to the test for autism"

 

Autism : c'est fou !

 

A plastic crocodile in her hand, the psychiatrist says “When the child puts his hand on it, I am worried”. She has a lot to be worried! This animal “is the mother’s belly!”, “ The mother’s jaws!” And this pen blocking the way to the monster’s jaws is the father, preventing the mother from devouring her offspring. These are a few samples of the amazingly silly statements you can hear on “The Wall”, a documentary Sophie Robert dedicated to autism. Science has already demonstrated the psychological origins of this illness. But in France, some Psychiatry schools and some schools of psychoanalysis keep on blaming on poor parenting.
Three out of the ten or so psychiatrists interviewed by the filmmaker have requested their interviews to be cut after they watched the film. They invoke a “trap”, even “distortion” of their speeches. Unless they heard themselves and suddenly realized how ridiculous they were when asserting, in their schoolteacher tone, outrageously silly comments on mothers either “too warm” or “too cold”, always “bogeywoman” anyhow. Or on the child, a substitute for the father’s penis, dedicated for the mother’s sexual enjoyment. This mother of all evils enjoys changing diapers, when she’s not arousing his penis, and so on. Or this apotheosis: “Paternal incest does not cause so much damage, it makes the girls a little moronic...”, whereas the real danger is maternal incest “to penetrate the mother”, “in this case, there is psychosis”.
Currently, “The Wall” can be watched on the web only. And yet, Benoît Titran, the filmmaker’s lawyer, supported by many associations of parents of autistic children, asserts: “there is no faking, no trap, we we’re having here is a training tool for the general audience, a public safety work.” Definitely enlightening, indeed!"

 

I join an article about the psychoanalytic vision of autism

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