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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 12:46

 

 

À l'attention de la rédaction du quotidien "Le Monde"

 

À l'attention du Dr Marco Morosini, mamo@ethz.ch

auteur de l'article "L'économie autiste"publié dans "Le Monde" le 25 /06 2012

 

 

 

Monsieur,

 

Marcher avec l'autisme, implique un processus d'information et de sensibilisation sociale, c'est pourquoi je vous écris aujourd'hui.

Lisant votre article dans Le monde : "L'économie Autiste", et comprenant qu'il n'y a pas de malice derrière cet article, mais bel et bien une ignorance quant à votre utilisation du terme autisme, j'aimerais vous informer.

Malgré les efforts de nombreuses personnes et organisations pour éradiquer les mauvaises utilisations associées au terme "autisme", dans notre société, beaucoup de personnes, comme des journalistes, et même des politiciens, des leaders d'opinion emploient péjorativement et de manière disqualifiée le terme "autiste".

Il est de la responsabilité de tous de continuer à informer la société pour l'éradication les "mythes" associés à l'autisme et l'utilisation du terme associé à des connotations négatives.

Je suis convaincu que si la société était plus informée sur la réalité de l'autisme, ces erreurs d'interprétations ne seraient pas commisses. Pour cette raison, nous nous félicitons de toute compréhension de l'autisme par les médias et la société en général.

 

Nous ne voulons pas voler plus de temps, mais je vous propose de nous aider à briser les préjugés, les mythes ou les utilisations péjoratives qui nous blessent, car il en résulte un obstacle terrible pour ceux qui sont touchés, et leur inclusion.

 

Merci de l'attention de votre lecture.

 

 

Mlle Amélie Mariage Rifaut.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 20:17

Commentaire d'une jeune orthophoniste Française, sur l'article "Education des enfants handicapés en France : l'état passe la main..." du blog "The autist"

 

 

Bonjour,

 

Je suis une jeune orthophoniste, très préoccupée par la problématique de l’accompagnement des personnes autistes en France.

 

J’ai été AVS en France, et j’ai accompagné des enfants autistes intégrés en classes ordinaires. Ni moi, ni l’enseignant n’étions formés dans ce domaine. Nous avons fait notre possible pour ces enfants, mais j’ai constaté un manque de réflexion, de projection, de coordination dans ces projets d’intégration, de la part de l’éducation nationale et des partenaires médico-sociaux… Pour moi, cette intégration était de la poudre aux yeux, et je ne voyais pas le sens d’une semi intégration (moitié du temps en hôpital de jour, moitié du temps école). En passant, je trouve choquant ce terme « hôpital » de jour, je n’aimerai pas, si j’étais parent d’un enfant autiste, devoir l’amener tous les jours à l’hôpital…

 

J’ai ensuite fais mes études d’orthophonie en Belgique, et j’ai eu la chance de faire mon stage de dernière année dans un service spécialisé dans l’autisme. J’y ai vu un autre modèle, les enfants autistes vont la plupart du temps en classes spécialisées, avec des enseignants formés, et des services sont disponibles au sein de l’école (orthophonie, éducation spécialisée…).

 

Actuellement, je travaille au Canada, à Montréal. La façon d’envisager l’autisme est très différente de la France. Les enfants avec autisme sont accueillis dans des classes spéciales (de 5-6 élèves), et ils sont encadrés en classe par une enseignante formée et un éducateur spécialisé. Ces classes sont le plus souvent intégrées dans des écoles ordinaires, les enfants des classes spécialisées et ordinaires se côtoient donc régulièrement. Lorsque leurs capacités le leur permettent, les enfants avec autisme sont intégrés en classe ordinaire. Au sein des écoles, il y a différents professionnels qui suivent les élèves : psychoéducateurs, orthopédagogues, orthophoniste. Tout le monde travaille en étroite collaboration, y compris avec les familles.

Les enfants progressent très vite, et ont une réelle place dans la société. Je pense que ce système coûte de l’argent, mais est-ce que cela coûte réellement plus cher que nos centres spécialisés et nos hôpitaux de jour ?

Quand je parle avec mes collègues québecois de nos méthodes françaises, j’ai honte de notre retard et de notre manque de remise en question… et ce sentiment s’applique à la prise en charge de tous les handicaps.

 

J’espère pouvoir revenir en France pour pouvoir, à mon échelle, partager ce que j’ai appris à l’étranger. Concernant l’école,je pense que les enseignants gagneraient à faire des études plus « professionalisantes », plutôt que de faire 3 ans d’études « lambda » (histoire, droit, sciences…) puis seulement deux ans de Master en enseignement et pédagogie. Cela leur laisserai plus de temps pour pouvoir approfondir certains domaines, dont par exemple l’enseignement à des populations particulières… Mais ce n’est que mon avis…

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:41

 DROIT DE REPONSE de Maître Françoise Davideau

 

Suite à l'article paru de Sophie Dufeau sur Médiapart le 14 Mai 2012 intitulé « AUTISME : L’ABA TROUBLE L’UNIVERSITE DE LILLE »

 

« Cet article fait suite à une précédente mise en cause par MEDIAPART et votre journaliste de l’ « ABA », pour ne pas dire traitement comportemental ABA, de Madame Vinca RIVIERE et des structures dans lesquelles elle s’implique, en des termes tels que Monsieur Francis PERRIN comme d’autres parents ont été obligés de démentir.

 

Madame DUFAU s’obstine sans vergogne à persévérer dans cette entreprise de dénigrement en réitérant ses accusations, tentant de les justifier en exploitant les propos de Madame Bernadette ROGE, autre spécialiste de l’autisme, manifestement favorite de votre journaliste, qui rappelons le, n’est pas du tout étrangère à ces batailles d’école pour avoir elle-même, sur ce sujet, publier un ouvrage.

Cette instrumentalisation de votre support de presse contrarie manifestement le respect des règles déontologiques du journaliste, et est patente puisque Madame DUFAU se targue d’avoir fait reculer l’ « ouverture d’une licence professionnelle » (sic) et ce, au mépris du besoin des enfants et du travail effectué à la satisfaction générale.

Le rapport de l’ARS, a été motivé par une plainte unique et contestée. Il y a donc de la mauvaise foi à tenter d’exploiter un cas isolé et très particulier en pervertissant les faits puisqu’en réalité aucune maltraitance n’a été constatée.

Des explications quant à la divulgation ont d’ailleurs été demandées à l’ARS car il semble que là encore des devoirs fondamentaux et particulièrement celui de réserve des fonctionnaires aient été bafoués, pour alimenter une querelle historique entre experts de l’autisme, tenants de telle ou telle méthode, allant même jusqu’à nier que l’ABA fait ses preuves et tout particulièrement au Centre ABA Camus de Villeneuve d’Ascq, qui est géré par l’association Pas à Pas.

L’article de Madame DUFAU est donc un prétexte à faire valider, à justifier par Madame Bernadette ROGE, psychologue, référente selon elle en matière d’autisme, les termes accusatoires utilisés à l’encontre de Madame Vinca RIVIERE de son article du 3 avril dernier.

Madame Sophie DUFAU et Madame Bernadette ROGE ne peuvent sincèrement maintenir que le traitement comportemental ABA est appliqué depuis de longue date en France.

S’il est vrai que ce traitement comportemental existe depuis environ un siècle aux Etats-Unis, il est également exact que la France a mis de très nombreuses années avant de l’appliquer.

L’application de ce traitement comportemental ABA en France a été un combat permanent pour Madame Vinca RIVIERE et l’est encore à ce jour.

Madame RIVIERE publie chaque année des études sur ce traitement.

Elle a créé l’association Pas à Pas dans le seul but de venir en aide aux parents d’enfants atteints d’autisme en leur permettant d’accéder à ce traitement.

Madame RIVIERE a remué ciel et terre afin qu’enfin le Gouvernement prête attention aux difficultés de l’autisme.

Son combat a été utile à la consécration de cette année 2012 à l’autisme et à ce qu’enfin, en mars dernier, la Haute Autorité de la Santé classe le traitement comportemental ABA parmi les interventions recommandées.

Affirmer que Madame RIVIERE ne fait partie d’aucun réseau professionnel français de thérapies comportementales et cognitives est faux.

Madame RIVIERE est membre de la fédération pour le développement des sciences du comportement qui réunit jusqu’à 12 associations nationales et 2 associations étrangères.

Elle a été membre élu de la commission de spécialistes de l’Université de Lille III et de l’Université de Strasbourg.

Elle a été responsable scientifique de plusieurs projets notamment pour la Croix Rouge Française.

Elle a été membre de la commission ministérielle sur l’évaluation des structures expérimentales.

Il ne s’agit là que de quelques exemples mais son expertise est immense et reconnue mondialement.

Madame RIVIERE fait donc partie du réseau professionnel français et international de l’analyse du comportement alors que Madame ROGE fait quant à elle partie du réseau professionnel - uniquement français - de la thérapie cognitivo comportementale.

 

Madame RIVIERE ne fait certes pas partie des mêmes réseaux que ceux de Madame ROGE et alors, faut-il présumer une hiérarchie dans les réseaux ?

Il est inacceptable que Madame DUFAU utilise une querelle d’experts dans le seul but de détruire le travail de Madame RIVIERE et donc celui de nombreux parents qui s’y sont associés.

Madame DUFAU tente de dénaturer les propos de Madame RIVIERE qui défend en qualité d’expert l’application du traitement comportemental ABA en respectant les protocoles validés scientifiquement dont elle a pu constater les bienfaits sur les enfants atteints d’autisme.

Ces enfants sont désormais des enfants « presque comme les autres » et sont totalement adaptés à notre société.

Madame RIVIERE n’est évidemment pas contre l’évolution du traitement comportemental ABA d’où le sens et l’intérêt des études et recherches qu’elle mène.

Lorsque Madame RIVIERE dit « l’ABA et rien d’autre », cela signifie que le traitement comportemental ABA est un protocole scientifique très particulier qui suppose qu’un cadre, que des règles répétitives afin d’en renforcer l’efficacité, soient suivies quotidiennement pour ne pas perturber les enfants 

Ce cadre implique en conséquence toutes les personnes amenées à côtoyer les enfants.

Toutes ces personnes doivent donc être sensibilisées à ces concepts scientifiques afin d’être cohérent dans la prise en charge et ne pas risquer d’anéantir les progrès de l’enfant.

La Haute Autorité de la Santé a elle-même exposé le fait que les traitements éclectiques ne permettent pas d’obtenir des résultats corrects, c’est ainsi ce sur quoi Madame RIVIERE insiste lorsqu’elle indique « ABA (approche scientifique) et rien d’autre ».

Madame RIVIERE n’est naturellement pas opposée à ce qu’il y ait d’autres intervenants extérieurs bien au contraire puisque il en manque cruellement en France.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Madame RIVIERE lutte pour que des formations soient créées afin d’initier le plus de psychologues mais aussi orthophonistes, ergonomes… possibles à cette méthode.

Les propos explicites et implicites, inutilement partisans et discriminants, sont bien loin de servir l’intérêt général ».

 

Françoise Davideau, avocat à la Cour

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:42

 Retranscription d'un article paru le 04 Juin 2012 dans le magazine Maxi.

 

 

Malgré l'incompréhension des pouvoirs publics, Véronique sait qu'elle est la seule à offrir à Valentin les moyens de bien grandir.

propos recueillis par Catherine Siguret

 

"Ce qui ne trompait jamais, c'était ces regards de travers que parents d'élèves et enseignants nous lançaient à la sortie de l'école.Pour tous mon fils, qui parlait tout le temps, était bizarre. quant à moi, sa mère, j'y étais forcément pour quelque chose. Impossible de faire comme si cela n'avait pas d'importance. D'expérience je savais que ces murmures qui se faufilaient dans notre dos pouvaient avoir de graves conséquences : un signalement de l'aide sociale à l'enfance, qui pourrait envoyer mon petit garçon dans une de ces institutions où on se serait empressé de l'oublier.

 

J'avais deux filles aînées d'une vingtaine d'années et ma cadette encore à la maison quand Valentin est né de mon union avec mon nouveau compagnon. Si son père se persuadait que tout allait pour le mieux, les attitudes de Valentin m'inquiétaient. Il riait sans raisons, babillait sans cesse. A son entrée en maternelle il hurlait en arrivant à l'école et hurlait en repartant. Son institutrice ne cessait de me répéter : "Vous devriez consulter un médecin". Rien de plus agaçant pour moi, qui en avais consulté une multitude, tous incapables de me dire ce dont souffrait mon fils.

Un jour le père de Valentin est parti. Il n'avait plus la force de s'en occuper. Je ne lui en ai pas voulu. C'est vrai qu'en grandissant, Valentin s'est mis à parler, parler, au point qu'encore aujourd'hui c'est difficile de l'arrêter quand il est lancé. Il est incollable sur les insectes, se passionne pour la batterie et peut papoter des heures durant avec Kougan son perroquet. Si on attire son attention il regarde ailleurs un moment,avant de reprendre le fil de sa pensée. Au quotidien c'est très fatiguant mais dans notre famille, seule ma fille cadette qui vivait avec nous voyait ce qui clochait.

 

En seconde année de maternelle, sa nature bonne pâte a fait de Valentin le souffre douleur des autres. Je le retrouvai terrifié, roulé en boule dans un coin de la cour de la récréation. Comment supporter une chose pareille ? Après 6 mois de cet enfer que je lisais dans les larmes de mon fils, j'ai pris la décision de le déscolariser. C'est à cette époque que, sur internet, j'ai lu des choses intéressantes sur une forme particulière d'autisme, le Syndrome d'Asperger qui me semblait correspondre à ses symptômes.

La psychiatre qui voyait mon fils 3 fois par semaine ne voulait pas entendre parler de ce syndrome. A plusieurs reprises le ton est monté, jusqu'au jour où elle a fait un signalement au Procureur de la République. D'après cette accusation, non seulement j'étais une "mère pathologique", ce qui en gros signifiait que mon amour était nuisible à mon fils, mais en plus j'étais irresponsable parce que j'avais déscolarisé Valentin ! Pour les enquêteurs sociaux qui se sont succédés à la maison, il n'en fallait pas plus pour menacer de placer mon fils.

 

Je ne souhaite à personne de vivre ces mois interminables où la machine administrative ce met en branle pour vous enlever votre enfant. On n'en dort plus, on pense aux pires solutions comme prendre la fuite.

 

C'est ce que j'ai presque fait en quittant tout pour rejoindre ma fille aînée en Région Parisienne. Je me disais qu'à Paris je trouverais bien un médecin qui aiderait mon fils. Finalement un non-lieu a été rendu mais je savais que le problème risquait de survenir à nouveau

 

Ma chance a été de rencontrer les gens de l'Association sur le Syndrome d'Asperger qui m'ont orienté vers un psychiatre mieux informé , lequel m'a laissé un certificat qui ne faisait aucun doute : Valentin souffrait bien de ce syndrome. Ce diagnostic, que j'ai attendu 7 ans, nous a permis d'inscrire Valentin en CP pour qu'il apprenne à lire et à écrire. 

Cela aurait pu fonctionner si, quelques jours après la rentrée, mon fils n'avait dû subir 10 jours d'examen à l'hôpital Robert-Debré. Cette fois c'est le médecin scolaire qui a fait le signalement pour "défaut de soins", alors que mon fils était.. à l'hôpital !

Le non lieu est tombé en quelques semaines, le temps que je rapporte le certificat d'hospitalisation et le diagnostic : oui, mon fils n'est pas idiot, il est même très malin, mais il a besoin qu'on s'occupe de lui en permanence. Après ces coups durs, j'ai compris que c'était à moi d'offrir à Valentin la chance d'apprendre à son rythme. Je l'ai sorti de l'école et me suis mise à lui apprendre moi-même ce qu'il devait savoir.

 

De ce jour je suis devenue institutrice, psychologue et éducatrice spécialisée. Je suis suivie par l'Inspection d'Académie pour vérifier que Valentin n'est pas victime d'une mauvaise mère ni en "défaut de soins."

C'est même le contraire. Jamais l'Education Nationale ou même l'Aide Sociale à l'Enfance n'auraient pu offrir à Valentin un suivi sur mesure : des cours de natation ou de batterie, qui sont autant d'atouts pour l'aider à grandir.

 

Je fais avec mes seuls moyens : mon RSA de 500 euros et la pension de Valentin de 689 euros, qui ne sert qu'à ses besoins exclusifs.

 

Aujourd'hui mon fils sait lire et écrire, et rien ne s'oppose à ce qu'un jour il puisse vivre seul et trouver un travail. Ce jour là, personne ne me remerciera d'avoir rendu mon fils autonome plutôt que de l'avoir laissé à la charge de la société. Qu'importe ! Seul compte son bonheur. Peut-être pourrait-on seulement le laisser grandir à son rythme et cesser de tenter de le séparer de ceux qui l'aiment et luttent pour son avenir."

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 19:45

El Autismo es Causa (vergüenza) Nacional en Francia - L’autisme est grande Cause (honte) Nationale en France

Traduction, par Mathilde Contreras, de l'article publié le 31 mai dans "Autismo Diario"

Film-le-mur-Autisme.jpg

 

Le 18 février 2012, la France a ratifié la Convention des Nations Unies des Droits des personnes handicapées, cependant – comme il est tristement habituel – cette ratification est restée lettre morte.

 

Le 26 janvier 2012, un jugement français a décrété l’interdiction de diffusion et de distribution dans le pays d’un documentaire intitulé « Le Mur », ainsi que le paiement d’une indemnisation par la réalisatrice, Sophie Robert, à Alexandre Stevens, Eric Laurent et Esthela Solano, les tristement célèbres protagonistes du documentaire. On a protégé l’intérêt privé (avec de claires tendances économiques et sectorielles) plutôt que l’intérêt public, dans ce qui est une insulte à toute la société française : fin de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Le documentaire en question dénonce une situation effrayante en ce qui concerne la conception « officielle » de l’autisme, basée sur un modèle de pensée et d’action caduc, périmé et vulgaire, centré sur la psychanalyse. En quelques mots : un modèle qui rejette sur les mères la faute de l’autisme de leurs enfants, et soumet ces derniers à des tortures.

 

Et, même si cela paraît incroyable, en cette même année 2011, le gouvernement français a déclaré qu’en 2012 l’autisme serait grande cause nationale. Et parmi les actions et communiqués, le gouvernement français lui-même, à travers de la Haute Autorité à la Santé (HAS), a mis en question l’efficacité de la prise en charge basée sur la psychanalyse comme traitement de l’autisme dans le rapport qui a été présenté en mars de cette année sur ce point particulier. Mais, comme par hasard, le rapport a été assez tendre lorsqu’il s’est agi de dénoncer de façon claire et concise, non seulement les irrégularités, mais les violations continues et importantes des droits fondamentaux des personnes qui étaient victimes de l’intervention psychanalytique, laquelle était –évidemment- promue et financée par l’Etat lui-même. La HAS et l’Agence Nationale de l’Evaluation et de la Qualité des Etablissements et Services Sociaux et Médico-sociaux (Anesm), n’ont pas condamné ouvertement les approches psychanalytiques et se sont contentées de les qualifier de « non consensuelles », « n’ayant pas prouvé leur efficacité et ne se basant pas sur des connaissances scientifiques ». Mais elles ne rejettent pas clairement ce modèle, même si elles rejettent par contre le « packing », procédé qui, heureusement, a été interdit pour sa part de façon claire. En toute logique, on n’assume pas ses responsabilités, et les seuls coupables sont les victimes.

 

Il est évident que dans cette affaire, beaucoup d’intérêts sont en jeu, et les rayer d’un trait de plume n’est pas chose facile. Rome ne s’est pas faite en un jour et il va falloir pas mal de travail pour éjecter le lobby psychanalytique du système de santé français. Même si malheureusement, pendant ce temps-là, les soins que reçoivent les personnes autistes en France continuent à être d’une qualité plus que douteuse. Sur ce point, pratiquement rien n’a changé, même si Jean-Luc Harousseau, président de la HAS, a déclaré que « le rapport marque une étape dans la couverture sociale de l’autisme…Rien ne sera plus comme avant », en réalité, seuls les faits comptent.

 

Au jour d’aujourd’hui, et alors que Le Mur est toujours interdit, des milliers de familles françaises continuent à émigrer vers des pays voisins pour pouvoir donner à leurs enfants autistes une possibilité de recevoir des soins de qualité. On estime qu’actuellement, rien qu’en Belgique, il y a 6 500 familles françaises environ qui ont émigré pour mettre leurs enfants à l’abri des psychopathes qui prétendaient les « soigner ». Et cela a bien sûr des conséquences, puisque c’est le gouvernement belge qui doit couvrir les frais du sauvetage de ces personnes, chose qui depuis quelque temps ne semble plus du goût de l’exécutif belge. Pendant ce temps-là, à l’Elysée, on continue à regarder ailleurs. Actuellement, la nouvelle administration française est encore en train d’évaluer comment elle va faire face à ce problème. Selon des sources du gouvernement belge, le coût direct qui est supporté pour donner une couverture aux émigrés français dépasse largement les 300 millions d’euros par an. Bizarrement, le coût par personne et par jour en Belgique pour une intervention de qualité est largement moindre que le coût du modèle français, fait devant lequel surgissent de nouvelles questions, comme par exemple : pourquoi le modèle français, en plus de ne servir à rien, est-il si cher ? Où va cet argent ? A qui profite donc le fait que ce système inhumain se perpétue ? N’oublions pas que nous parlons ici d’argent public.

 

Mais en chiffres réels, la vérité est que rien ou presque n’a changé en France, plus de 80% des enfants autistes ne vont toujours pas à l’école, et de plus, selon des sources émanant du ministère de l’Education français, il n’existe au jour d’aujourd’hui aucun plan pour résoudre cette situation à court terme, même si on affirme qu’ « ils y travaillent », mais qu’avant deux ans au moins on ne disposera pas d’un modèle qui puisse donner une réponse, puisqu’entre autres problèmes, il n’y a pas suffisamment de professionnels formés pour pouvoir donner une réponse adaptée, ou qu’actuellement, on ne sait pas quelle peut être la réaction des familles dont l’enfant n’a aucun handicap , mais on prévoit qu’elle sera contraire aux modèles éducatifs que réclament les associations de parents.

 

Le rapport élaboré par Isabelle Mostien-Resplendino « La scolarisation des enfants en situation de handicap. Rapport comparatif France/Belgique et propositions », semble ne pas avoir reçu l’écho qu’il méritait, ou bien il a provoqué un effet contraire à celui désiré, et dans certains secteurs on l’accuse d’être un document qui fait la promotion de l’émigration forcée en Belgique. En bref, il y a des opinions et des interprétations pour tous les goûts.

 

Un autre point curieux est la disparition de toutes les pages qui existaient sur le portail du gouvernement français en référence à la Grande Cause Nationale, tout simplement, elles n’existent plus. Devant les questions formulées sur ce qui s’était passé avec ces pages, la réponse a été qu’elles avaient été simplement déplacées, par contre on n’a jamais réussi à retrouver où elles se trouvaient maintenant. Depuis la grande opération médiatique menée par l’à présent ex premier ministre français, François Fillon, tout semble s’être congelé. On attribue ce temps mort aux élections présidentielles, mais en vérité la situation a à peine changé pendant l’année. A l’Elysée, ils disent qu’ils viennent d’arriver , qu’on doit parler de ces choses avec le ministère de l’Education, au ministère de l’Education qu’ils y pensent mais que peut-être qu’à la Santé on nous en dira plus, à la Santé on nous renvoie à l’Hôtel Matignon, et ainsi de suite…Et dire qu’on a posé des questions sur la grande Cause (honte) nationale !

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 11:22

L’intersyndicale FO-CGT et CFDT de l’IME de Brottes a déposé un préavis de grève pour Vendredi 1er juin 2012 pour défendre les droits des enfants et soutenir les représentants du personnel qui subissent des pressions de la part de la direction après avoir dénoncé des faits de maltraitance.

 

Depuis quelques semaines, le Procureur de Chaumont est informé officiellement d’actes de maltraitance auxquels se serait livré le directeur-adjoint sur les enfants handicapés accueillis dans l’établissement.

L’enquête est en cours et le directeur-adjoint concerné a été mis à pied en attendant d’être licencié pour faute grave.

Or, vendredi 25 mai 2012, le directeur de l’Etablissement a annoncé à l’ensemble du personnel que son directeur adjoint réintégrait ses fonctions mardi 29 mai 2012 pour défaut de procédure.

Par ailleurs, le délégué syndical CGT, qui fait partie des salariés qui ont dénoncé les violences du directeur adjoint, a été convoqué pour un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement, vendredi 1er juin à 10 h.

Afin que l’affaire ne s’étouffe pas sous les manoeuvres de la direction, FO a appelé les salariés, professionnels, parents et citoyens plus largement, à se joindre au rassemblement devant l’IME de Brottes, rue de le quellemèle à Brottes, vendredi 1er juin 2012, de 10 h 00 à 11 h 00.

 

Voir ici un Compte Rendu du rassemblement

 

Je suis personnellement très surprise que cette affaire ne soit l'objet que d'un seul article dans un journal local, le Journal de Haute Marne.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:25
 
 Translation of a french article published in "L'express" magasine, may 24th 2012
 
Magasinet L’Express fikk hånd om denne ikke utgitte videoen som fra en annen vinkel belyser saken rundt dokumentarfilmen ”Le Mur” som anklager behandlingen av autisme via psykoanalyse. Anmeldt av tre av de intervjuede psykoanalytikerne, ble dokumentaristen Sophie Robert 26. januar i år dømt av Politiretten i Lille til en betydelig erstatning for tort og svie for under montasjen av filmen å ha ”forandret innholdet i det som ble sagt”. Sophie Robert anket dommen. Denne saken kan innlemmes i en mer global sammenheng hvor det stilles spørsmål til psykoanalysens rolleverdi i behandling av autistiske barn. Den 8. mars i år tok Helsedirektorat, som anbefaler bruk av alternative opplæringsmetoder i behandling av denne kommunikasjonslidelsen som oppstår i ung alder, avstand fra det utbredte synet i Frankrike som består i behandling via psykoanalyse.
Blant klagene overfor psykoanalysen kan nevnes at denne gir en feil definisjon av autismen. I følge visse psykoanalytikere oppstår lidelsen som en reaksjon på morens uheldige holdning: hun forholder seg til barnet på en enten for kald eller for possessorisk måte. Det er imidlertid i internasjonale vitenskapelige kretser utbredt enighet om at autisme er en nevrologisk forstyrrelse, dvs. en feil i hjernens utvikling. Dette er ett av emnene som blir tatt opp i intervjuene av psykoanalytikerne og som ligger til grunnlag for dokumentarfilmen. Esthela Solano-Suarez er en av de tre som anmeldte saken.
 
Opptaket som L’Express i dag offentliggjør er hentet fra det 3-timer lange intervjuet Esthela Solano-Suarez på sitt kontor i Paris ga Sophie Robert 5. november 2011. Dette 7-minutter lange opptaket ble ikke tatt med i filmen, men ble fremlagt blant opptakene som ble beslaglagt av retten. Sistnevnte ville sammenligne psykiatrenes utsagn i opptakene med utdragene som ble presentert i filmen.
 
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:51
 

 

Autismo Francia: Una psicanalista attribuisce alle madri la responsabilità dell’autismo

 

"L’Express" si è procurato una sequenza inedita tratta dalle riprese del documentario polemica Il Muro, la psicanalisi alla prova dell’autismo.Una psicanalista attribuisce alle madri la responsabilità dell’autismo nel loro figlio. Una sequenza video inedita, che l’Express si è procurato ( presto sarà disponibile una versione in italiano), fa luce sulla questione del documentario Il Muro che denuncia la presa in carico dell’autismo da parte della psicanalisi. Il tribunale di Lille ha condannato il 26 gennaio scorso Sophie Robert a risarcire i querelanti, perchè “avrebbe alterato le parole effettivamente espresse” dai tre psicanalisti intervistati. La regista è ricorsa in appello. Questo caso è parte di un contesto piu’ ampio di rimessa in questione del ruolo della psicanalisi nella presa in carico dei bambini autistici. Questo approccio, largamente utilizzato in Francia, è stato sconsigliato l’8 marzo dall’Alta Autorità alla Salute - HAS- che ha raccomandato l’utilizzo di metodi alternativi, detti educativi, per trattare questo disturbo precoce della comunicazione.

 

 

Tra le accuse rivolte alla psicanalisi: c’e’ quella di trasmettere una spiegazione sbagliata dell’autismo. Secondo alcuni psicanalisti, questo disturbo appare a causa di un comportamento inadeguato della madre, che si comporta in maniera troppo fredda o troppo possessiva di fronte al suo bambino. Ora pero’ vi è un largo consenso della comunità scientifica internazionale che considera l’autismo come un disturbo di origine neurobiologica, causato da un cattivo funzionamento dello sviluppo del cervello. Questo è uno degli argomenti su cui si sono espressi gli psicanalisti intervistati nel documentario, tra cui Esthela Solano-Suarez, una dei tre querelanti.

 

La sequenza che l’Express mostra oggi al pubblico è un estratto di un’intervista di tre ore accordata a Sophie Robert da Esthela Solano-Suarez, il 5 novembre 2011, nel suo studio parigino. Questo pezzo di sette minuti non è stato selezionato per il montaggio, ma figura tra il materiale sequestrato dai giudici, desiderosi di confrontare le parole espresse durante le interviste con quelle estratte e presentate nel film Il Muro.

 

Secondo Sophie Robert, si tratta di un momento in cui Esthela Solano-Suarez ha chiesto di fare una pausa per bere un bicchiere d’acqua. La psicanalista si è tolta il microfono piazzato sul colletto del suo abito, e si è spostata in un’altra camera, uscendo dal campo della telecamera appoggiata su un treppiede di fronte alla sua scrivania. La conversazione continuata in maniera informale tra la documentarista e la psicanalista è stata registrata dal microfono della telecamera.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:40

 
La revista "L'Express " ha obtenido una secuencia única del rodaje del polemico documental El Muro. Una psicoanalista indica la responsabilidad de las madres en el autismo de sus hijos.
 
Una secuencia de vídeo oculta, que L'Express ha obtenido (ver más abajo), trae nueva luz sobre el tema del documental El muro, denunciando el tratamiento del autismo por el psicoanálisis. El Tribunal de Lille ha condenado el 26 de enero, a el documentalista Robert Sophie a pagar una suma muy importante para la reparación del prejuicio soportado por tres psicoanalistas entrevistados, durante la edición de su película que estimaban que habia "distorsionado el significado de las palabras realmente necesarias" .
 
La documentalista apeló la decisión. Este caso es parte de un contexto más amplio de evaluar y cuestionar el papel del psicoanálisis en el tratamiento de niños con autismo. Esta respuesta, ampliamente usada en Francia, fue revocada el 8 de marzo por la Alta Autoridad para la Salud (HAS), que recomendó el uso de métodos alternativos, por ejemplo la educación, para tratar este trastorno de la comunicación temprana.
 
Entre ortras cosas, lo que se le reprocha al psicoanálisis, es que da una explicación errónea del autismo. Según algunos analistas, este trastorno aparece en respuesta a la actitud inadecuada de la madre, que se comporta demasiado frío o es demasiado posesiva con su hijo. Sin embargo, ahora existe un amplio consenso en la comunidad científica internacional para considerar el autismo como un trastorno neurobiológico, es decir, el resultado de un desarrollo del cerebro diferente. Este es uno de los temas que expresan los psicoanalistas entrevistados en el documental, incluyendo Esthela Solano-Suárez, uno de los tres denunciantes.
 
El Express lleva al conocimiento público una secuencia que es extracta de la entrevista de tres horas concedida por Esthela Solano-Suárez a Sophie Robert el 5 de noviembre del 2011, en su oficina de París. Este plan de siete minutos no se ha seleccionado para la edición, pero fué recibido como prueba por el tribunal de Lille, deseoso de comparar las palabras de los entrevistados con los extractos que se han presentado en la película.
 
Según Sophie, Robert, este es el momento en que Esthela Solano-Suárez pidió para hacer una pausa e ir a tomar una copa de agua. La psicoanalista ha retirado de su micrófono con cable, colocado bajo el cuello de su vestido, luego se movi a la sala, fuera del alcance de la cámara, que descansa sobre un pie delante de su oficina. La conversación continuó de manera más informal entre la documentalista y la psicoanalista, y fue grabada por el micrófono de la cámara
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 09:43
 

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  Watch the vidéo footage

Translation of an article published in L'Express weekly paper on May 24th 2012

French weekly paper L'Express has recently acquired this previously unreleased video footage which sheds new light on "The Wall" documentary case. This documentary denounced psychoanalytic therapy of autism.
On January 26th, the Lille High Court ordered filmmaker Sophie Robert to withdraw her movie from the internet, and to pay significant amounts in damages to three of the interviewed therapists, because she cut her documentary in such a way that "the meaning of their speeches had been actually distorted". Sophie Robert appealed against this decision. 
 
This case arises in a context in which the psychoanalytic therapy of autistic children is increasingly questioned. This approach is widely spread in France, but it has been disavowed by the french High Health Authority on March, 8th, which has recommended alternative, “educational” methods, to deal with this early communication disorders.
Complaints regarding psychoanalysis include its erroneous explanation of autism. According to some psychoanalysts, a child develops autism as a response to an inappropriate attitude from his mother, who is either too cold or too possessive towards him. Yet, today there is a broad consensus within the international scientific community that autism is a disorder of neurobiological origin; in other words, it is the result of an impaired brain development. The interviewed psychoanalysts express their views on this subject, among many others, in this documentary. Esthela Solano-Suarez, one of the three complainants in "The Wall" case, has been interviewed too.
 The video footage released today by L'Express is a part of the three-hour interview of Esthela Solano-Suarez by Sophie Robert, recorded on November 5th, 2011 in her office in Paris. This seven-minutes sequence has not been included in the documentary's final cut, but it is part of the recordings that have been seized by the court, so that they could be compared with the sequences included in the film.
   
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